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    VOIX DES MORTS

     
     
     
     
     
    LE PHÉNOMÈNE DES VOIX DIRECTES
     
     
     
     

    La mort, n'est-elle que le terme d'une vie plus ou moins pleine de sens, ou bien y a-t-il une quelconque possibilité de survivance de l'âme seule? Cette question n'a pas manqué de préoccuper les parapsychologues depuis déjà plus d'un siècle...

    Un nombre important de constatations et de perceptions indique la survivance de l'âme humaine. Il s'agit par exemple de manifestations telles que: des esprits voyages, des visions sur le lit de mort, des expériences effectuées lors de la mort clinique et enfin de la "voix directe".

    Le phénomène de la voix directe indépendante est consideré par un grand nombre d'explorateurs parapsychologiques comme la preuve la plus importante de la concrétisation possible d'une communication entre l'au-delá et notre monde.


    Les voix se forment dans l'espace, à quelque distance du médium et sont clairement perceptibles et reconnaissables par chacune des personnes présentes. Le médium n'entre á aucun moment en transes et, par conséquent, pour participer lui-même à la conversation avec les voix qui sont totalemont extérieures à ses propres organes vocaux. Tout au long de l'histoire il a été fait mention de ce phénomène mais c'est seulement au cours du siècle dernier que de célèbres érudits ont examiné de manière approfondie les quelques médiums physiques capables de produire la voix directe.

     

    Leslie Flint paraît être le dernier de cette lignée qui ait manifesté ce phénomène à plusieurs reprises dans des conditions de contrôle scientifique des plus rigoureuses. Dans son autobiographie "Voices in the Dark", il rend compte de manière fort detaillée du développement de son don et de son état de médium qui dura 42 ans; ce témoignage est universellement consideré comme étant d'une totale bonne foi et véracité.

    Des milliers de personnes ont eu l'expérience émouvante d'être entretenues par la voix directe de parents très chers et décédés. Leur personnalité propre se manifestait par la tonalité ou l'intonation bien reconnaissable de la voix, par des traits particuliers de conversation et par l'expression de détails intimes souvent presque oubliés.

    Tout ceci serait demeuré d'interêt linité si l'explorateur S.G.Woods n'avait commencé, après la guerre, à fixer les voix sur des bandes magnétiques. En 1953 il percevait la voix de Dame Ellen Terry, fameuse actrice anglaise, morte en 1928, qui lui disait: 'Vous allez recevoir plusieurs communications remarquables. De ce côté de la vie il est des âmes désireuses au plus haut point d'utiliser cette faculté de transmettre des renseignements concernant la vie dans notre monde que des millions de gens dans le monde entier pourront écouter." Ce n'est que'en cette époque d'Internet que ces paroles se son réalisées.

    Des trépassés de tous horizons décrivent dans les enregistrements leur passage dans l'au-delà et la manière dont ils ont trouvé leur place dans leur nouvelle sphère d'existence en conversations ou discours d'une demi-heure. Depuis leur nouvel univers ils fournissent une vision tout à fait différente et très étendue du sens de la vie terrestre grâce à la sagesse qu 'ils semblent avoir acquise.

     

    Parmi les quelque 500 enregistrements existants il y en a de Mahatma Gandhi, Tagore, Chopin, Professeur Charles Richet et Louis Pasteur, mais aussi beaucoup d'inconnus non moins interessants.

     

     

     


    Spiritisme, tables qui tournent ou lévitent, verre qui bougent "seuls" à travers une table ou une pièce, aiguilles qui indiquent des lettres ou des chiffres sur une planche, sans oublier les mesages écrits au millieu de la buée, sur un miroir de salle de bain, ou notés sur un papier avec un crayon, à travers les doigts d'un médium. Et puis, enfin, les messages vocaux, voire vidéos, laissés imprimés sur la bande magnétique d'une cassette audio ou vidéo. Un visage ou une voix "humaine". Des ondes magnétiques ou radiophoniques, modulées on ne sait comment, par on ne sait qui, pour pouvoir communiquer malgré la seule chose au travers de laquelle on ne peut rien faire passer : LA MORT.


    Fini les médiums et autres canalisateurs spirites humains! A bat les guéridons et les ouijas! Les magnétophones et autres caméras vidéos sont les moyens modernes de communications avec l'au-delà. Ces instruments, somme toute communs et insignifiants, sont pourtant capables de nous faire observer des phénomènes, inconnus jusqu'aux années cinquentes : les EVP (Electronic Voice Phenomen) ou TCI (Trans-Communication Instrumentale) (cf le très bon "La Voix Des Morts" de Geoffrey Sax).

     

    Pour commencer, il faut définir ce que sont les TCI. Une TCI la manière d'obtenir un contact avec quelqu'un ou quelque chose dont on ne peut prouver qu'elle appartient à notre monde et à notre réalité. Qu'il s'agisse de personnes disparues tentant d'entrer en contact avec un humain bien vivant, ou d'une personne vivant dans une autre réalité de type réalité alternative ou dimension parrallèle, comme le pensent certains. Le terme de TCI est donné aux activités permettant de capter des manifestations vocales ou visuelles (mais toujours intengibles), d'éventuelles entités spirituelles, avec l'aide d'instruments de technologie moderne (magnétophones, appareils photos, caméras vidéos). Le nom de TCI regroupe toutes les communications assistées d'instruments, qu'ils soient audios ou vidéos; mais le termes d'EVP est réservé aux phénomènes vocaux. Sachons aussi que le nom de Trans-Communication Instrumentale a été donné à tous les phénomène précités, EVP, TCI, le tout de manière vocale ou visuelle, par le professeur Ernst Senkowski, un physicien allemand.

    Mais avant lui, en 1959, alors qu'il cherchait à agrandir sa bibliothèque de sons d'oiseaux dans la forêt suédoise, Friedrich Jurgenson capte des voix sur son magnétophone. Dérouté par cette apparition d'une autre nature, Jurgenson tente de trouver d'autres personnes connaissant ou ayant rencontré des phénomènes similaires.




    C'est alors qu'il rencontre, en Lettonie, Constantin Raudive, qui prétend alors avoir enregistré plusieurs dizaines de miliers de phénomènes semblables. Dès lors, les deux compères deviennent amis et n'ont de cesse de tenter de nouvelles expériences, dans l'espoir, souvent raillé, d'entrer en contact avec les esprits. Mais les TCI ne sont qu'une manière comme d'autres de pratiquer le spiritisme. Une activité développée par Allan Kardec (1804-1869), aussi connu sous le nom d'Hyppolyte Léon Denizard Rivail,qui a publié " Le Livre Des Esprits " et " Le Livre Des Médiums ". Il a mis au point ou définies certaines techniques du spiritisme connu et est considéré comme le père du spiritisme. Aujourd'hui, Allan Kardec est encore souvent visité sur son lieu de repos éternel; sa tombe au cimetière du Père Lachaise, à Paris.


    Pour optimiser ses chances d'observer un EVP, il faut se concentrer sur les bruits blancs d'une radio. Les bruits blancs, sont les grésillements et interférences, que l'o entend entre deux stations de radios. Ces bruits blancs sont utilisés pour offrir un support sonore aux entités désirant communiquer, de manière vocale, avec les vivants; ces entités modulent alors les bruits blancs et transforment les grésillements en ondes vocales audibles, autrement dit, en voix.
    Les fréquences radios les plus usités et utilisées par les grands noms des EVP (dont elles portent le nom), sont:

    Jurgenson : 1,48MHz

    Koenig : 10 MHz et 7 MHz

    Bacci : 7 à 9 MHz

    Cass : 127 MHz

    Ces fréquences seront utiles à ceux qui désirent tenter l'expérience eux-même. Et si tel est le cas, ils auront auront besoin de connaître la marche à suivre que voici :

    Pourcommencer, comme dans toute bonnes expérience, il faut respecter la marche à suivre, être dans de bonnes conditions (de psychologie et de calme), n'avoir aucune appréhension et surtout, comme pour tout dans la vie, avoir confience en soi!

    Ensuite, il faut un certain matériel (rien de coûteux, rassurez vous!): Un magnétophone (micro externe en option), une cassette audio (vierge, bien sûr et neuve, de préférence), une feuille de papier (pour imprimente, c'est très bien), ou une radio (même défectueuse, tant qu'on entend du bruit) ou un robinet d'eau (toujours pour le bruit) et enfin deux générateurs d'ultrasons (pas de panique; des anti-moustiques suffiront largement!)

    Enfin, après avoir installé tout votre matériel (agencé à votre convenance, tant que vous êtes à votre plus grande aise, avec le maximum de confort), vous êtes prêt à pratiquer votre propre expérience de Trans-Communication Instrumentale! Petit conseil, toutefois, utilisez le plus possible un espace clos de taille résonnable comme une chambre d'enfant ou un bureau.

    1- Mettez en marche les anti-moustiques, de chaque côté du micro du magnétophone, posé devant vous, à moyenne distance.

    2- Préparez le magnétophone en enclanchant les touches d'enregistrement plus la touche de pause.

    3- A ce stade de l'expérience, un bruit de fond devient nécessaire; mettez donc l'eau à couler ou, par respect écologique, branchez votre radio (utilisez les fréquences radio données plus haut) ou froissez votre feuille pour que les sons produits puissent être modués par l'entité qui les utilisera pour communiquer.

    4- Posez maintenant vos questions. A voix intelligible, en articulant clairement, ou pensez en vous concentrant très fort (un grand silence est alors recquis et la concentration doit être optimale). Restez simple et intelligent; inutile d'invoquer des forces qui pouraient être dangereuses ou démoniaques; appelez un parent un guide, un ange, ou une entité connue personnellement.

    5- Une fois la question posée, n'yrevenez plus (donc, préparez la avant); lancez l'enregistrement, sans oublier de fournir une source sonore à l'entité (radio ...) et patientez quelques secondes, le temps à l'"esprit" de vous donner une réponse. Les spécialistes déterminent une limite d'une minute d'enregistrement à ne pas dépasser. Mais vous pouvez aussi poser une question (ou l'écrire sur une feuille à côtée du magnétophone) et laisser le magnétophone en position enregistrement durant une nuit, alors que vous dormez.

    6- Enfin, arrêtez l'enregistrement et rembobinez votre cassette avant de l'écouter avec encore plus de silence et de calme qu'au cours de l'enregistrement; n'hésitez pas à utiliser des amplificateurs sonores, même associés à un casque audio. Bref, optimisez toutes vos chances d'obtenir ce que vous cherchez. Ne vous découragez pas, si vous ne réussissez pas vos premières tentatives; réessayez, pensez positivement et gardez confience en vous. Aucun pouvoir médiumnique n'est recquis pour ce genre de "rencontre"; tout le monde peut y arriver, encore faut il être suffisamment patient ...


    A souligner que certains (à commencer par les découvreurs de ce procédé, Jurgenson et Raudive) ont déjà obtenus de très controversés (donc intéressants) résultats, avec un simple magnétophone, laissé branché (parfois par accident) en mode enregistrement pendant une nuit ou quelques heures, sans qu'aucune question n'ait été posée, sans que personne ne reste à proximité, sans qu'aucun autre matériel n'ait été nécessaire. Certains, encore, se servent même de radios à lampes utilisées dans les années cinquante, pour leur plus grande expension, et ceux là obtiennent très souvent des résultats que l'on pourrait qualifier de bluffants.




     

     

     

     

    TRANSCOMMUNICATION INSTRUMENTALE (EVP et TCI) :

     

    http://transcommunication.org/fr/index.html

     

     

     

    LES ORBES et FANTOMES

    Les Orbes

     

    Les Orbes de Vie sont des Sphères de Lumière que l'on trouve dans le plan éthérique et qui sont de la taille d'un ballon de football. Ces sphères se composent d'énergie pure et ont un taux vibratoire très élevé.

    Elles ont la capacité d'attirer à elles l'Energie de Vie et peuvent, telles des antennes actives, la retransmettre 24 heures sur 24.

    Ces Sphères de Lumière peuvent être utilisées lors des soins afin d'amplifier l'énergie (individuellement ou associées à d'autres techniques). Elles ont la possibilité de libérer les blocages émotionnels et d'amener un état de bien-être physique et psychique.

    On peut faire appel aussi aux Orbes de Vie lors des méditations, jouant un rôle d'amplificateur, que l'on soit seul ou en groupe.

    L'énergie des Sphères de Lumière peut être appelée pour le travail de guérison en direct ou à distance.

    Avec son aide, on peut utiliser l'Energie de Vie (aussi appelé : Prana, la source, énergie odic, chi, ki, lumière universelle) et charger de l'eau et des objets. Elle permet de nous protéger contre les énergies négatives et les attaques psychiques.

     

     

    L'éffet des photos sur les fantômes

     

    En fait tout dépend du degré de matérialisation du corps subtil... A partir d'un certain seuil de fréquences, l'appareil photo peut photographier un fantôme ou des entités lumineuses, des énergies invisibles à l'oeil nu.

    Si l'individu veut apparaître ou disparaître, il doit se densifier ou devenir plus éthéré.

    D'ailleurs les êtres humains peuvent aussi faire cela. On a beaucoup de récits où des yogis de l'Inde, des bouddhistes du Tibet sont parvenus à faire cela aussi... Ils disparaissent des photographies en modifiant leur rayonnement énergétique. Ils peuvent aussi utiliser leur double éthéré et le densifier : on croit alors qu'on a affaire à leur corps physique... Et ils peuvent alors passer à travers de nombreux obstacles en jouant sur la densité du corps subtil.


    Notre vraie réalité est énergétique. La matière est énergie...

    Les corps sont plutôt comme les écorces d'un fruit...

    L'Autobiographie d'un Yogi de Paramahansa Yogananda est très clair à ce sujet.



     

     
     
     

    LES FEUX FOLLETS

     
     
    Les feux follets.
     
     
     Ils apparaissent le plus souvent dans les marais, ou dans les cimetières. Serait-ce là un esprit revenu d’entre les Morts ? Un fantôme ? Non, loin de là. Et c’est pourtant le regard que portait les gens autrefois envers ce phénomène physique.

    Le feu follet est une lueur pâle et diffuse qui peut être jaune, bleu ou rouge. Il vole dans l’air à peu de distance du sol. Un feu follet à généralement l’aspect d’une flamme vacillante terminée par une aigrette irrégulière qui rappelle vaguement la couronne d’une grenade. Il se montre de préférence en automne par un temps calme. Il disparaît lorsque l’on s’en approche et était traditionnellement prit pour un esprit malin ou une autre créature surnaturelle.

    Scientifiquement, on pense que les feux follets sont un phénomène issu de l'oxydation du PH3 (phosphine) et du méthane venant de la décomposition de matières organiques et qui s'enflamme facilement près de torches. Ces matières organiques produisent des gaz qui peuvent s'enflammer au contact de l'air. Quand une bulle crève, elle donne une petite flamme dansante qu'on appelle un feu follet.

    Dans les cimetières, c’est donc la décomposition des corps qui peut donner, à de rares occasions, ces fameux feux follets. Dans les marécages, ce sont les herbes qui pourrissent et se décomposent.

    Toutefois, aucune explication scientifique n’a officiellement été retenue, celle que je vous ai citée ici est la plus probable et la plus connue. On dit aussi que les temps orageux favorisent leurs apparitions… Par la suite, les chimistes ont précisé le premier point de vue en supposant que le feu follet provient des matières organiques en décomposition, qui dégagent de grosses bulles de méthane, CH4, de diphosphine P2H4, d'hydrogène phosphoré (phosphine), PH3, rendu spontanément inflammable à l'air par une faible quantité d'hydrogène phosphoré liquide, PH2. Cette explication est sans doute vraie quant à la substance du feu follet, comme l'odeur de phosphore que le feu follet laisse quelquefois après lui en témoigne, mais elle ne concorde pas jusqu'au bout avec les faits. En réalité, le feu follet n'est pas une lueur instantanée; il peut briller dix, vingt, trente secondes et même, quoique rarement, plusieurs minutes. Il ne produit pas de fumée. Il n'enflamme pas, il ne roussit même pas les herbes sèches sur lesquelles il se pose. On doit nécessairement admettre que, dans le gaz qui constitue le feu follet, la proportion d'hydrogène phosphoré liquide ou de méthane est trop faible pour amener l'inflammation spontanée à l'air et que le météore brille seulement par une forme de phosphorescence, comme la couleur également le suggère. Mais alors, d’où vient cette lumière phosphorescente ?

     

     

    EXPLICATION PROBABLE

    Les feux follets sont phénomènes lumineux un peu à part pour lesquels il ne semble pas en exister aujourd'hui d'explication totalement satisfaisante. Au moins est-il admis qu'ils n'ont pas une origine électrique, même si l'on a parfois signalé que le temps orageux peut favoriser leur apparition. On évoque plutôt la combustion de matières organiques en suspension dans l'air, ou bien des phénomènes de phosphorescence.

    Ces phénomènes correspondent à des lueurs  erratiques, parfois jaunes, d'autres fois bleues ou rouges, qui voltigent dans l'air à peu de distance du sol, et qu'on aperçoit principalement pendant la nuit dans les cimetières et les endroits marécageux.  Un feu follet a généralement l'aspect d'une flamme vacillante terminée par une aigrette irrégulière qui rappelle vaguement la couronne d'une grenade. Il se montre de préférence en automne par un temps calme. 

    L'apparition de feux follets a  longtemps été un objet de frayeur pour les campagnards qui croyaient y voir une âme en peine. Dans la région de Bologne, un célèbre météore igné nommé Bocca d'Inferno, et qui était vraisemblablement une manifestation de feux follets, était supposé apparaître dans l'intention maligne d'égarer les voyageurs... A partir du XVIIIe siècle, presque tous les physiciens, en se copiant les uns les autres, se sont accordés à attribuer l'origine de ces feux à une matière visqueuse et glaireuse, comme le frai de grenouilles, qui se serait élevée dans l'air par la chaleur du Soleil et qui y serait devenue lumineuse à la manière des phosphores.

    Par la suite, les chimistes ont précisé ce point de vue en supposant que le feu follet provient des matières organiques en décomposition, qui dégagent de grosses bulles de méthane, CH4, de diphosphine P2H4, d'hydrogène phosphoré (phosphine), PH3, rendu spontanément inflammable à l'air par une faible quantité d'hydrogène phosphoré liquide, PH2. Cette explication est sans doute vraie quant à la substance du feu follet, témoin l'odeur de phosphore que ce météore laisse quelquefois après lui, mais elle ne concorde pas jusqu'au bout avec les faits. En réalité, le feu follet n'est pas une lueur instantanée; il peut briller dix, vingt, trente secondes et même, quoique rarement, plusieurs minutes; il ne produit pas de fumée; il n'enflamme pas; il ne roussit même pas les herbes sèches sur lesquelles il se pose. On doit nécessairement admettre que, dans le gaz qui constitue le feu follet, la proportion d'hydrogène phosphoré liquide ou de méthane est trop faible pour amener l'inflammation spontanée à l'air et que le météore brille seulement par une forme de phosphorescence, comme la couleur également le suggère. 

     


     

    Télékinésie / Psychokinésie

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    La télékinésie est une science oubliée. La télékinésie consiste à déplacer des objets par la pensée, a exercer une attraction comme celle qui permet à un aimant d'attirer un objet en fer ou même à la Terre de nous garder collé à elle. Pourquoi ne pourrions nous pas, avec beaucoup d'entrenement, réussir à attirer un objet à nous? La réponse est que nous le pouvons. Avec des entraînement réguliers, je vais t'apprendre à habituer ton cerveau à cette utilisation. Nous n'utilisons que 10 % de ses capacités, il faut apprendre à se servir des 90 % restants. Mais tout le monde ne pourra pas le faire, car depuis toujours on nous répète que c'est bien beau de voir à la télé dans magiciens qui déplacent des objets avec leur baguette magique mais que ce n'est qu'une illusion et que ce n'est pas faisable. Maintenant je vais te proposer des exercices d'éveil intérieur pour éveiller ce sens enfoui au fond de toi.
     
     
    EXERCICES
     
    Ces exercices doivent être répétés tout les jours, il est préférable de prévoir d'avance un moment de la journée à y consacrer.
    1er exercice: Prendre une paire de dès ou juste un dè et les lancer en se concentrant sur le résultat désiré. Noter le taux de réussite sur 100 coups.
    2ème exercice: Prendre un bol plein d'eau. Déposer à la surface un objet qui flotte (allumette, cure-dent etc... ). Se concentrer pour le faire bouger, en ayant toutefois bien soin de ne commencer à agir que lorsque l'objet est immobile, et en évitant que la respiration n'influence le mouvement. Si l'objet bouge cela veux dire que les exercices ont été fructueux et tu parviens maintenant à maîtriser les bases de la télékinésie.
    Exercice d'éveil: C'est exercice permet  d'éveiller la télékinésie par  la méditation. Il est recommandé de faire cet exercice avant de commencer les entraînements. S'asseoir les jambes croisées et se relaxer. Respirer lentement sans forcer la respiration. A chaque respiration, se détendre et se relâcher davantage. Fermer les yeux et imaginer qu'une boule très lumineuse brille à hauteur du cœur. S'imaginer pénétrer au sein de cette boule d'énergie. Y pénétrer de plus en plus jusqu'à apercevoir une boule bleutée qui est le pouvoir de télékinésie, caché tout au fond. Elle est petite et semble ne pas bouger. Imaginer alors qu'elle commence à briller  plus fort, de plus en plus fort. La boule bleutée grandit, grandit jusqu'à être de même taille que la première boule. La boule bleutée se répand au sein de son corps et toute l'énergie l'envahit.
     
     
     
     
     
     
     
     
    Psychokinèse

    La psychokinèse ou psychokinésie (PK) correspond à l’interaction d’un individu avec son environnement, d'une manière non conforme à la science telle qu'elle est connue. Le mot psychokinésie ou psychokinèse est employé sous la forme psychokinesis en anglais mais en français, on emploie le mot « télékinésie » (« TK »). Plus concrètement, il s'agirait de l'impact de facultés psychiques latentes et hypothétiques sur la matière physique. Un objet matériel pourrait par exemple être mis en mouvement (kinésie) par l'esprit (psyché). C'est un phénomène paranormal que les parapsychologues préfèrent qualifier de métapsychique, et dont l'existence n'est considérée comme une possibilité sérieuse que par très peu de scientifiques. Cependant, des recherches ont été effectuées dans ce domaine et certaines apportent des conclusions positives en ce qui concerne la « Micro-PK ».

    La psychokinèse est étudiée en parapsychologie ou plus exactement en psilogie. La classification fournie par celle-ci et notamment par l'IMI (institut métapsychique international, organisme d'utilité publique) distingue [réf. nécessaire] :

    • La Bio-PK : psychokinèse sur la matière « vivante » (bactéries, cellules animales ou végétales) ;
    • La Micro-PK : influence de l'esprit pour choisir, les résultats d'un dés par exemple ou les nombres tirés aléatoirement (ex: faire en sorte que le lancé de dés fasse quatre ou autre) ;
    • La Macro-PK : psychokinèse sur la matière macroscopique, produisant donc des effets directement observables.

    La position dominante au sein de la communauté scientifique est que la psychokinèse n'existe pas et que les effets macro-PK qui ont pu être observé (par exemple chez Uri Geller) relève de trucages d'illusionnistes. Plus particulièrement, les sceptiques considèrent que la parapsychologie a échoué dans son projet de prouver l'existence des phénomènes Psi.

     

     

     

     

    LA NECROMANCIE

     

     

     

     

     

    La nécromancie (en latin necromantia, en grec νεκρομαντία) est une sorte de divination dans laquelle le praticien cherche à invoquer l’esprit des morts pour qu’ils nous permettent de connaître des événements futurs, ou acquérir certains pouvoirs. Le mot vient du grec νεκρός « mort » et μαντεία « divination ». Une signification subsidiaire se remarque dans une forme alternative et archaïque du mot, nigromancie, (venant d’une étymologie populaire fondée sur le latin niger, "noir") où on acquiert la force magique de « pouvoirs ténébreux » en se servant de cadavres.

    Celui qui pratique la nécromancie est un nécromancien..

     

    Le but de la nécromantie

    La nécromancie est avant tout le moyen de communiquer avec les morts.
    On conçoit donc que le monde des sorciers soit en contacts étroits avec le monde des morts. S'il s'agit d'un décès prématuré, d'un accident (le plus souvent une noyade) ou d'un meurtre, leur désespoir de n'avoir pu accomplir une vie complète peut les faire devenir malfaisants envers les vivants : par exemple la victime d'un meurtre peut poursuivre son meurtrier. Il faut donc multiplier les sacrifices pour les apaiser.
    Voila le coté positif de l'utilisation de la nécromantie.
    Mais beaucoup de personnes l'ayant utilisée ont sombré dans la folie.

     

    Négative ou positive ?

    La nécromancie contrairement à ce que la plus part des gens pensent n'est pas forcement négative. Comme toutes les magies, la nécromancie est négatives ou positive qu'en fonction du mage qui la pratique, c'est à dire que si le mage l'utilise à des fin diabolique elle sera forcement mauvaise et inversement, si le mage l'utilise pour le bien elle sera positive.

     

    Comment devenir mage

    Il faut faire un long et éprouvant rituel et surtout qui n'est pas très simple !
    Ce rituel S'appelle "rituel de dédictation". Il en existe un pour chaque pratique plus ou moins difficile et long. Mais l'objectif est le même : devenir un "membre officiel" de la pratique choisi. De plus ce rituel octroie une facilité plus ample à l'acces de la pratique que sans le rituel mais cela reste néamoins une option facultative mais conseillé !

     


    Explication de la nécromancie ou invocation des morts
     


    Il faut donner une place particulière à ce genre d'évocation et, d'abord, ne jamais oublier la place que tenaient les morts
    parmi les vivants : vivants et morts entretiennent une familiarité permanente ainsi qu'un dialogue constant. Les tombeaux
    sont l'objet d'une protection sacrée de la part de nombreux dieux et déesses, particulièrement d'Hécate. Or celle-ci est par
    excellence la déesse de la magie et de la sorcellerie .

    On conçoit donc que le monde des sorciers soit en contacts étroits avec le monde des morts. S'il s'agit d'un décès prématuré,d'un accident (le plus souvent une noyade) ou d'un meurtre, leur désespoir de n'avoir pu accomplir une vie complète peut les
    faire devenir malfaisants envers les vivants : par exemple la victime d'un meurtre peut poursuivre son meurtrier (Platon,
    Lois, Horace, Épodes). Il faut donc multiplier les sacrifices pour les apaiser. D'autre part ils se laissent facilement mobiliser
    par les moyens de la sorcellerie et de la magie pour intervenir auprès des divinités infernales et servir les desseins des
    vivants : ce sera là une façon de rester encore actifs, et d'accélérer, par exemple, la punition d'un méchant sans attendre,
    comme on le voit dans le mythe d'Er l'Arménien au livre X de La République de Platon le châtiment aux Enfers...

    Les morts sont donc considérés comme des esprits magiques, ce qui explique que les opérations de sorcellerie se déroulent le plus souvent près des tombeaux, dans les cimetières (Horace, Épodes). Une parcelle du cadavre (os, cheveu), un objet lui ayant appartenu, un peu de terre de la tombe suffisent à "prendre possession" du mort, qui sera contraint de laisser son fantôme agir dans le sens qu'on lui aura indiqué. Parfois même c'est un cadavre que l'on ressuscite pour le faire parler (Héliodore,Théagène et Chariclée).
     


    De toute façon, les morts peuvent souvent donner aux vivants de bons conseils : il suffit d'aller les consulter... C'est même l'objet propre de la nécromancie qu'il ne faut pas confondre avec une descente aux Enfers, telle qu'on la voit dans l'Énéide de Virgile (livre VI) ou dans la Divine Comédie de Dante. Les rites qui précèdent cette évocation sont extrêmement précis : offrande de libations (vin, eau, miel, lait ou huile), d'animaux choisis, destinés aux dieux infernaux (Eschyle, Les Perses).
    Rarement l'évocation exige un sacrifice humain ; il faut tout de même signaler celui de Polyxène, fille de Priam et d'Hécube, pour attirer l'aide du fantôme d'Achille (Euripide, Hécube). Après ces préliminaires, on peut demander conseil aux morts pour connaître l'avenir ; c'est ce qui se passe dans la Nékuia au chant XI de l'Odyssée (Homère,Odyssée) ou dans Les Perses, la pièce d'Eschyle ; ou leur demander une vengeance : c'est le cas d'Électre (Eschyle, Les Choéphores). Mais, dans tous les cas, il faut noter le caractère secret, quasi clandestin, de la procédure et, d'autre part, le but poursuivi : il s'agit de maîtriser l'avenir.
     
     


     

    Je suis désolé pour ceux qui éspérait trouver des sorts ou quoi que ce soit d'autres, mais il s'est avérer qu'il était trop dangereux, vraiment trop dangereux ainsi vous devez être inscrit et être un sorcier distingué pour accéder au sort.




     

     

    GARGOUILLES

     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Les gargouilles
     

    HISTOIRE DES GARGOUILLES DANS L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE

    (texte de Viollet-le-Duc)

     

    Les gargouilles sont des ouvrages sculptés d'évacuation des eaux de pluie des toitures, propres à l'art roman puis surtout gothique.

    Ce n'est guère que vers le commencement du XIIIe siècle que l'on plaça des chéneaux et, par suite, des gargouilles (ou gargolles, guivres, canons, lanceurs) à la chute des combles. Jusqu'alors, dans les premiers siècles du moyen âge, l'eau des toits ou des terrasses s'égouttait directement sur la voie publique au moyen de la saillie donnée aux corniches. À la cathédrale de Paris, du temps de Maurice de Sully, c'est-à-dire lors de l'achèvement du chœur en 1190, il n'y avait point de chéneaux et de gargouilles ; plus tard, dans le même édifice, vers 1210 encore, les eaux des chéneaux s'écoulaient sur la saillie des larmiers, au moyen de rigoles ménagées de distance en distance. Nous voyons apparaître les gargouilles, vers 1220, sur certaines parties de la cathédrale de Laon. Ces gargouilles sont larges, peu nombreuses, composées de deux assises, l'une formant rigole, l'autre recouvrement .

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    Déjà, cependant, ces gargouilles affectent la forme d'animaux fantastiques, lourdement taillés, comme pour laisser voir leur structure. Bientôt, les architextes du XIIIe siècle reconnurent qu'il y avait un avantage considérable à diviser les chutes d'eau. Cela, en effet, évitait les longues pentes dans les chéneaux et réduisait chacune des chutes à un très mince filet d'eau ne pouvant nuire aux constructions inférieures. On multiplia donc les gargouilles; en les multipliant, on put les tailler plus fines, plus sveltes, et les sculpteurs s'emparèrent de ces pierres saillantes pour en faire un motif de décoration des édifices. La variété des formes données aux gargouilles est prodigieuse; nous n'en connaissons pas deux pareilles en France, et nos monuments du moyen âge en sont couverts. Beaucoup de ces gargouilles sont des chefs-d'œuvre de sculpture; c'est tout un monbde d'animaux et de personnages composés avec une grande énergie, vivants, taillés hardiment par des mains habiles et sûres. Ces êtres s'attachent adroitement aux larmiers, se soudent à l'architecture et donnent aux silhouettes des édifices un caractère particulier, marquant leurs points saillants, accusant les têtes des contre-forts, faisant valoir les lignes verticales. On peut juger de l'habileté des architectes et des sculpteurs dans la combinaison et l'exécution de ces lanceurs par la difficulté qu'on éprouve à les combiner et les faire exécuter. Dans les pastiches modernes que l'on a fait des édifices gothiques, il est fort rare de voir des gargouilles qui se lient heureusement à l'architecture: elles sont ou mal placées, ou lourdes, ou trop grêles, ou molles de forme, pauvres d'invention, sans caractère; elles n'ont pas cet aspect réel si remarquable dans les exemples anciens; ce sont des êtres impossibles, ridicules souvent, des caricatures grossières dépourvues de style. chauves-souris-2

    Certains calcaires du bassin de la Seine, comme le liais-cliquard, se prêtaient merveilleusement à la sculpture de ces longs morceaux de pierre en saillie sur les constructions. Il fallait, en effet, une matière assez ferme , assez tenace pour resister, dans ces conditions, à toutes les causes de destruction qui hâtaient leur ruine. Aussi est-ce à Paris, ou dans les contrées où l'on trouve des liais, comme à Tonnerre par exemple, que l'on peut encore recueillir les plus beaux exemples de gargouilles. D'ailleurs l'école de sculpture de Paris, au moyen-âge, a sur celles des provinces voisines une supériorité incontestable, surtout en ce qui touche à la statuaire.

    Les gargouilles sont employées systématiquement à Paris vers 1240 ; c'est à Notre Dame que nous voyons apparaître, sur les corniches supérieures refaites vers 1225, des gargouilles, courtes encore, robustes, mais taillées déjà par des mains habiles .

     

    Celles qui sont placées à l'extrémité des caniveaux des arcs-boutants de la nef, et qui sont à peu près de la même époque, sont déjà plus longues, plus sveltes, et soulagées par des corbeaux qui ont permis de leur donner une très grande saillie en avant du nu des contre-forts.

     

    Les constructeurs gothiques, lorsqu'ils élevaient les grandes voûtes des nefs, ménageaient provisoirement des cuvettes dans les reins de ces voûtes, avec gargouilles extérieures pour rejeter les eaux pluviales dans les caniveaux des arcs-boutants, jusqu'à l'achèvement des combles définitifs. Ces gargouilles provisoires devenaient définitives elles-mêmes, lorsque les chéneaux supérieurs étaient posés, au moyen d'une conduite presque verticale, descendant du chéneau jusqu'à ces gargouilles.

    Les gargouilles sont fréquentes dans l'Île-de-France, en Champagne et sur les bords de la basse Loire; elles sont rares en Bourgogne, dans le centre et le midi de la France; ou si l'on en trouve dans les monuments d'outre-Loire, c'est qu'elles tiennent à des édifices élevés aux XIIIe, XIVe et Xve siècles, par des architectes du Nord, comme la cathédrale de Clermont, celle de Limoges, celle de Carcassonne (Saint-Nazaire), celle de Narbonne. Là où les matériaux durs sont peu communs, comme en Normandie, par exemple, les gargouilles sont courtes, rarement sculptées, ou manquent absolument, les eaux s'égouttant des toits sans chéneaux.

    Les chéneaux en plomb posés sur les édifices civils ou religieux, portaient aussi leurs gargouilles de métal. Nous en possédons fort peu aujourd'hui de ce genre d'une époque antérieure au XVIe siècle. En voici une (figure 11) qui se voit à l'angle d'une maison de Vitré ; elle date du Xve siècle, et est faite en plomb repoussé.

     

    Nous ne connaissons pas de gargouilles du moyen-âge en terre cuite. Dans les édifices en brique, les gargouilles sont en pierre, ainsi qu'on peut le voir aux Jacobins de Toulouse, au collège Saint-Rémond, et dans beaucoup d'autres édifices anciens de la même ville.

     

     

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    L'HYNOSE

     

    L'HYPNOSE À TRAVERS LES ÂGES
    Quelques exemples anciens

     

     

    "Cette technique fait désormais partie de la panoplie des thérapies qui guérissent 
    et ne peut plus être ignorée"

    François Völgyesi 
     

    L'histoire de l'hypnotisme à travers les âges ne saurait entrer dans le cadre de cet ouvrage. Un regard sur le passé nous révèlera l'existence de l'hypnotisme et de la suggestion qualifiés au cours des siècles  : des mystiques occultes, transcendants, diaboliques ou angéliques remontent aux temps les plus reculés.
    Témoin cette merveilleuse amphore scythe en or et provenant du musée russe de l'Ermitage, délicat travail demeuré miraculeusement intact qui présente en relief trois scènes de thérapeutique  : une extraction dentaire, une mise en gouttière d'un membre brisé et enfin un massage magnétique, tel qu'il est pratiqué aujourd'hui.
    Citons aussi des poteries, vases, pierres gravées, dessins égyptiens et sculplures grecques où sont représentées des scènes de traitement par hypnotisme. Les prêtres babyloniens, chaldéens, hindous, chinois, dans leurs cérémonies religieuses employaient, pour obtenir l'état d'extase, - véritable forme d'hypnose, - des procédés secrets dont l'enseignement et la connaissance se transmettaient jalousement de père en fils, héritage d'un pouvoir d'autant plus étendu qu'il paraissait surhumain.

                  Cérémonies secrètes

    Que l'on ait découvert qu'au cours de ces cérémonies il était fait usage de stupéfiants, toxiques ou non, que l'extase y ait été précédée de musique, de fumées odorantes, de jeûnes prolongés, d'ascétisme, de pélerinages, de prières, de processions, de mises en scène plus ou moins théâtrales, les moyens employés ne modifient pas la constatation du résultat: I'extase y était obtenue (1)
    Les visionnaires de Delphes parvenaient à l'état extatique assis sur un trépied placé au-dessus d'émanations de gaz carbonique ou sulfureux qui facilitait la réalisation de cette hypnose.
     
    (1) Nous retrouvons aujourd'hui une extase identique, véritable forme d'hypnotisme, dans certaines cérémonies des sectes musulmanes : dans les "  moussems  » (assemblées autour du tombeau d'un saint), les danses rythmées accompagnées d'une musique sourde à répétitions hallucinantes, les mouvements d'une chaînc d'assistants se tenant étroitement créent une insensibilité et une abolition de conscience telles que cet engourdissement de l'activité cérébrale permet des mouvements grâce auxquels l'homme perd son individualité durant de longues heures. Au Maroc, chez les hamadchas, secte religieuse d'origine berbère, les fanatisés se donnent des coups de hache sur la tête sans apparence de sensibilité.
    On retrouve cette même extase dans de nombreux rituels, dans des cérémonies thérapeutiques chez les peuples primitifs (chasse-diable, etc.). Citons le culte d'érotisme de Shiva aux Indes, les offices religieux d'Isis en Égypte, énumération que nous pourrions poursuivre jusqu'à nos jours. Les prêtres de Jérusalem portaient sur la poitrine une plaque de métal précieux ornée des Ebrim Tunmims (6 gemmes brillantes et 6 mates). A l'occasion des grandes cérémonies, ils accédaient à l'état d'extase visionnaire en fixant ces pierreries.

            A Rome

    Au Moyen-Age, la maladie était considérée comme une possession démoniaque. L'Église et ses clercs qui avaient le quasi monopole de la médecine, alternaient prières, privations et rituels impressionnants pour agir sur l'esprit "possédé" du malade, afin de combattre en lui l'influence des puissances maléfiques. Pendant des siècles, la thérapeutique sera liée à la suggestion et à des considérations théologiques proches de l'exorcisme.
    Les Néoplatoniciens entraient en communion avec la divinité pendant leurs extases religieuses.

                 Chez les Hébreux

    Chez les Hébreux, la magie était condamnée comme coutume païenne, les magiciens étaient poursuivis et lapidés. Pourtant on trouve dans le Talmud la description de traitements spéciaux où l'on reconnaît l'emploi de la suggestion dans 52 cas de maladies, une place prédominante y est faite à l'état hypnotique (traitement de la nyctalopie).
    La conception antique admettait l'existence, derrière chaque malade, d'un diable ou mauvais esprit  ; comme toute idée longtemps admise, celle-ci fait sentir jusqu'à nos jours ses répercussions. La liturgie catholique utilise encore pour la cérémonie du baptême procédés de "chasse-diable" et emploie des formules contre les mauvais esprits, telles que Léon XIII avait ordonnées dans les prières.

                Dans la Bible

    Dans les saintes écritures, les descriptions de méthodes thérapeutiques magnétiques, par imposition des mains ou autres procédés, sont nombreuses. Les prêtres du Mont Athos, les "Omphalophysiciens" se mettaient en état de torpeur psychique en fixant leur nombril.
    Geronymo Cardano, célèbre physicien, mathématicien et médecin (150I-1576) a laissé un ouvrage posthume publié en 1663. Il y décrit 1'état où il parvenait, état voisin de la privation de toute perception extérieure et semblable au sommeil,- par la fixation prolongée d'objets brillants.

                  Paracelse

    Paracelse (1493-1541 ?) le thaumaturge le plus documenté du Moyen-âge, écrivait que les moines du couvent d'Ossiach (Carinthie) guérissaient les malades après les avoir endormis par la fixation d'une boule de métal. Ce médecin, le plus réputé de son époque, utilisa lui-même fréquemment cette méthode thérapeutiue  ; il l'appelait "Cure magnéto-sympathique" ; le "microcosme", que chacun de nous représente est soumis à l'action d'un magnétisme sidéral et à des radiations émanant des étoiles.

                 Agrippa de Nettesheim

    Premier médecin de la cour de François Ier et de Louis de Savoie, Agrippa de Nettesheim, contemporain de Paracelse, fut emprisonné à cause de ses exorcismes et de ses "enchantements" sur les animaux  ; son ouvrage intitulé  :"De incertitudine et vanitate scientiaum" (1530) ne fut pas étranger à son malheur. Il fut libéré, grâce aux guérisons qu'il obtint pendant son emprisonnement, en appliquant sa méthode hypno-magnétique.
     

    Volonté forte et imagination vive

    Nettesheim écrit avec une clairvoyance remarquable : "Les mouvements de notre subconscient procèdent de l'imagination. Ces mouvements sont assez intenses pour influencer autrui, à ce titre ils peuvent obtenir la guérison ou entraîner une maladie d'ordre psychologique.
    Par conséquent, une volonté suffisamment forte, jointe à une imagination assez vive, peut guérir ou rendre malade, non seulement l'organisme du sujet, mais aussi des sujets rencontrés dans son ambiance". Même clairvoyance remarquable au sujet de la fascination par le regard. "Quelqu'un, écrit-il encore, qui aura suffisamment approfondi les forces de la nature et les données célestes, pourra fasciner des cerveaux faibles, et en faire des serviteurs admiratifs. Ces êtres forts ont le pouvoir de transformer les autres en esclaves ou en malades et peuvent aussi les rendre confiants, dévoués, affectueux et fidèles. Ils pourront en eux commander la crainte, le respect, la certitude, diriger leurs conflits intérieurs et leurs sentiments.
    Ces prédispositions, si elles peuvent imposer à un homme une volonté dominatrice, peuvent aussi lui rendre la liberté de son esprit
    .

    L'imposition des mains

    En passant une rapide revue du développement de la technique de l'hypnotisme depuis ses plus anciennes manifestations en Europe et sans avoir la prétention d'être complet, nous ne saurions omettre l'imposition des mains  ; déjà appliquée par les byzantins, relatée dans les saintes écritures et mise en pratique par les rois Carolingiens, l'imposition des mains a été reconnue comme procurant un pouvoir extraordinaire de guérir, du moins au profit de certaines individualités possédant un pouvoir magnétique. Des milliers de malades y ont eu recours (1).
     
    (1) La main d'lsis en or montée sur un bâton était un insigne tout puissant et respecté par les Empereurs byzantins et le Empereurs Carolingiens  ; Isis, s¦ur d'Osiris, épouse et mère d'Orus, est la maîtresse des cieux, de la joie, de l'affection, de l'amour, déesse vers qui tout se dirige, créatrice qui nourrit, protège et guérit les malades. Elle réveille les morts par l'imposition des mains. La main d'Isis (deux doigts ouverts, les autres repliés) a été choisie comme emblème par les occultistes.

    Le toucher du Roi

    Chez les Grecs, Héraclès, Dieu protecteur des sources, s'appelait Daktylos (doigt), le médecin s'appelait en latin "  Médicus  » (doigt indicateur)  ; I'Empereur Adrien, Saint-Olaf chez les Norvégiens, Edouard le Confesseur (1052-1108), Philippe Ier guérirent miraculeusement par le "toucher du Roi" des milliers de malades graves et des scrofuleux. Une littérature abondante a publié les résultats thérapeutiques obtenus par cette méthode de Charles IX, en Angleterre  ; plus de 50.000 malades par an venaient chercher la guérison par la "main royale" et repartaient guéris en grand nombre. "  La main royale, ou "main du Seigneur", ou "main apostolique", autant de noms donnés symboliquement à la thérapeutique par imposition des mains. L'Église appelle "chirothésie "cette méthode employée par les Saints. Quarante-trois Thérapeutes chirothésistes ont été sanctifiés par elle jusqu'à la fin du moyen-âge (Statistique de Lampe, d'après C. Kiesevetter : Vergeschichte des Mesmerismus, Leipzig 1893).
    Depuis les mages chaldéens jusqu'aux médecins miraculeux du Moyen-âge, on retrouve des praticiens agissant par hypnose ou suggestion revêtus de vêtements spéciaux, munis de bâtons qui opèrent par des mots magiques (1), des prières et des prescriptions.
     

               Le bâton de Mercure

    (1) Il convient de rappeler ici le bâton de Mercure suspendu aux 2 arbres avec ses 2 serpents pourvus d'une tête adopté par les adeptes de Mesmer. Jupiter avait envoyé Mercure pour délivrer Ulysse alors retenu par la nymphe Calypso. Mercure prit avec lui son miraculeux bâton  : en touchant les yeux des hommes avec ce bâton, il les endormait et les éveillait à sa volonté. On trouve dans Homère de nombreux exemples où ce bâton, grâce à des passes adroites peut endormir ou réveiller à volonté (24e chant de l'Odyssée,5e chant de l'Iliade 343). Dans la langue grecque, endormir et hypnotiser par des passes magnétiques sont traduits par le même terme.
    La confiance était commandée par le grand nombre de complications et de prescriptions mystérieuses. L'échec n'entraînait ni révolte, ni haine  ; le malade déçu était facilement convaincu que l'échec lui était imputable par sa négligence ou son inobservation de telle ou telle des nombreuses et obscures prescriptions.

                Un halo de mystère

    Hypnose, suggestion, pouvoir surnaturel, magie,les noms les plus différents ont été donnés, sans que personne ait jamais songé à chercher quelque système pour percer l'obscurité du mystère. Seuls les adeptes possédaient certains détails et précisions sur ce "  savoir tout puissant  » et les transmettaient à leurs élèves. Les pratiquants ont développé ces questions sans révéler de solution aux multiples problèmes qui restent encore sans réponse aujourd'hui.
    L'explication nous en a été donnée par ce fait que les anciens partaient d'un point de vue tellement mystique qu'ils restèrent élognés de toute recherche systématique. Longtemps en Europe, les pratiquants de l'hypnotisme ont été considérés comme de mauvais esprits alliés du diable. Ceci pour trois raisons  :

                Suppôts de Satan

    1  -  Le mystère dont ils ont toujours tenu à s'entourer.
    2  -  Les difficultés qu'ils avaient de communiquer entre eux, car ils parlaient des langues différentes  ;
    3  -  L'hostilité de principe de l'Église qui par suite les condamne, les poursuit, les persécute. On peut ajouter que la multiplicité des méthodes et des procédés employés pour obtenir l'état hypnotique ou de   "suggestibilité" ne révélait aucune précision concordante, aucune apparence de vérité scientifique et ne pouvait être considérée par la majorité des contemporains que comme des actes inquiétants, incompréhensibles, attribués à des esprits malins, donc condamnables et réprouvés.

                   L'extase

    Si nous voulons dégager une définition de l'«extase», dont nous venons de retrouver au cours de tant de cultes différents, de tant de pratiques diverses des exemples, nous pouvons essayer de la décrire  : Une sorte de torpeur, un état où le sentiment du moi individuel se trouve si atténué qu'il supprime chez l'individu la conscience de ce qui se passe autour de lui, de ce qui se passe en lui-même. L'extase se manifeste soit par une brusque inattention, soit par une alternance rapide d'idées donnant naissance à des pensées fantastiques ou à des sentiments très particuliers.

    La merveilleuse expérience du Père Kircher

    Au XVIIe siècle, à Rome, un père jésuite, Athanasius Kircher, publiait dans un ouvrage intitulé "Ars magna lucis et umbræ" (Rome 1646), des observations particulièrement intéressantes, notamment sa merveilleuse expérience sur l'hypnotisme d'un coq ou d'une poule. "Si nous appuyons légèrement contre terre la tête d'un coq, dit-il, et que nous tracions un trait à craie, droit ou en zigzag devant son bec, l'animal même après avoir été lâché, restera dans cette position peu commode jusqu'à ce qu'un événement particulier (bruit, contact) le réveille."

                 Daniel Schwenter, le précurseur

    Quelques années avant Kircher, ces expériences avaient déjà été décrites par Daniel Schwenter, professeur de mathématiques et d'orientalisme à l'Université d'Altdorf, dans un ouvrage intitulé  : Deliciæ physico-mathematicæ (Nuremberg, 1636); la manière de charmer un coq s'y trouve décrite  : Le Professeur Schwenter fait remarquer que l'expérience réussit aussi bien en plaçant un copeau ou un petit bois plié en deux à cheval sur le bec de l'animal. Le coq regarde la plupart du temps avec une sorte d'hébétude ces petits objets et tombe en l'état de rigidité pour un temps assez long. Schwenter attribue la cause de cette manifestation à l'effroi de l'animal. Kircher avait renouvelé ces expériences avec des craies de couleur sans toutefois parler des résultats.

                 Il explique les résultats de ses expériences

    Dans son ouvrage inlitulé "Magnes sive de arte magnetica (paru à Amsterdam en 1671), il explique les résultats de ses expériences par deux causes  : a) l'animal qui se trouve entravé brusquement dans sa liberté de mouvement, après quelques efforts inefficaces en raison de la peur et de la contrainte, se sent obligé de se soumettre à la volonté de son vainqueur et continue à rester immobile. b) une fois l'animal fasciné et même après avoir été lâché, il reste encore sans bouger parce que le trait tiré à la craie lui donne la sensation d'être toujours attaché. Depuis Kircher de nombreux chercheurs ont essayé de fasciner des animaux. Une véritable mode, à la fin du siècle dernier, a multiplié ces expériences.

            Joseph Fabre

    Le savant français Joseph Fabre, que ses observations sur l'intelligence des animaux a rendu célèbre dans le monde entier, écrit que, jeune étudiant, il fascinait des troupeaux entiers de dindons, au grand désespoir dc leurs propriétaires  : il mettait la tête de l'animal brusquement sous son aile et le faisait tournoyer en l'air  ; l'animal tombait dans un sommeil de caractère hypnotique. Sa rigidité devenait parfois telle que l'on aurait pu le croire mort. On a souvent essayé de donner une explication scientifique à ces faits, sans y parvenir. La difficulté des recherches se trouve accrue du fait que dans certaines expériences, l'animal restait en catalepsie même lorsque l'on ne trace pas de devant son bec. Il suffit parfois d'attraper brusquement l'animal et d'appuyer quelques instants sa tête par terre  ; la main une fois enlevée, il continuera à rester immobile et rigide. Cette expérience peut se faire avec des merles noirs, des serins, des oies, des hiboux, des aigles, des cigognes, des paons, etc... Les animaux fascinés peuvent être placés dans les positions les plus incommodes, ils y restent en demeurant toujours rigides.
    Mais, en dépit des zones d'ombres, et au delà des doctrines, l'hypnose fait désormais partie de la panoplie des thérapies qui guérissent et ne peut plus être ignorée.

    Dr François Völgyesi
    L'hypnotisme et le mystère cérébral
    (Budapest 1935)

     


    LE TAROT DIVINATOIRE

     
     
     

     
     
     
    Tarot divinatoire
     
     
     
    Historique

    Il s'agit d'un mythe qui remonterait au temps des Pharaons. 22 gravures auraient été transmises par le dieu Thot, messager des dieux auprès des Hommes.

    Moïse qui avait été recueilli par les Egyptiens et considéré comme le frère de Pharaon a été élevé dans l'enseignement des prêtres et aurait pris connaissance de ces tableaux. Lors de la fuite des Juifs hors d'Égypte, Moïse aurait transmis sa connaissance à son peuple par un alphabet qui est constitué de 22 lettres.
    Cette connaissance porte le nom de
    kabbale où chaque lettre a un équivalent numérique.

    Certains chercheurs sont convaincus d'un héritage antique (égyptien, chinois, indien, judaïque, grec, romain, etc.) qui en fin de compte se serait matérialisé, sous une forme christianisée, dans les sujets allégoriques du Tarot. D'aucuns souligneront plus particulièrement l'aspect alchimique tandis que d'autres préféreront mettre en relief les apports platoniciens et pythagoriciens peut-être d'origine byzantine[1] de la seconde moitié du XVe siècle en Italie du Nord notamment florentins : Néoplatonisme médicéen.

     

    L’Harmonie céleste

     

    Le jeu des Tarots est fondé sur 56 cartes numérales dites "italiennes", mais en fait d’origine arabe ("coppe", "denari", "bastoni" et "spade") et de 22 cartes connues en tant que Triomphes introduites au début du XVe siècle en Italie. (Les Triomphes seront nommés aussi Atouts dans le Tarot à Jouer et, ultérieurement, arcanes majeurs pour les ésotéristes)

    Ce jeu dérive des "Triomphi" de Pétrarque (d'où "Triomphe" de l'Italien "Trionfi") qui, dans cette œuvre, décrit les principales forces qui gouvernent les hommes en assignant à chacune d'entre elles une valeur hiérarchique. En premier lieu vient l’Amour (l’Instinct) que maîtrise la Modestie (la Raison). Puis la Mort, dont vient à bout la Renommée, elle-même attaquée par le Temps, L'Eternité ou Dieu - qui triomphe sur toutes les autres.

    Dans les jeux des cartes des Tarots, les Triomphes étaient d'abord au nombre de 6 puis de 22, nombre dont la signification mystique selon la numérologie chrétienne, représente l'introduction à la sagesse et les enseignements divins gravés en l'homme.

    La théologie médiévale attribue à l’univers un ordre précis, constitué d’un escalier symbolique qui va de la Terre jusqu'au Ciel : du haut de cet escalier, Dieu, la Cause Première, gouverne le monde, sans toutefois intervenir directement mais en opérant ex gradibus, à savoir par le biais de toute une série ininterrompue d’intermédiaires. C'est ainsi que Sa puissance divine est transmise aux créatures inférieures, - et ce, jusqu’au mendiant le plus humble. En revanche,si nous lisons cette 'symbologie' depuis l'En-Bas jusqu'à l'En-Haut, il nous est enseigné que l’homme peut graduellement s'élever dans l’ordre spirituel en gravissant les cimes du "bonum", du "verum" et du "nobile", et que la science et les vertus le rapprochent de Dieu.

    D'après la première liste de Tarots connue, du début du Seizième Siècle, il est évident qu'il s'agissait d'un jeu éthique.

    Le Bagatto (Bateleur) représente un homme ordinaire auquel ont été donnés des guides temporels, l’Impératrice et l’Empereur, et des guides spirituels, le Pape et la Papesse (la Foi).

    Les instincts humains doivent être tempérés par les Vertus : l’Amour par la Tempérance, le désir de puissance (le Char Triomphal), par la Force. La Roue de la Fortune enseigne que le succès est éphémère et que même les puissants sont destinés à devenir poussière.

    Ainsi l’Hermite, qui vient après la Roue, représente le Temps auquel chaque être doit se soumettre tandis que le Pendu avertit du danger de céder à la tentation et au péché avant l'arrivée de la Mort physique .

    Même la vie après la mort est représentée selon la conception propre au Moyen Âge : l’Enfer, et partant, le Diable, sont placés au centre de la Terre tandis que les sphères célestes sont au-dessus de la Terre.

    Conformément à la vision aristotélicienne du cosmos, la sphère terrestre est entourée des "feux célestes", représentés, dans les Tarots, par la foudre qui tombe sur une tour. Les sphères planétaires sont 'synthétisées' en trois planètes principales: Vénus, l’étoile prééminente, la Lune et le Soleil.

    L'étoile la plus haute est l’Empyrée où siègent les Anges qui, lors du Jugement dernier, seront chargés de réveiller les Morts dans leurs tombes - quand la Justice divine triomphera pesant les âmes pour séparer les bons des méchants.

    Au-sommet de tout cet agencement se trouve le Monde, à savoir Dieu le Père, ainsi que l’a écrit un moine anonyme qui commenta les Tarots à la fin du XVe siècle.

    Ce même auteur place le Fol après le Monde comme s’il s’agissait d’indiquer qu’il est étranger à toutes les règles et à tous les enseignements.

    Au cours du XVe siècle, le jeu de Tarot était connu comme "Ludus Triomphorum", et ce n’est qu’au début du XVIe siècle qu’a fait son apparition le terme ‘Tarocchi’, ou Tarots.

    L’origine de ce nouveau mot est encore sujet à controverses de nos jours... D’aucuns pensent qu’il vient de l’Arabe signifiant “Tariqa”, à savoir La Voie de la Connaissance Mystique, ayant pour source d’inspiration ‘Tara’, la déesse du Savoir (la ‘Tara Verte’ représente la déesse du Savoir Suprême dans le Bouddhisme Tibétain). D’autres y voient un rapport possible avec la technique ‘Taroccato’ en usage dans les cours du Nord de l’Italie, utilisée pour décorer des manuscrits enluminés avec un poinçon, tandis que certains considèrent encore que le mot ‘tarocco’ proviendrait du dialecte ‘tarocar’ qui signifie "faire des choses folles ou insensées" à l’occasion de paris lors de jeux de hasard. D'autres encore y voient une anagramme du mot "rota", la roue, voulant dire par là que le tarot, comme l'univers, est un éternel recommencement, un peu comme le cycle de la nature : naissance, croissance,déclin et mort ("l'Encyclopédie du Tarot", R.Kaplan).

    Les Allégories des Tarots

    Les allégories qui apparaissent sur les Atouts appartiennent au répertoire iconographique propre à la quasi totalité de l’Europe du XIIIe siècle. On les trouve sur les décorations des cathédrales gothiques, sur les fresques des édifices publics et dans les manuscrits encyclopédiques et astrologiques.

    Dans la pratique, les figures représentées sur les cartes des Triomphes constituent une authentique Biblia Pauporum à savoir une « Bible des Pauvres ». En jouant aux cartes, le peuple accédait directement par leur intermédiaire à une connaissance du mysticisme chrétien et à son contenu dont les concepts étaient ainsi continuellement rappelés à leurs esprits, selon la méthode de l’ Ars Memoriae de l’époque.

    Les allégories sont aisément déchiffrables par référence au contexte culturel des cours de l’Italie du Nord au vu de leur goût pour les images moralistes issues tant de la tradition religieuse que de la mythologie classique. Ces images étaient d’une part tenues pour des représentations des héros civilisateurs qui initièrent les hommes à de nombreux arts, telle Minerve - la première tisseuse, ou Apollon - le dieu médecin. D’autre part, elles étaient considérées comme les allégories des vices et des vertus, et c’est cette interprétation que l’on trouve dans certaines cartes des Triomphes.

    Des exemples tout à fait évidents incluent : la Force, représentée par Hercule terrassant le lion Némée, symboles des instincts animaux ; l’Amour représenté par Cupidon s’apprêtant à lancer ses flèches sur les Amants imprudents ; la Prudence, représentée par Saturne ; la Modestie de Diane ; l’Immodestie de Vénus ; la Vérité par Apollon qui illumine la Terre de son disque solaire.

    De nombreuses figures des Tarots s’inspirent clairement de l’iconographie chrétienne. Ainsi le Monde, représenté tantôt par la Jérusalem céleste à l’intérieur d’une sphère portée par des anges ou surplombée par la Gloire céleste. La carte de la Papesse renvoie à l’image de la Foi, identique à celle représentée par Giotto dans la Chapelle des Scrovegni à Padoue.

    Parmi de nombreuses autres représentations possibles des Vertus telles que la Tempérance, la Justice et la Force se trouve l’iconographie classique présente dans les églises gothiques et dans les miniatures des livres saints.

    Les traités d’astrologie de l’époque constituèrent une autre source d’inspiration. La figure du Bagat ou Bateleur apparaît parmi les "Fils de la Lune" à savoir parmi les métiers placés sous l’influence de l’astre.

    Le Misero ou Fol figure parmi les « Fils de Saturne » ; l'image des Amoureux parmi les "Fils de Vénus" ; le Pape parmi les "Fils de Jupiter" et l’Empereur parmi les "Fils du Soleil". En outre, des figures d’astrologues apparaissent dans différents jeux des Triomphes en tant que représentations de la Lune et des Étoiles.

    Enfin, sont présentes des images de la vie quotidienne. Un exemple extrêmement intéressant est la figure du Pendu qui fait référence à la peine infligée aux traîtres. Dans la Chapelle Bolognini à San Petronio (Bologne) une figure identique est représentée sur une fresque de Giovanni da Modena car l’idolâtrie était perçue comme la plus affreuse des trahisons : le reniement du Créateur. Bien que la peine de la pendaison par un pied soit représentée dans d’autres œuvres, la fresque de San Petronio est l’unique exemple connu qui coïncide parfaitement avec la Carte du Tarot.

     

     Le Livre de Thot ou l’interprétation ésotérique des tarots

     

    La renaissance des Tarots comme instrument magique intervient à la fin du XVIIIe siècle, en pleine période des Lumières. Elle est l’œuvre d’un archéologue, célèbre à l’époque : Antoine Court de Gébelin, membre de la franc-maçonerie française.

    "Si nous annoncions, aujourd’hui, qu’existe une œuvre qui contient la doctrine la plus pure des Égyptiens qui aurait échappé aux flammes de leurs bibliothèques, qui ne serait impatient de connaître un livre aussi précieux et extraordinaire ? Et bien ce livre existe et ses pages sont les figures des Tarots”.

    Pour justifier ses affirmations, Court de Gébelin explique que le mot Tarot vient de l’égyptien Ta-Rosch qui signifie Science de Mercure (Hermès pour les Grecs, Thot pour les Égyptiens). Puis, aidé par un collaborateur inconnu, il indique les nombreuses propriétés magiques du Livre à peine redécouvert.

    Ces théories sont reprises par un autre franc-maçon, Etteilla, pseudonyme de Jean-François Alliette : “Le Tarot est un livre de l’Égypte ancienne dont les pages contiennent le secret d’une médecine universelle, de la création du monde et de la destinée de l’homme. Ses origines remontent à 2170 avant J.-C. quand dix-sept magiciens se réunirent en un conclave présidé par Hermès Trismégiste. Il fut ensuite incisé sur des plaques d’or placées autour du feu central du Temple de Memphis. Enfin, après diverses péripéties, il fut reproduit par de médiocres graveurs du Moyen Âge avec une quantité d’inexactitudes telle que son sens en fut dénaturé".

    Etteilla restitua aux Tarots ce qu’il estimait être leur forme primitive et il en remodela l’iconographie ; il le baptisa Livre de Thot. L’héritage du néoplatonisme et de l’hermétisme de la Renaissance est clairement présent dans les manipulations opérées par Etteilla. En effet, dans les huit premiers triomphes, il reproduit les phrases de la Création ; dans les quatre suivants, il souligne que les vertus conduisent les âmes auprès de Dieu ; et enfin dans les dix derniers, il représente les conditionnements négatifs auxquels les êtres humains sont soumis.

    Les 56 cartes numérales furent interprétées comme les sentences divinatoires pour les mortels. Grâce à ces révélations, prit un grand essor la mode de la cartomancie.

    Toutefois, bien plus tard, la dimension mystique du Livre de Thot fut revalorisée par Eliphas Lévi.

    Eliphas Lévi dénonça les erreurs d’Etteilla en affirmant que les 22 Triomphes correspondaient à 22 lettres de l’alphabet hébreu mosaïque. Et il en explique le rapport avec les opérations magiques, avec le symbolisme franc-maçon et surtout avec les 22 sentiers de l’Arbre de la Qabbale, qui reflètent les structures identiques de l’homme et de l’univers.

    En parcourant les 22 canaux du savoir suprême, l’âme humaine pouvait parvenir à la contemplation de la lumière divine.

    Les théories de Lévi furent reprises par de nombreuses confraternités occultistes et chacune d’entre-elles réalisa de nouvelles cartes des Tarots conformes à sa propre philosophie.

    Pour certaines, l’objectif des initiés était la réalisation d’un grand Temple Humanitaire visant la création du Règne du Saint-Esprit fondé sur l’ésotérisme commun à tous les cultes. Pour d’autres, les Tarots représentaient les étapes d’un parcours individuel d’élévation mystique ou d’exaltation psychique grâce à l’obtention de grands pouvoirs magiques.

    Tarots et cartomancie

     

    Il est généralement admis que la période qui couvre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, fut propice aux prophètes et aux devins, en France et ailleurs, en raison des incertitudes politiques et de l’aggravation de la crise économique.

    Bien que Merlin Cocai (pseudonyme de Teofilo Folengo), ait, en 1527, écrit sous une forme littéraire une sorte de traité de lecture divinatoire avec les tarots similaire à celle couramment en usage - la pratique prophétique des cartes n'était pas courante pendant la Renaissance.

    Nous savons que le premier document attesté contenant la liste des cartes avec leurs valeurs divinatoires respectives appartient à la ville de Bologne et doit être daté des premières années du XVIIIe siècle.

    Ce n’est qu’au XIXe siècle que le nombre de cartomanciennes s'accrut de façon considérable grâce aux stupéfiantes révélations de Court de Gébelin, d’Etteilla et des confraternités occultistes.

    Une des plus célèbres cartomanciennes de l'époque fut Mademoiselle Lenormand, dont la fortune reposa sur une habile utilisation de son image publique. Tout au long de sa carrière, Mademoiselle Lenormand vit défiler dans son salon des personnages de la stature de Robespierre, Marat, Danton, Napoléon Bonaparte, et devint la confidente de l’impératrice Joséphine.

    La “Sibylle des Salons”, ainsi qu’elle était surnommée, fut imitée par d’innombrables devineresses qui s’efforcèrent de tirer profit de leur art en prétendant être les élèves et les disciples voire les héritières de la plus illustre sibylle. D’autre créèrent de nouvelles cartes de cartomancie basées sur les Tarots égyptiens d’Etteilla ou sur les cartes à jouer françaises.

    Vers 1850, la divination par le biais des tarots et des cartes à jouer était devenue une technique divinatoire extrêmement populaire dans l’Europe entière. Et à cette même époque, la renaissance des philosophies ésotériques redonna vigueur aux arts magiques et à la cartomancie en particulier.

    La diffusion de cette pratique, toutes classes sociales confondues, s’accompagna d’une vaste production industrielle pour répondre aux attentes du public. Au cours du XIXe siècle furent imprimés, essentiellement en France, en Italie et en Allemagne, au moins une centaine de jeux qui dans la plupart des cas n’avaient qu’un rapport lointain avec les Tarots mais davantage avec les livres d’interprétation des songes ou avec la "Kabbale du Loto".

    On peut affirmer que depuis lors cette mode a conservé toute sa vigueur, si l’on excepte les périodes de guerre.

    A tort selon nous, les sociologues s’interrogent aujourd’hui sur les raisons de ce qu’il est convenu de définir aujourd’hui comme un retour de l’irrationnel mais qu’il convient d’envisager davantage comme une présence qui témoigne d’un besoin constant, dans l’histoire occidentale, de plus grandes certitudes.

    Au-delà de l’aspect divinatoire, il convient par ailleurs de tenir compte de la dimension artistique. La création des cartes a en effet souvent vu à l’œuvre de très talentueux dessinateurs et peintres dont le travail témoigne, non seulement d’un goût personnel, mais également d’une sensibilité artistique et des courants des époques dans lesquelles il s’inscrit."

     Les arcanes Majeurs

     

     

    Ils sont au nombre de 22. Ils sont numérotés en chiffres romains additifs, à l'image du IIII de nos cadrans d'horloge, dans les éditions les plus anciennes. Certains modernes usent de chiffres arabes.

    I. Le Bateleur
    II. La Papesse
    III. L'Impératrice
    IIII. L'Empereur
    V. Le Pape
    VI. L'Amoureux
    VII. Le Chariot
    VIII. La Justice
    IX. L'Hermite
    X. La Roue de Fortune
    XI. La Force
    XII. Le Pendu
    XIII. L'Arcane sans nom / La « Mort

    XIIII. Tempérance
    XV. Le Diable
    XVI. La Maison Dieu (ou la Tour)
    XVII. L'Étoile
    XVIII. La Lune
    XVIIII. Le Soleil
    XX. Le Jugement
    XXI. Le Monde
    XXII. Le Mat (ou le Fou) XXIIe ou "Zéro" selon la convention choisie. Le Mat est parfois classé au 21° rang, Le Monde étant alors au 22°. C'est l'ordre adopté par l'auteur anonyme de l'ouvrage Méditations sur les arcanes majeurs du Tarot.

     Les arcanes Mineurs

     

    Ce sont les cartes « habituelles », réparties en quatre couleurs ou séries: le denier (ou l'écu), le bâton, l'épée, la coupe. Chaque couleur ou série compte 14 cartes : l'As, les neuf nombres, le Valet, le Cavalier (ou le Chevalier), la Reine et le Roi.

    Dans certains jeux de tarots les arcanes mineurs sont moins nombreux. Le Tarot d'Isis par exemple, en compte 14.

     Les pratiques divinatoires

     

    Il existe plusieurs façons de procéder à un tirage. L'une des méthodes les plus simples, utilisée pour avoir des éclaircissements sur une question est le tirage en ligne. Cette méthode ne met en jeu que les arcanes majeurs.

    On commence par mélanger les cartes. On coupe de la main gauche et on tire une carte au hasard en posant mentalement la question « le moment est-il propice pour procéder à un tirage ». Suivant la lame tirée on choisit ou non de procéder au tirage.

    Si l'on choisit de procéder au tirage, on prend le paquet dans la main droite, on se place dans un état de réceptivité mentale jusqu'à ce qu'un nombre entre 1 et 22 vienne à l'esprit. On compte ensuite les cartes jusqu'à arriver à la nième choisie et on la place à gauche, sans la retourner. On pose ainsi 3 cartes, représentant chacune le passé et les motivations du problème présent du consultant, le présent et le problème auquel fait face la consultant et l'avenir ou la façon dont le problème se confrontera au consultant. On peut aussi bien choisir un tirage en ligne à cinq cartes qui est sensiblement similaire ; la carte 1 représente le passé, la carte 2 les motivations profondes cachées au consultant et qui sont souvent à l'origine du problème, la carte 3 est le présent, la carte 4 l'atmosphère qui entoure le consultant et la carte 5 la conclusion.

    On peut également procéder au tirage en croix grecque. En procédant de la même manière, on choisit une autre carte que l'on place à droite, puis une autre que l'on place en haut, et une dernière que l'on place en bas. Si l'on arrive au bout du paquet, on replace simplement les cartes comptées à la fin du paquet.

    On a devant soi à present les 4 cartes placées en croix. On les retourne. La première carte à gauche représente la personne qui interroge le Tarot, le consultant, la carte de droite représente son environnement, la carte du haut représente la voie à suivre ou le sens vers lequel la situation évolue, la carte du bas représente la conclusion probable.

    Si l'on en ressent le besoin on peut calculer une cinquième carte, dite synthèse. On additionne les valeur numériques des 4 cartes et l'on procède à une réduction théosophique en additionnant les chiffres composant le nombre obtenu. Exemple : Si les 4 cartes sont Papesse, Tempérance, Chariot et Soleil, on obtient 42. 4+2=6, la synthèse est donc l'Amoureux. Si jamais la synthèse est une carte qui se trouve déjà dans le tirage, on extrait la valeur numérique de cette carte et on refait la réduction théosophique. Exemple : on obtient 40, mais l'Empereur fait déjà partie du tirage. On retire donc 4 à 40, ce qui donne 36. 3+6=9, la synthèse du tirage est l'Ermite.

    Il y a enfin une dernière méthode plus complexe qui utilise 10 cartes et qui donc nécessite les arcanes mineures et majeures : les 5 premières cartes sont disposées en croix grecque avec la seconde carte posée sur la première, décalée à 90°. Les cinq autres cartes sont disposées en ligne verticale à droite de la croix du bas vers le haut.

    • La première carte, au centre de la croix, symbolise le consultant lui-même et l'état dans lequel il se trouve.
    • La seconde carte, sur le consultant, est le problème auquel le consultant est confronté
    • La troisième carte, à gauche, est le passé du consultant.
    • La quatrième carte, à droite, est la future situation du consultant.
    • La cinquième carte, au dessus, symbolise l'atmosphère de la situation.
    • La sixième carte, en dessous, représente les motivations profondes et insoupçonnées du consultant.
    • La septième carte, en bas à droite est la personne ; c'est une personne qui interferre dans la vie du consultant, cela peut être quelqu'un dont il a déjà été question dans les 6 premières cartes, quelqu'un d'inconnu ou non.
    • La huitième carte symbolise le regard des autres sur notre action et ce qu'ils vont en penser.
    • La neuvième carte représente les peurs du consultant qui l'empèchent d'arriver à son épanouissement.
    • La dixième carte est la conclusion.

    Le Jeu de la Reine

    Etendre, sans regarder, cinq carte sur la table . en choisir vingt quatre autres et demander au consultant de les mélanger et de couper de la main gauche. Retourner les cinq premières cartes: la première évoque le présent; la deuxième le destin qui accompagnele consultant tout au long de sa vie; la troisième symbolise l'amour; la quatrième la famille; la cinquième la position sociale. Puis partant de la carte se trouvant au dessus du paquet de vingt quatre carte, lequel a été précédemment mélangé et coupé par le consultant, répartir successivement quatre cartes sur chacune des cinq cartes retournées. Les quatre cartes se trouvant sur la première des cinq indiquent ce qu'il advient du présent; celles qui se trouvent sur la deuxieme carte prédisent l'avenir; celles qui se trouvent sur la troisième concernent l'amour; celles qui se trouvent sur la quatrième évoquent la famille; celles qui se trouvent sur la cinquième indiquent la position sociale. Les quatre cartes restant après cette distribution se découvrent en dernier: les deux premières d'entre elles concernent l'imprévu, les deux autres la chance.

     

    LE SATANISME

     

     

     

    Satanisme peut désigner :

    • Satanisme théiste Le culte ou la vénération de Satan
    • Satanisme LaVeyen Une forme de religion pour laquelle Satan n'est pas un dieu, mais un symbole de nature humaine et d'individualisme - c'est une "force de la nature".

     

     

    Il me semble important de commencer ce bref coup d'oeil sur le satanisme par un avertissement. Dark-Refuge est un site libre, je n'ai pas d'actions chez LaVey, je ne pratique par encore de messes noires, je ne créve pas les chats, et je ne pratique aucunement la magie à mes heures perdues. Je tiens à rassurer les puritains choqués.

    par l'image que nous en revoit les mass media: celle de jeunes en manque d'identité qui pensent que gribouiller des pentacles sur les tombes c'est top. Le satanisme est une doctrine ancienne qui a des codes, des régles, des principes comme toutes doctrines. Ce n'est aucuement la vénération du malin .

     

     

    Satan tel que nous le représente l'Eglise à notre époque, est le malin, la face caché et forcément mauvaise de l'humanité, le tentateur. Je ne vous apprendrais rien en vous disant que l'Eglise dans un désir d'absorber les anciennes croyances païennes à fortement copiées celles-ci pour constituer son propre "panthéon".

    Le mythe de Satan tel que se le représente les satanistes est plus proche de la vision originelle de ce que fut ce personnage avant que l'Eglise n'en face ce qu'il est actuellement. Cette vision est simplement celle du dieu Pan, et plus particuliérement de son influence: Pan est une force de la nature, un être hédoniste, qui vit donc pour profiter pleinement des plaisirs de la chair (hérétique va!).

    L'idéologie sataniste se rapproche grandement de celle du siécle des lumiéres; à savoir que l'homme est le centre de toutes choses, il est entiérement libre de ne pas suivre un dogme, libre de ne pas de vénérer un dieu, libre d'être lui même. C'est une idéologie complétement en contradiction avec la vision centrée sur une entité supérieure comme le prône l'Eglise.

     

     

    Origine

    Le principe du satanisme est une inversion des dogmes chrétiens qui prône l'adoration du Prince du Mal : Satan, Lucifer, le diable... quel que soit son nom. Cette théologie négative a toujours existé dans le mythe judéo-chrétien mais n’est devenue dualiste qu’à partir des Évangiles et du Nouveau Testament. Le dieu unique de l’Ancien Testament Yahvé se montre parfois redoutable, et comme ses équivalents du Moyen-Orient, il dispose d’agents, malak Yahveh, anges chargés des basses besognes. Parmi eux se trouve un type d’ange, un satan, de la racine hébraïque stn signifiant « l’opposant », « celui qui met un obstacle ». Le terme « satan » est un titre et non pas un nom personnel, ce type d’ange faisant partie de la cour de Dieu comme bene’elohim (« fils de dieu »). Pour comprendre l’évolution de Satan en ange rebelle, il faut se replonger dans la littérature apocryphe apocalyptique d’avant l'ère chrétienne. Les livres d’Enoch décrivent la révolte des anges qui enfreignent la séparation entre le divin et l’humain en s’accouplant aux femmes. En outre, ils apprennent à l’humanité la métallurgie, l’art des bijoux et des cosmétiques. Ici naît l’existence du mal. Un lien est établi entre le sexe, la maîtrise de la technique par l’homme et le mal. L’ange prométhéen, Lucifer, est puni pour sa désobéissance, pour avoir transmis la connaissance charnelle et intellectuelle contre la volonté de Dieu.

     

    Naissance du dogme

    Au début du XXe siècle commencent à émerger des organisations dites lucifériennes, comme la Fraternitas Saturni, le Palladisme de Margiotta et Pike (probablement une invention des écrivains catholiques de l'époque), ou encore l’Astrum Argentum de Crowley. De ces noms, on ne retient souvent que les orgies de drogue et de sexe, ainsi que les doctrines et pratiques ésotériques souvent issues de la Kabbale hébraïque. Cependant, Crowley sortira du lot, créant sa religion thélémite basée sur une gnose hermétique (et qui donnera plus tard naissance à la magie du Chaos de Peter Carroll). Elle laissera une trace par son esprit libertaire.

     

     

    Satanisme de LaVey

    Il faut attendre Anton Szandor LaVey et sa Bible Satanique en 1969, acte de naissance de la philosophie et religion sataniste, pour parler de satanisme moderne. LaVey avait fondé trois ans auparavant l’Église de Satan à San Francisco, dans un acte symbolique pour rassembler des individus liés par le mythe du Prince des Ténèbres. Car il s’agit bien de la symbolique du mythe de Satan sur lequel le Satanisme moderne fonde sa philosophie : il n'y a ici nulle croyance en une déité nommée Satan. Bien que le terme de religion soit employé, il faut en préciser le sens. Le Satanisme moderne place le sentiment de divinité en soi-même, cultive l’ego, Satan étant l’incarnation des instincts charnels de l’Homme et l‘affirmation de sa volonté. LaVey puise son inspiration de Nietzsche, Darwin, Jung, Reich et de la philosophie objectiviste d’Ayn Rand.

    LaVey a une idée précise, née de son observation des comportements humains, de la philosophie de vie qu’il veut édicter. Il récupère notamment dans un livre oublié Might is Right de Ragnar Redbeard des éléments pour Le Livre de Satan. La pensée darwiniste (brutalisée) et anti-religieuse de Redbeard convient parfaitement au point de vue satanique; cependant LaVey en expurge toutes les notions raciales propre à Redbeard et à son époque. Le Satanisme moderne base son élitisme sur l’intelligence et non pas sur une prétendue race supérieure. Il signifie une adhésion au principe que toutes nos convictions, nos buts, nos valeurs, nos désirs et nos actions devraient être fondés sur, dérivés de, choisis et validés par un processus rationnel aussi précis et scrupuleux qu’il nous soit possible, en stricte application des lois de la logique. Il signifie notre acceptation de la responsabilité de former nos propres jugements et de vivre du travail de notre propre esprit (indépendance). Il signifie que nous ne devrions jamais sacrifier nos opinions aux convictions ou aux désirs irrationnels des autres (intégrité) ; et que nous ne devrions jamais chercher à nous approprier ou à nous octroyer ce que nous ne méritons pas, ou ce qui ne nous revient pas de droit - que ce soit dans le domaine matériel ou spirituel (respect de la propriété individuelle). Il signifie que nous ne devrions jamais désirer d’effets sans causes, et que l’on ne devrait jamais donner naissance à une cause sans assumer pleinement la responsabilité de ses effets ; que nous ne devrions jamais agir comme un zombie, c’est-à-dire sans connaître nos propres buts et motifs ; que nous ne devrions jamais prendre de décisions, nous forger des convictions ou nous approprier des valeurs hors contexte, c’est-à-dire sans tenir compte de la somme totale et intégrée de nos propres connaissances ; et, par-dessus tout, que nous ne devrions jamais tenter de laisser passer une contradiction. Il signifie aussi le rejet de toute forme de mysticisme, c’est-à-dire de toute prétention à une source de connaissance surnaturelle et non sensorielle. Il signifie enfin un engagement à user de la raison, non de manière sporadique ou en l’appliquant seulement dans certaines circonstances, ou dans des cas d’urgence, mais comme une façon de vivre permanente. LaVey résume ceci avec pragmatisme dans ses onze règles de la Terre :


    01. Ne donnez pas votre opinion ou vos conseils à moins qu'on ne vous l'ait demandé.
    02. Ne confiez pas vos angoisses ou autres troubles à autrui à moins que vous ne soyez certains d'être écouté.
    03. Si vous allez dans la maison d'un autre, montrez-lui du respect, sinon n'y allez pas.
    04. Si un invité dans votre maison vous contrarie ou vous embête, traitez-le cruellement et sans pitié.
    05. Ne faites pas d'avances quelles qu'elles soient, à moins que vous ne puissiez réaliser ce que vous avancez (ne soyez pas prétentieux).
    06. Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas, à moins que ce bien soulage son propriétaire et qu'il veuille s'en défaire.
    07. Reconnaissez le pouvoir de la magie si vous l'avez employée avec succès pour réaliser vos désirs. Si vous reniez ces pouvoirs après y avoir fait appel avec succès, vous perdrez tout ce que vous aurez obtenu par leur aide.
    08 Ne vous plaignez de rien qui ne vous concerne pas personnellement.
    09. Ne maltraitez pas les enfants.
    10. Ne tuez pas d'animaux, sauf pour vous défendre ou pour vous nourrir.
    11. Quand vous sortez, n'ennuyez personne. Si quelqu'un vous ennuie, dites-lui d'arrêter. S'il continue à vous ennuyer, détruisez-le !

    De la même façon que l'homme est un autodidacte dans le domaine matériel, il est un « autodidacte dans le domaine spirituel ». Cela signifie que l’on doit mériter le droit de se considérer soi-même comme notre plus grande valeur en réalisant notre propre perfection morale, c’est-à-dire en refusant d’accepter tout code fondé sur des vertus irrationnelles qui seraient impossibles à mettre en pratique. Il faut s’assurer alors d'user de celles qui le sont, en refusant toute culpabilité imméritée, en ne s’y exposant pas et en corrigeant promptement celle que l’on aurait pu mériter. Et enfin, par-dessus tout, la perfection morale s’accomplit en refusant de jouer le rôle d’un animal sacrificiel et en refusant toute doctrine qui prêche l’auto-immolation comme une vertu ou un devoir moral.

    L’individualisme est au centre du satanisme, un individualisme éclairé où l'ego se réalise pleinement - « indulgence au lieu d’abstinence » disait A S. LaVey, « mais pas compulsion », ajoutait-il. Le satanisme place l’humain comme la seule valeur supérieure, en cela il est un concept anti-théos, mais il se bat aussi contre le structuralisme conservateur de nos sociétés modernes qui étouffe l’essence de chaque homme. Le satanisme nie l’égalitarisme « démocratique », le qualifiant de mensonge pieux qui permet aux gouvernants de vendre de la liberté « formelle », posant comme acquis l'idée de tous les hommes égaux en valeur. L’égalité n’est pas une loi de la nature, ni en corps ni en esprit. Selon la doctrine sataniste, malgré son degré d’évolution, l’homme reste un animal, et de par ses instincts la loi de la jungle prévaut sur terre, malgré les bonnes manières « civilisées » de l'homo sapiens. La liberté est le bien le plus précieux pour un sataniste, c’est pourquoi « il est préférable d’être un maître en enfer, qu’un esclave au paradis ! » (John Milton, Paradise Lost, Livre I, vers 263: "Better to reign in Hell than serve in Heaven!").

    Le satanisme moderne se veut une tranchante césure rationnelle avec les tâtonnements occultistes passés, une philosophie de vie où l’humain reprend son trône au divin, essayant ainsi de maitriser le destin des hommes en leur évitant, la misère, la guerre et les souffrances. Le satanisme contemporain pourrait devenir une nouvelle voie pour une mondialisation qui ne soit plus uniquement monétaire. La mondialisation peut permettre la diffusion de valeurs et la promotion de la démocratie.

    From: wikipedia

     

     

     

    BIBLIOGRAPHIE

     

    Satanisme et vampyrisme*

    Paul Ariès
    Éditions Golias 2004                   
    ISBN : 2-914475-63-2

     

    Ouvrage qui est le fruit d'une enquête de plus de douze ans dont six dans le cadre d'une conven-tion conclue avec le Ministère des Affaires so-ciales. Il porte à la connaissance du grand public des informations disponibles depuis 1994 " au sein de l'appareil d'Etat " puisqu'à cette époque, Paul Ariès était l'auteur d'un rapport de mission sur le satanisme. Jusqu'à la parution du présent ouvrage, il avait choisi de taire certaines informations pour préserver des enquêtes en cours.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les sorciers ne sont pas voués au mal.
    * Les sorciers ne font pas commerce avec Satan.
    * Les sorciers s'habillent en noir parce que cette couleur absorbe l'énégie, et non pour des raisons maléfiques.
    * Les sorciers ne sont pas laids, verts, vieux et boutoneux. Ils existe des sorciers jeunes et beau, et des sorciéres jeunes et belles.
    * Les sorciers empruntent les transports en commun et non pas un balai.
    * Les sorciers usent de pouvoir psychique comme les religieux prient pour obtenir un résultat.
    * Les sorciers utilisent un bâton ou une baguette magique pour diriger les énégies.
    * Les sorciers utilisent lénérgie psychique que toute personnes possédent en elle.
    * Les sorciers considérent la magie et la sorcellerie comme une science, un art et surtout comme leurs religion dont ils usent en harmonie avec l'univers.
    * Les sorciers portent l'étoile à 5 branche inscrite dans un cercle (le pentagramme) qui symbolise les 5 élément ( eau, terre, air, feu, et le cinquiéme (akasha), l'ésprit divin qui est dirigé vers le ciel).

     

     

     

    BERNADETTE SOUBIROUS

     

     

     

    Bernadette Soubirous

     

    Bernadette Soubirous (Bernadeta Sobirós en Gascon), de son vrai nom Marie-Bernarde Soubiroux (Maria Bernada Sobirós), née le 7 janvier 1844 à Lourdes, et décédée le 16 avril 1879 à Nevers, est une sainte catholique, célèbre pour avoir été témoin, selon elle, d'apparitions de la Vierge, à plusieurs reprises, dans une petite grotte non loin de sa ville natale. Elle a été béatifiée le 14 juin 1925, puis canonisée le 8 décembre 1933.

     
     
     
     Enfance
     
     

    Ses parents, François Soubirous (1807-1871) et Louise Castérot (1825-1866), exploitent le moulin de Boly, où elle est née, jusqu'en 1854. Les Soubirous qui avaient, dit-on, fait un mariage d'amour, ont eu au total neuf enfants dont cinq sont morts en bas-âge. Bernadette est l'aînée. À cette date, l'entreprise familiale est ruinée (trop artisanale en cette époque d'industrialisation, et sans doute mal gérée). Bernadette connaît la faim et la maladie, elle sait à peine lire et écrire. De santé fragile (elle est notamment asthmatique), elle paraît moins que son âge. Elle est par ailleurs belle fille selon les témoignages de l'époque et comme en attestent les photographies qui ont été prises d'elle. Son sentiment religieux est déjà très fort même si elle ignore à peu près tout du catéchisme (« [...] si la Sainte Vierge m’a choisie, c’est parce que j’étais la plus ignorante ! » dira-t-elle plus tard).

    Les parents de Bernadette l'envoient chez sa marraine et tante, Bernarde Castérot (1823-1907), qui l'emploie comme servante à la maison.

    Les Soubirous déménagent pour une cellule de l'ancienne prison de la rue Haute, surnommée Le cachot (que l'on peut visiter actuellement) et où ils logent à six dans 3,77 x 4,40 m. En 1857, François Soubirous est accusé (apparemment à tort) du vol de deux sacs de farine. Il est envoyé en prison. La famille Soubirous est dans une période de détresse noire.

     

     

     Apparitions

     

    Bernadette témoigne de dix-huit apparitions de la Vierge entre le 11 février et le 16 juillet 1858 dans la petite grotte de Massabielle, renfoncement dans une paroi rocheuse le long du Gave de Pau, à proximité immédiate du village de Lourdes. Lors de la neuvième apparition, Bernadette suit les indications de la Vierge et découvre une source d'eau (cette source est en fait connue depuis longtemps).

    À la base, la jeune fille déclare qu'elle a vu une lumière. Ce n'est qu'a posteriori qu'elle donnera des descriptions de plus en plus détaillées de ce qu'elle prétend avoir vu.

    1. Jeudi 11 février 1858. Avec sa sœur Marie (1846-1892), dite Toinette, et Jeanne Abadie, une amie, Bernadette se rend le long du Gave de Pau pour ramasser des os et du bois mort. Du fait de sa santé précaire, elle hésite à traverser le Gave, glacial, comme sa sœur et son amie. Elle est alors surprise par un bruit et lève la tête vers la grotte de Massabielle : « J'aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied ». Bernadette récite une prière, la dame disparaît.
    2. Dimanche 14 février 1858. Ses parents interdisent à Bernadette de retourner à la grotte. Elle insiste, ils cèdent. Sur place, elle récite des chapelets et voit apparaître la dame. Elle lui jette de l'eau bénite. La dame sourit, incline la tête et disparaît.
    3. Jeudi 18 février 1858. Bernadette, sous la pression d'une dame de la bourgeoisie lourdaise, demande à la dame de lui écrire son nom. Celle-ci lui répond : « Ce n'est pas nécessaire ». Puis elle ajoute « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l'autre. Voulez-vous avoir la grâce de venir ici pendant quinze jours ? »
    4. Vendredi 19 février 1858. Bernadette vient à la grotte avec un cierge béni et allumé (ce qui est devenu, depuis, une coutume). La dame apparaît brièvement.
    5. Samedi 20 février 1858. La dame apprend une prière personnelle à Bernadette qui, à la fin de sa vision, est saisie d'une grande tristesse.
    6. Dimanche 21 février 1858. Une centaine de personnes accompagnent Bernadette. La dame se présente (à Bernadette seule) et le commissaire de police Jacomet l'interroge sur ce qu'elle a vu. Bernadette se contente de répéter : « aquerò » (cela)
    7. Mardi 23 février 1858. Accompagnée de cent cinquante personnes, Bernadette se rend à la grotte où l'apparition lui révèle un secret « rien que pour elle ».
    8. Mercredi 24 février 1858. La dame transmet un message à Bernadette : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! »
    9. Jeudi 25 février 1858. Trois cents personnes sont présentes. Bernadette explique que la dame lui demande de boire à la source : « Allez boire à la fontaine et vous y laver. Vous mangerez de cette herbe qui est là. ». Bernadette racontera plus tard : « Je ne trouvai qu'un peu d'eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire. ». La foule l'accuse d'être folle et elle répond : « C'est pour les pécheurs ».
    10. Samedi 27 février 1858. Huit cents personnes accompagnent Bernadette. L'apparition reste silencieuse, Bernadette boit l'eau.
    11. Dimanche 28 février 1858. Deux mille personnes assistent à l'extase de Bernadette qui prie, baise la terre, rampe sur les genoux. Le juge Ribes la menace de prison.
    12. Lundi 1er mars 1858. Mille cinq cents personnes accompagnent Bernadette, dont, pour la première fois, un prêtre. La même nuit, Catherine Latapie, une amie de Bernadette, se rend à la grotte et trempe son bras déboîté dans l'eau de la source : son bras et sa main retrouvent leur souplesse.
    13. Mardi 2 mars 1858. La foule est très importante. La dame demande à Bernadette : « Allez dire aux prêtres qu'on vienne ici en procession et qu'on y bâtisse une chapelle ». L'abbé Dominique Peyramale, curé de Lourdes veut connaître le nom de la dame et exige en sus une preuve précise : il veut voir fleurir le rosier/églantier de la grotte en plein hiver.
    14. Mercredi 3 mars 1858. Trois mille personnes accompagnent Bernadette. La vision ne vient pas. Plus tard, Bernadette se sent appelée et retourne à la grotte où elle demande son nom à la Dame qui lui répond par un sourire. Le curé Peyramale insiste : « Si la Dame désire vraiment une chapelle, qu'elle dise son nom et qu'elle fasse fleurir le rosier de la grotte »
    15. Jeudi 4 mars 1858. Environ huit mille personnes attendent un miracle à la grotte. La vision est silencieuse. Pendant vingt jours, Bernadette ne ressent plus l'invitation à se rendre à la grotte.
    16. Jeudi 25 mars 1858. L'apparition se montre à Bernadette et dit en gascon bigourdan — la langue que parlait Bernadette —, levant les yeux au ciel et joignant ses mains : « Que soi era immaculada concepcion ». Bernadette retient ces mots, qu'elle dit ne pas comprendre, et court les répéter au curé, qui est troublé : quatre ans plus tôt, le pape Pie IX a fait de l'"Immaculée Conception de Marie" un dogme et Bernadette dit ignorer qu'elle désigne la Vierge. Le rosier n'a toujours pas fleuri.
    17. Mercredi 7 avril 1858. Le docteur Douzous constate que la flamme du cierge que tient Bernadette pendant l'apparition entoure sa main sans la brûler.
    18. Jeudi 16 juillet 1858. C'est la dernière apparition. Une palissade interdit l'accès à la grotte. Bernadette franchit le Gave et voit la Vierge exactement comme si l'adolescente se trouvait devant la grotte.

     

     

    La reconnaissance des apparitions par l'Église
     
     
     

    Le 28 juillet 1858, soit douze jours seulement après la dernière apparition, Mgr Laurence, évêque de Tarbes, réunit une commission d'enquête destinée à établir le crédit que l'Église doit apporter aux affirmations de Bernadette Soubirous. Cette commission est chargée de vérifier la validité des « miracles » annoncés, en recueillant des témoignages divers et les avis de scientifiques ou de gens d'Église. Elle est aussi chargée d'interroger Bernadette dont la sincérité semblera « incontestable » à l'évêque : « Qui n'admire, en l'approchant, la simplicité, la candeur, la modestie de cette enfant ? Elle ne parle que quand on l'interroge ; alors elle raconte tout sans affectation, avec une ingénuité touchante, et, aux nombreuses questions qu'on lui adresse, elle fait, sans hésiter, des réponses nettes, précises, pleines d'à propos, empreintes d'une forte conviction ». Le fait que la jeune fille répète des mots dits par la Vierge qu'elle ne pouvait pas connaître eu égard à son manque d'instruction, sera un argument décisif.

    Entre-temps, la foule des pèlerins venant voir la grotte et y demander de l'aide à Marie ne cesse de croître, il vient des gens de toute l'Europe et de nouveaux témoignages de miracles s'accumulent. «  Si l'on doit juger l'arbre par ses fruits, nous pouvons dire que l'apparition racontée par la jeune fille est surnaturelle et divine ; car elle a produit des effets surnaturels et divins »

    Quatre ans plus tard, le 18 janvier 1862, l'évêque rend son avis — favorable : « Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de dix-huit fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes ; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. Nous soumettons humblement notre jugement au Jugement du Souverain Pontife, qui est chargé de gouverner l'Église universelle ».

    C'est ainsi que Lourdes, modeste chef-lieu des Pyrénées, soigneusement évité par le tourisme thermal alors en pleine explosion — son eau n'avait pas les propriétés curatives attribuées à celles de Luchon, Cauterets ou Bagnères-de-Bigorre — est vite devenue la ville touristique la plus fréquentée de la région.

    Un fait souvent oublié : à Garaison (aujourd'hui, Monléon-Magnoac, à 70 km de Lourdes), une jeune fille nommée Anglèze de Sagasan avait affirmé avoir entendu la Vierge lui demander de construire une chapelle près de la source. Cela se passait vers 1520. La chapelle a bien été construite et la ville a été un lieu de dévotion et de tourisme religieux aux siècles suivants.

     

    Le départ pour Nevers

     

    Bernadette souhaitait faire sa communion et pour cela, elle devait apprendre à lire et à écrire en français. Elle est donc admise à "l'école des indigents", à l'hospice de Lourdes, tenu par les Sœurs de la Charité de Nevers. Là, elle s'instruit, apprend à lire et apprend le catéchisme et un métier. Les observateurs de l'époque notent que son recueillement en prière est impressionnant, mais qu'elle est aussi gaie, enjouée, espiègle et plutôt autoritaire avec ses compagnes — qui l'apprécient néanmoins beaucoup. Après réflexion elle choisit la congrégation des Sœurs de la charité de Nevers pour vivre son désir de vie religieuse. La Maison-Mère de la congrégation est à Nevers. Avec ses supérieures, elle est d'une obéissance à toute épreuve, comme en témoigne une anecdote : on avait interdit à Soeur Marie-Bernard de retourner à la grotte et on lui demanda : « Si la Vierge t’ordonnait d’y aller, que ferais-tu ? ». Bernadette répondit : « Je reviendrais demander la permission à Monsieur le Curé ».

    À l'extérieur, on commence à rendre un inquiétant culte à la jeune bigourdane. Sa photo s'achète, les journaux parlent d'elle, on veut la voir. Le plus sage est de l'éloigner de Lourdes. Certaines personnes, comme l'essayiste britannique Ruth Harris (Lourdes. La grande histoire des apparitions, des pèlerinages et des guérisons, Jean-Claude Lattès, 2001), n'hésitent pas à affirmer que Bernadette devait, en quelque sorte « disparaître » de son vivant afin que l'Église pût maîtriser totalement la capitalisation des miracles lourdais.

    Pour une jeune fille sans dot, la vie de sœur était difficilement envisageable, mais Bernadette est désormais célèbre et divers couvents sont prêts à l'accueillir.

    Elle quitte donc les Pyrénées qu'elle ne reverra jamais. Elle rejoint le 6 juillet 1866, la congrégation des Sœurs de la Charité à Nevers. Elle y reste treize années pendant lesquelles elle sera traitée sans égards spéciaux. Elle occupe les postes d'aide-infirmière, de responsable de l'infirmerie et de sacristine. Les quatre dernières années, elle est surtout malade.

    Atteinte d'une tuberculose pulmonaire, et souffrant de son asthme chronique contracté lors de la grande épidémie de choléra dans les Hautes-Pyrénées, elle meurt le 16 avril 1879 au couvent Saint-Gildard de Nevers à 15h30 à l'âge de trente-cinq ans.

    Pour les besoins du procès en canonisation, son corps doit être reconnu. Son cercueil sera ouvert trois fois et son corps retrouvé intact. Lors des exhumations, son corps fut lavé et le contact avec les "détergents" aurait noirci la peau : le corps de la vénérable Bernadette est intact, le squelette complet, les muscles atrophiés mais bien conservés ; la peau parcheminée paraît seule avoir subi l'humidité du cercueil. Elle a pris une teinte grisâtre et est recouverte de quelques moisissures et d'une certaine quantité de cristaux de sels calcaires (…) (Dr Talon et Dr Comte, chargés de l'examen du corps après 1923), cités par Dominique Lormier dans Bernadette Soubirous, éd. CMD, 1999. Dans le même livre on apprend que quelques années plus tard, la peau de Bernadette a noirci. Le visage de Bernadette et ses mains ont donc été recouverts d'un très fin masque de cire pour la présentation publique.

    Son corps repose dans une châsse de verre et de bronze dans la chapelle de l'Espace Bernadette à Nevers.

    Bernadette Soubirous a été béatifiée le 14 juin 1925 et canonisée le 8 décembre 1933.

     

     

     

    Ses parents [

    son père est François Soubirous, né le 7 juillet 1807 et décédé le 4 mars 1871. Étymologiquement, son patronyme signifierait « souverain » (de sobeiran en Gascon).

     

    Les enfants Soubirous

     

    Marie-Bernarde, dite Bernadette (7 janvier 1844 - 16 avril 1879)

     

     

    LES MIRACLES

     

     

     

     

     

    Un miracle est un fait extraordinaire ou surnaturel, attribué à une puissance divine et accompli soit directement, soit par l'intermédiaire d'un serviteur de cette divinité. Les miracles ne sont pas explicables scientifiquement et ce pour deux raisons :

    • la majorité des miracles sont relatés ; c'est le cas entre autres, mais pas uniquement, des miracles signalés dans les livres saints comme la Bible, la Torah ou le Coran ;
    • un miracle explicable scientifiquement n’est souvent plus considéré comme un miracle. Cela concerne en particulier les cas de miracles contemporains

     

    Sens catholique

     

    Trois signifiants définissent le miracle : C'est un fait prodigieux d'ordre surnaturel survenant dans un contexte religieux qui manifeste une intervention spéciale et gratuite de Dieu adressant aux hommes un signe sensible de sa présence dans le monde


    Dans la religion catholique, le miracle ne se limite pas à sa composante extraordinaire et inexplicable par la connaissance scientifique: de tels phénomènes extraordinaires peuvent (dans cette interprétation) être obtenus par des actions de magie ou de théurgie, sans qu'il y ait un miracle au sens propre. Pour le catholicisme, le miracle est l'intervention directe de la puissance de Dieu. Ceci exclut l'intervention de puissance intermédiaire d'esprits ou de démons, qui peuvent également provoquer des phénomènes inexplicables sous forme de phénomènes paranormaux.

    Pour pouvoir parler de miracle, il faut en principe montrer que le phénomène extraordinaire constaté a eu un effet conforme au plan de Dieu. Le miracle se caractérise donc avant tout par son effet par rapport à l'avancement de la foi: si l'effet a été positif, il est possible de parler de miracle. Inversement, si l'effet est négatif, le phénomène extraordinaire sera interprété comme l'intervention possible d'un esprit, mais non comme l'intervention effective de Dieu.

     

    Différentes connotations du mot

     

    Bien que l’on entende souvent par miracle les miracles de Dieu, le dieu abrahamique, n’importe quelle divinité peut effectuer des miracles. On pense notamment aux divinités des religions polythéistes comme les religions grecque, scandinave ou pré-colombiennes. Cependant, il semble que l’émerveillement soit plus spécifiquement associé aux religions monothéistes : pour les religions antiques, les miracles, tout surnaturels qu’ils soient, ne sont pas extraordinaires.

    Un autre sous-entendu est qu’un miracle est forcément bénéfique. Là encore, dans une optique d'un Dieu bon, c’est généralement le cas. Les miracles censément accomplis par Jésus de Nazareth (résurrection de Lazare, multiplication des pains...) sont ceux qui sont les plus familiers des chrétiens. Dans le monde musulman, la venue du Coran sur terre est un miracle, ou bien encore le voyage nocturne de Mahomet. Cependant, un miracle peut très bien être négatif, comme les plaies d’Égypte ou le Déluge, pour rester dans les religions abrahamiques. Quant aux « miracles » (s’ils ne sont jamais appelés ainsi, techniquement, c’en sont) des dieux grecs, ce sont rarement des interventions véritablement bénéfiques (que l’on parle de la transformation d’Arachné en araignée pour cause d’hubris, ou d'égarement en mer d’Ulysse par Poséidon ou même de la métamorphose de Narcisse en narcisse.

     

     Le miracle en ésotérisme

     

    En ésotérisme / occultisme, on oppose deux concepts :

    • le miracle, produit par le biais de la théurgie. C’est le pouvoir de la religion, du prêtre.
    • le prodige, produit par le biais de la thaumaturgie. C’est le pouvoir de la magie, du mage/magicien/sorcier.

    Dans les deux cas, une explication scientifique est largement accessoire. Le miracle vient « d’en haut », alors que le prodige vient d’en bas. À noter que, si dans un sens courant, on dit d’un thaumaturge qu’il « accomplit des miracles », c’est par définition incorrect : il accomplit des prodiges (il s’agit d’une métonymie). Seul un être divin ou son représentant (son « conduit ») peut accomplir un miracle.

     

     

     Les miracles aujourd’hui

     

    Peu de miracles adviennent dans la société occidentale de nos jours.

    Pour certains, la suspicion et le rationalisme propre à la plupart des pays occidentaux sont un refus du miracle qui l’empêche d’advenir.

    Quoiqu'il en soit, à quelques rares exceptions près comme Lourdes, force est de constater que les miracles sont rapportés surtout dans les pays du Sud et les sociétés pauvres. Une exception notable : les États-Unis, où il y a eu des références à des apparitions divines dans des biscottes, des moules de chocolat ou divers produits, une ménagère reconnaissant régulièrement la silhouette de Jésus ou de la Vierge dans la forme d'une tache quelconque. La ménagère en question est en général très religieuse et ne demandait qu'à voir ce qu'elle prétend avoir vu. Les sceptiques parlent donc souvent d'effet placebo.

    Religion et business ne faisant pas forcément mauvais ménage, surtout outre-Atlantique, ces objets, de même que la traditionnelle statue qui pleure, finissent souvent vendus sur eBay, ce sont des pareidolie.

    D'après un sondage de l'IFOP effectué en 2004, 42% des Français croyaient aux

    35% des Français affirment croire aux miracles, selon un sondage de l'institut TNS-Sofrès réalisé en face-à-face les 6 et 7 juillet 2006 auprès d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population, selon la méthode des quotas. 62% des personnes interrogées ne croient pas aux miracles et 3% n'ont pas d'opinion sur le sujet, 31% y voient « un phénomène que l'on ne peut expliquer », 27% « un événement heureux auquel on ne s'attendait pas » et seulement 8% « une intervention de Dieu ».

    • Voir Janvier de Bénévent dont le « miracle » de la liquéfaction du sang est célébré habituellement trois fois par an.

     

     

    Critique du miracle

     

    Comme pour tout phénomène surnaturel, l'existence avérée des miracles est un sujet de litige entre croyants (religieux ou ésotéristes) et rationalistes pour lesquels il s'agit de phénomènes naturels que les connaissances contemporaines du miracle ne pouvaient expliquer ou d'interventions habiles et subtiles aussi explicables qu'un tour de magie.

    Ernest Renan écrivit : C'est au nom d'une constante expérience que nous banissons le miracle de l'Histoire

     

     

     

     

     

     

    SUPERSTITION



     

     

    Les personnes superstitieuses voyent des signes favorable ou non dans certains faits. Cette croyance se développa au cours des siècles souvent en fonction de la tradition...

    Pourquoi, passé sous une échelle provoquerai la malchance ? Cette superstition d'origine occidentale nous provient du temps où le bourreau faisait passer le condamné à mort avant la pandaison sous l'échelle servant à monter jusqu'à la corde, le bourreau quant à lui contournait l'échelle.

    Les porte-bonheur, tels que les fers à cheval, les pattes de lapin, les pièces, les médaillons et les médailles religieuses, sont souvent conservés ou portés pour éloigner les mauvais esprits ou pour porter chance.

    En général, les pratiques et les croyances superstitieuses sont plus fréquentes dans les situations dangereuses, incertaines, et en période de stress ou de dificulté, lorsque les événements semblent dépasser le contrôle humain.

     

     

     


     

    SECRETS D'ETAT



    LA SOCIETE SECRETE SKULL AND BONES

     

     

    Skull And Bones (Crâne et Os) est une société secrète réunissant les élites de l'Université de Yale (États-Unis). Elle est située sur l'île de Deer Island, dont elle est propriétaire.

    Elle fut fondé par un ancien membre de la société secrète de Thulée en Allemagne, à laquelle Adolf Hitler appartenait et d'où il a tiré sa philosophie Nazi.

    Des hommes extrêmement puissant ont fait parti de cet ordre, tel que Georges Bush Jr., son Père et son Grand Père, ou encore le sénateur John Kerry. Par ailleurs, la CIA y a recruté quelques-uns de ses dirigeants et une statue du fondateur de Skull And Bones est située à l'entrée de l'agence de renseignement.

    Les membres de Skull And Bones pratiquent pendants leurs rassemblement des rites sataniques autour du crâne de Géronimo. Lorsque Bush déclare être né de nouveau, ceci est un concept propre à son organisation selon lequel pour devenir membre l'on doit passer une nuit dans un cercueil et boire du sang humain dans un crâne humain.

    Skull And Bones à toujours eut des liens très étroits avec la société secrète de Thulée. Ainsi le grand père de Georges Bush ainsi que les Rockfellers et les autres
    Illuminatis, ont aidé Hitler en lui fournissant du pétrole pour ses navires durant la guerre.

     

     

     

    LES BOULES DE FEU

    Boule de feu" dans le ciel de Madrid

     

     

    Des habitants de la banlieue nord-est de Madrid ont affirmé avoir aperçu, dans la nuit du jeudi 27 janvier 2005 au vendredi 28, la chute d'une "boule de feu" près de l'aéroport de la capitale espagnole, selon les services de sécurité.

    Des appels au service des urgences téléphoniques ont été enregistrés vers 22H30 (21H30 GMT) alertant sur l'apparition d'une boule de feu, paraissant être une météorite, qui a explosé et s'est désintégrée dans les environs de Torrejon de Ardoz.

    José Antonio Lopez, employé du métro de Madrid, qui regagnait son domicile, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, a déclaré à l'agence EFE qu'il avait observé "une boule incandescente, énorme et très rouge, qui a dégagé une immense éclair et après quelques secondes, a disparu. C'était une masse de feu ronde qui est tombée à la verticale.


     
     

    L'ILE DE PAQUES

     
     
     
    ILE DE PAQUES

    L'île de Pâques est une petite île de 165 Km² en forme de triangle avec un volcan à chacune de ses extrémités. Cet îlot de terre perdu à l'Est de l'Océan Pacifique est bordé par d'innombrables statues (tournées vers le soleil), dessins, objets artistiques...

    Elle fut découverte le 5 avril 1722 par Jacob Roggenveen (navigateur hollandais) le jour de la Pâques chrétienne (d'où le nom de l'île).

    Les 500 statues "moais" de l'île mesurent de 3 à 10 m, pesant jusqu'à 80 t. Elles ont été taillées dans du "tuf" (roche volcanique) et les plus anciennes datent du XI° siècle.

    Selon les "Pascuans" (actuels habitants de l'île) ces statues représentent des ancêtres puissants détenteurs du "mana" (pouvoir mental), ce qui pourrait faire penser à l'influence d'extraterrestres hautement évolués, venus initier les autochtones dans le passé. Les "moais" seraient donc leur représentation, mais ce n'est qu'une supposition.

     

    L’île de Pâques (en espagnol Isla de Pascua, en langue māori Rapa Nui « la grande lointaine ») est une île isolée dans le sud-est de l’océan Pacifique, particulièrement connue pour ses statues monumentales, les moaïs et son unique écriture océanienne, le rongorongo.

    L’île, qui est une province du Chili, a pour coordonnées : 27°09′S 109°27′W / -27.15, -109.45. Elle se trouve à 3 700 km des côtes chiliennes et à 4 000 km de Tahiti, l’île habitée la plus proche étant Pitcairn à plus de 2 000 km à l’ouest. Son chef-lieu est Hanga Roa et l’île couvre 162,5 km² et comptait 3 304 habitants en 2002 [1].

    Elle fut visitée par le premier Européen, le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques, le 5 avril 1722, et comptait alors près de 4 000 habitants. Elle fut annexée par l’Espagne en 1770 et devint possession chilienne en 1888.

    Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté rapanui veille jalousement sur les traces de son histoire et constitue un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.

     

    Histoire de la découverte

     

     

    Le premier Européen à avoir aperçu ces îles, fut en 1687, le « pirate » Edward Davis à bord de son navire le Bachelor’s Delight alors qu’il voulait contourner les îles Galápagos au large du cap Horn. Il aperçut l’île plutôt par hasard et crut avoir trouvé le légendaire continent du Sud. Cependant, aucun débarquement ne suivit sa découverte.

    Son nom actuel vient du Hollandais Jakob Roggeveen qui y accosta, parti en expédition avec trois navires sur ordre de la Société commerciale des Indes occidentales. Il la découvrit le dimanche de Pâques 1722. Il l’appela Paasch-Eyland (île de Pâques). Le Mecklenbourgeois Carl Friedrich Behrens participait à l’expédition et son rapport publié à Leipzig orienta l’attention de l’Europe vers cette région du Pacifique à peine connue. À l'époque de cette découverte, neuf vai'hu (clans familiaux) se partageaient l'île : Aka'hanga, Anakena, Heiki'i, Mahetua, Taha'i, Tepe'u, Tongariki, Va'i Mata et Vinapu. Leurs territoires se rencontraient au centre de l'île, en un lieu (sacré, et réservé aux palabres) appelé Te pito o te fenua (« le nombril de la terre » souvent traduit à tort comme "le nombril du monde"). Les ahu (plate-formes à moaï) étaient aussi appelés Mat'a kite u'rani (les yeux qui regardent le ciel ou du ciel, ce qui est logique pour des représentations d'ancêtres divinisés, mais a été interprété par les européens de manière parfois très fantaisiste).

    L’explorateur suivant fut l’Espagnol Felipe González de Haedo qui avait reçu du vice-roi du Pérou l’ordre d’annexer l’île Roggeveens pour le compte de la couronne espagnole. L'expédition de González de Haedo débarqua le 15 novembre 1770. Après une visite rapide et très partielle de l'île, exploration d'une demi-journée dans un seul secteur, après un contact amical avec une population à structure sociale hiérarchisée, Felipe González de Haedo décide d'annexer cette terre (il ne pense pas qu'il s'agit de l'Île de Roggeveen) à la couronne d'Espagne et la nomme Île de San Carlos. Il fit planter plusieurs croix sur la pointe du Poike. Durant les années qui suivirent, l’Espagne ne se soucia que très peu de sa nouvelle possession. Preuve fut faite en cartographie qu'il s'agissait bien de la découverte du Hollandais Roggeveen, donc cette terre lointaine ne pouvait appartenir à l'Espagne.

    Au cours de sa deuxième expédition du Pacifique Sud, James Cook a visité du 13 mars 1774 au 17 mars 1774 l’île de Pâques. Il n’a pas été enthousiasmé par l’île et a écrit dans son livre de bord : « Aucune nation ne combattra jamais pour l’honneur d’avoir exploré l’Île de Pâques, […] il n'y a pas d'autre île dans la mer qui offre moins de rafraîchissements et de commodités pour la navigation que celle-ci. »[7] Cependant, son séjour a apporté des constatations essentielles sur la constitution géologique, la végétation, la population et les statues — qui avaient déjà été renversées dans leur majorité. Nous devons de posséder des images témoins de cette époque au naturaliste allemand Johann Reinhold Forster et son fils Johann Georg Adam Forster qui participaient à l’expédition Cook. Reinhold Forster a dessiné les premiers croquis des statues (moaïs) qui, gravés et publiés dans un style alors typiquement romantique, firent sensation dans les salons.

    En 1786, débarqua sur l’île de Pâques le comte français Jean-François Galaup de La Pérouse lors de sa circumnavigation terrestre effectuée sur l’ordre du roi Louis XVI. La Pérouse avait l’ordre de dessiner des cartes précises afin de contribuer, avec l’étude des peuples du Pacifique à la formation du dauphin.

    Les maladies introduites par des explorateurs européens comme la tuberculose et la syphilis ont provoqué une diminution constante de la population. Un chapitre particulièrement sombre est écrit à ce sujet par un marchand d’esclaves péruvien qui fit armer plusieurs navires en 1862 et kidnappa, lors de plusieurs raids, probablement plus de 11407 insulaires pour les envoyer comme main d’œuvre servile aux exploitations des îles Guano. Tout cela, ajouté à des épidémies constantes à partir de 1864 provoqua la dramatique diminution de population dont le nombre chuta à 111 personnes en 1877. Le peuple Rapanui faillit disparaître de la planète.

    En 1882, la canonnière allemande S.M.S. Hyäne (la Hyène) visita durant cinq jours l’île de Pâques au cours d’une expédition dans le Pacifique. Le capitaine-lieutenant Geiseler avait l’ordre de l’amirauté impériale d’entreprendre des études scientifiques pour le département ethnologique des musées royaux prussiens à Berlin. L’expédition a fourni entre autres les descriptions très détaillées des us et coutumes, de la langue et de l’écriture de l’île de Pâques ainsi que des dessins exacts de différents objets culturels, des statues (moaïs), des croquis de maison et un plan détaillé du lieu de culte Orongo.

    Le médecin de navire William Thomson a pris les premières photos de statues (moaïs) en 1886 alors qu’il visitait l’île à bord du navire américain Mohi. e

     

    Reportages et documentaires télévisuels

     

    • Le testament de l’île de paques, documentaire de la Fondation Cousteau - réalisation Phillipe et Jacques-Yves Cousteau, France, 1978, 55 min.
    • L’homme de Pâques, documentaire de Thomas Lavachery, Belgique, 2002, 52 min. Images : Louis-Philippe Capelle et Eric Blavier. Son : Paul Heymans et Cosmas Antoniadis. Musique : Thierry Delvigne. Montage : Denis Roussel. Prod. : Y.C. Aligator Film. Coprod. : Triangle 7, RTBF, WIP.
    • Les Rapa Nui ont fait un rêve, documentaire de Gérard Bonnet et Philippe Ray, France, 2003, 54 min.[1]
    • La mémoire perdue de l’île de Pâques, documentaire de Thierry Ragobert, France, 2001, 52 min. Diffusé le 11 juin 2005 sur ARTE.
    • Une saison dans les îles : l’île de Pâques, reportage de Véronique Nizon et Guy Nevers pour Thalassa, France, 2006, 52 min. Diffusé le 8 septembre 2006 sur France 3.

     Bibliographie

     

     

     

     

    LE YETI ou (BIG FOOT)

     



    LE YETI

     

    Le yéti, créature légendaire est aussi appelée "saquatch" chez les indiens, "big foot" par les américains ou "abominable homme des neiges" dans les histoires enfantines.

    L'histoire débuta en 1974, le jour ou une jeune népalaise est attaquée par un "singe géant". Et en 1978 les premières traces gigantesques sont trouvés dans la neige. Le plus vieux rapport date de 1780, mais le yeti et connu depuis longtemps puisqu'il fait partie des légendes de certaines tribus indiennes. Cet animal descendrait du "gigantopithèque" (singe géant d'Inde et de Chine). Voici sa description :

    Il mesure entre 1m50 et 3m75, il a de grands bras velus, les pieds vers l'extérieur, des yeux flamboyants et un visage très semblable à celui de l'homme. Il se déplace en position bipède, mais aussi sur 4 pattes pour courir (les pistes relevées sur l'Himalaya attestent cette position). Il se comporte exactement comme un singe, sa manie de se gratter, intimider les autres en ouvrant sa gueule pour montrer ses dents et son goût de la destruction. Il vit dans les forêts de l'Himalaya (et non pas dans la neige), en bordure de forêts de rhododendrons. Il est omnivore : il peut dévorer des animaux (marmottes..), des lichens, des fruits et des baies. Il est aussi attiré pour la nourriture contenue dans les sacs à dos des alpinistes ! L'étude des excréments retrouvés confirme ce comportement alimentaire.

    On pourrait donc facilement le comparer à un gros gorille, il aurait donc une parenté certaine avec le gigantopithèque. Voici les deux hypothèses les plus raisonnables :

    L'hypothèse la plus courante est que le yéti serait un descendant ou le cousin d'un très grand singe d'Inde, ou bien un singe comme le semnopithèque ou le langur. Mais les traces de pas (longues et étroites) de ces animaux sont les seuls éléments allant à l'encontre de cette hypothèse.

    Une autre hypothèse : le yéti serait un ours, comme l'ours isabelle du Népal ou l'ours du Tibet. Car l'ours peut se dresser lui aussi sur ses pattes postérieures. Mais il ne pourrait pas faire d'aussi grandes distances, la présence d'un gros orteil et l'absence de griffes, s'opposent à cette hypothèse. De plus les nombreuses descriptions dans les témoignages de gens l'ayant rencontré attestent toutes qu'il s'agit d'un primate et non d'un ursidé !

    Selon des scientifiques les traces trouvées auraient pu s'agrandir par un phénomène naturel (fusion cristallisation successive de neige). En tout cas à part les traces et les témoignages de personnes, il n'y a aucun corps retrouvé. S'agit t'il d'une supercherie ou bien existe t'il vraiment une bête tapie dans les montagnes de l'Himalaya trop timide pour se montrer ?

     

     

     

    Le yéti ou « abominable homme des neiges » est une créature mystérieuse faisant partie des légendes népalaises. Il est appelé migö (prononcer "migou") au Tibet.

     

    Historique des observations

     

     

    En 1936, le géologue suisse Augusto Gansser effectue un voyage d’exploration pendant 8 mois au Garhwal, entre le Nanga Parbat et l’Everest, au cœur de l’Himalaya. Il a alors la révélation de cet être, mythique ou réel : le yéti.

    Si le yéti est mentionné en Europe dès le XIXe siècle, ce sont les photos d'empreintes rapportées par l'expédition Shipton sur l'Everest de 1951 qui l'ont révélé au public occidental.

    En juillet 1986, dans une vallée perdue de l’Himalaya, Reinhold Messner croise pour la première fois une créature effrayante qui lui rappelle les récits colportés par les sherpas sur le yéti.

    En 1997, comme d'autres occidentaux avant eux, deux aventuriers français, Alexandre Poussin et Sylvain Tesson, découvrent, en franchissant la Bobang pass au Cachemire indien, de mystérieuses traces dans la neige qui ne sont ni celles d'un homme ni celles d'un ours. Elles montent droit dans la pente : « Une prouesse extraordinaire... et absurde à cette altitude (4 600 mètres) ».

     

     Interprétations

     

     

    Les hypothèses concernant l'origine et la nature du yéti sont nombreuses. L'une d'elle le fait descendre d'un grand singe connu en Chine du sud au Pléistocène, le gigantopithèque. D'autres le rapprochent de primates fossiles de l'Inde ou de l'orang-outang, et certaines de l'homme de Néandertal.

    Selon Bernard Heuvelmans, docteur en zoologie de l'Université libre de Bruxelles, les traditions qui tournent autour de l'homme-des-neiges pourraient renvoyer à trois types de primates dont les aires de répartition se recoupent quelquefois.

    En dehors des nombreux témoignages, les principaux indices qui semblent accréditer la thèse de l'existence du yéti sont des traces de pas caractéristiques dans la neige, des excréments dont l'étude parasitologique aurait révélé la présence d'espèces de parasites intestinaux encore inconnues et des poils dont l'étude par un scientifique du Muséum national d'histoire naturelle semble indiquer qu'ils proviennent d'un primate proche de l'orang-outang[réf. nécessaire]. Certains cryptozoologues comme Richard Nolane pensent que le gigantopithèque serait probablement l'ancêtre probable du yéti et du Bigfoot, l'équivalent nord-américain du yéti : le gigantopithèque aurait traversé le détroit de Béring pour atteindre le continent américain [

    En Inde, le Yéti est aussi appelé mande barung et sa taille avoisinerait les 3m de haut

    Le problème a bien plus d'implications que l'on pourrait le croire : il existerait en Asie trois espèces de yétis. L'une de ces espèces correspondrait plutôt aux « hommes sauvages » (notamment en Chine). Selon Bernard Heuvelmans et Boris Porchnev, il s'agirait de néandertaliens ayant survécu ou, selon d'autres auteurs [réf. nécessaire], il s'agirait de représentants de l'espèce Homo erectus ou Homo sapiens ayant évoluée parallèlement à l'espèce Homo sapiens sapiens. Ce problème se rapproche de l'étude de Marie-Jeanne Koffman sur l'Almasty du Caucase.

    Pour la plupart des scientifiques, anthropologues ou sociologues, le yéti est une créature légendaire relevant de la mythologie des groupes himalayens. Les arguments contre l'existence réelle du yéti, comme de la plupart des autres cryptides, sont nombreux :

    • absence de fossile ou de cadavre d'individu susceptible d'être étudié scientifiquement,
    • impossibilité pour une population vivante de se maintenir au cours du temps avec moins de 200 à 500 individus (et donc de passer quasiment inaperçue, y compris pour des expéditions parties à sa recherche),
    • légèreté de la plupart des témoignages et des observations, d'autant que l'authenticité de certaines preuves a été contestée 
    • cohérence entre les descriptions et les mythes liés aux hommes sauvages qui semblent constituer un universel chez les sociétés humains montagnardes (cf. Almasty, Basajaun, etc.) 

     

    Restes attribués au yéti

     

     

    Une main momifiée attribuée au Yéti est conservée dans le temple de Pangbotchi.

    Les « scalps » de yéti conservés dans le monastère de Pangbotchi sont en réalité fabriqués par les sherpas à partir de la peau et des poils du garrot d'une chèvre sauvage locale, le serow (Naemorhedus sumatraensis), ainsi que l'a démontré Bernard Heuvelmans en 1961. Ils s'en servent lors de cérémonies pour jouer le rôle du yéti, après avoir couvert leur tête avec ce scalp. Ils trempent ensuite la tête du yéti dans du vin mélangé à de l'huile qui servira a faire une peinture dite « joulienne »

    Fin Juillet 2008 deux poils attribués au Yéti ont été découverts, les analyses ADN sont en cours.

     


    L'ATLANTIDE

     
     
     
     
     
     
     
    L'Atlantide : mythe ou réalité ?
     
     
     
     
     
    La légende du continent englouti de l'Atlantide continue de déchirer les scientifiques. Cependant, d'où trouve-t-elle ses origines ? Peut-être bien d'un certain Platon.
     
     
    On trouve les premières références concernant le mythe de l'Atlantide dans le Timée du philosophe grec Platon. Le Timée est le récit d'un dialogue entre Socrate et son disciple (Platon), qui s'attache à lui décrire ce que serait la cité idéale. Platon lui révèle alors une confidence dont l'origine remonte à un homme d'Etat athénien nommé Solon, qui lui-même la tenait d'un prêtre egyptien : "[il y a 9 000 ans], on pouvait traverser cette mer [Atlantique]. Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les colonnes d'Hercule. Cette île était plus grande que la Libye et l'Asie réunies. (...) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux.
     
     
     
     
     
     
     
     
    Mais où serait-elle aujourd'hui ?

     

     

    Le prêtre égyptien raconte ensuite à Solon comment les Athéniens sont morts en essayant d'envahir l'Atlantide : "Dans l'espace d'un seul jour et d'une nuit terribles, toute votre armée [athénienne] fut engloutie d'un seul coup sous la terre et, de même l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l'obstacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en s'engloutissant, a déposés".

     

     

     

    Difficile à croire qu'au jour d'aujourd'hui, avec les technologies modernes, on n'aurait pas retrouvé trace de ce continent si gigantesque. Pourtant, quelques données permettraient de rendre un certain crédit à cette légende : la première, c'est que personne ne croyait non plus que Pompeï avait été englouti par les cendres d'un volcan... avant que l'on n'en retrouve les premières ruines. La seconde, d'ordre plus scientifique : une fonte des glaces est survenue lors de changements climatiques il y a plus de 11 000 ans, soit durant la période pendant laquelle Platon commence son récit, et qui a provoqué une montée très rapide du niveau des océans.

    Mais il faut toutefois relativiser les écrits de Platon, qu'il vaut mieux considérer comme l'expression d'une utopie et non d'une réelle et antique cité. Le commandant Cousteau a pensé un moment relier la civilisation atalante à l'ancienne civilisation crétoise, d'autres ont pensé que les îles des Açores, situées là où Platon décrivait l'Atlantide (proche des "Colonnes d'Hercule, c'est à dire le détroit de Gibraltar), seraient les dernières parties émergées du légendaire continent. Quelques expéditions archéologiques menées dans l'Atlantique et la Méditerrannée ont bien tenté de découvrir l'Atlantide, mais ils n'ont jamais rien découvert d'autres que des ruines appartenant à d'anciennes civilisations existantes. Le mythe du monde englouti a encore de beaux jours devant lui...

     

    Quelques citations de platon :

     

    Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique

     

    La justice de l'intelligence est la sagesse. Le sage n'est pas celui qui sait beaucoup de choses, mais celui qui voit leur juste mesure.

     

    Si l'on interroge bien les hommes, en posant bien les questions, ils découvrent d'eux-mêmes la vérité sur chaque chose.

     

    La faim est un nuage d' il tombe une pluie de science et d'éloquence. La satiété est un autre nuage qui fait pleuvoir une pluie d'ignorance et de grossièreté

     


     
     

    TRIANGLE DES BERMUDES

    TRIANGLE DES BERMUDES // LE TRIANGLE DU DIABLE

     

     

     



    Connue pour ses nombreuses disparitions scientifiquement inexpliquées de bateaux et d'avions, cette zone géographique de plus d'un million de km² s'étend entre les Bermudes, Puerto Rico et la Floride.

    Christophe Colomb fut le premier à remarquer d'étranges perturbations magnétiques sur les boussoles de son navire. Mais c'est surtout au début du siècle que de réelles questions se posèrent :

    - En 1918, le Cyclop, un charbonnier de la marine américaine disparaît mystérieusement, par mer calme, avec ses 308 hommes d'équipage.

    - 30 ans plus tard, un avion de transport DC 3 disparaît à 90 km de Miami. Pourtant le commandant déclare, lors de son dernier message à la tour de contrôle, que tout va bien et qu'il attend les consignes pour atterrir.

    - Le 5 décembre 1945, le vol 19 (5 avions torpilleurs Avenger) partent pour une mission de routine. Au bout d'une heure, le lieutenant Charles Taylor avertit la tour de contrôle qu'ils sont perdus. La tour demande au vol de prendre la direction de l'Ouest, mais l'officier lui répond : " Nous ne savons pas où est l'ouest. Tout est faux, étrange. Nous ne sommes sûr d'aucune direction. Même l'océan ne semble pas comme d'habitude ". Le contact radio est alors rompu. Un hydravion bimoteur part pour leur porter secours, personnes ne reviendra. La commission d'enquête de la Marine ne peut expliquer la disparition des 6 avions et des 27 hommes.

    - En 1966, le remorqueur de sauvetage Good News fait route de Porto Rico à Fort Lauderdale, lorsqu'il est entouré par un brouillard très épais et secoué par des eaux houleuses. Compas et instruments électriques commencent à se détraquer. Mais dès que le navire sort de cette brume énigmatique, le temps est clair, la mer est redevenue calme et les instruments fonctionnent à nouveau.

    - En 1972, le pilote Chuck Wakely vole entre Bimini et Miami. Il croit voir les ailes de son avion devenir translucides. En quelques minutes, l'habitacle du pilote est inondé par une lueur étrange et l'appareil change de direction sans qu'il puisse intervenir. Une fois que la lumière à disparu, les instruments de bord se remettent aussitôt à fonctionner.

    - En 1975, la vedette côtière Diligence se porte au secours d'un cargo en flammes lorsque sa radio s'éteint brutalement. De mystérieuses lumières vertes tombent du ciel (selon l'équipage). Là encore aucune explication.

    - En 1976, le pétrolier Grand Zénith sombre corps et biens en laissant une large nappe de pétrole, qui disparaît elle aussi peut après...

    Entre 1945 et 1975, 37 avions, plus d'une cinquantaine de bateaux et un sous-marin atomique, disparaissent sans laisser de débris ni de corps. Et l'énigme reste entière.

     

     

     

    Le Triangle des Bermudes est une zone de l’Océan Atlantique qui est le théâtre d’un grand nombre de disparitions de navires et d’aéronefs. De nombreuses légendes existent à propos de cette zone.

     

    Chronologie des disparitions

    L’histoire moderne des disparitions dans le triangle des Bermudes commencerait au début du XIXe siècle :

    De 1800 à 1850

    • En 1800, le USS Insurgent, un navire français capturé par les Américains avec 36 canons et 340 marins.
    • En 1800, le USS Pickering.
    • En 1812, le Patriot.
    • En 1814, le USS Wasp.
    • En 1815, le USS Epervier.
    • En 1824, le USS Wildcat avec 31 membres d'équipage, le schooner Lynx avec 40 membres d'équipage et le schooner USS Hornet.
    • En 1840, le Rosalie.
    • En 1843, le USS Grampus.

    De 1850 à 1900

    De 1900 à 1950

    • En 1909, le Spray, un navire dirigé par Joshua Slocum, considéré comme le meilleur marin de son temps.
    • En 1917, le SS Timandra avec 21 marins.
    • En 1918, le Cyclops, avec 300 marins, disparut sans envoyer de SOS.
    • En 1920, le SS Hewitt, ce cargo à vapeur disparut en mer.
    • En 1921, le Carroll A. Deering fut retrouvé échoué près de Cap Hatteras en Caroline du Nord. Les 11 membres d'équipage avaient disparu.
    • En 1925, le SS Cotopaxi avec 32 marins et le Raifuku Maru, un cargo japonais, disparut après avoir envoyé le message suivant : « Danger like dagger now. Come quick ! » (« Danger poignard. Au secours. Vite ! »).
    • En 1926, le Cargo SS Suduffco avec 29 marins.
    • En 1938, l’Anglo Australien avec 38 marins. Son dernier message fut : « Temps idéal. Tout va bien ».
    • En 1942, le Surcouf, un sous-marin francais et un TBF Avenger (avion).
    • En 1943, un PBY Catalina, un TBF Avenger, un Four Lockheed PV-1 Ventura et un PB4Y Privateer (avions).
    • En 1944, un PBY Catalina, un PB4Y Privateer, un SBD-5 Dauntless et un PBY-5A Catalina (avions).
    • En 1945, un B-24 Liberator et un PB4Y Privateer (avions), et l'escadrille 19 : cinq avions torpilleurs Avenger.
    • En 1947, un C-54 (avion).
    • En 1948, le SS Samkey, le Evelyn K, le Star Tiger, un appareil britannique qui assurait la liaison Açores-Bermudes (dernier message : « Conditions météo excellentes. Arriverons à l’heure prévue »), un Douglas DC-3, faisant la liaison entre Porto Rico et la Floride (dernier message : « Nous approchons de l’aéroport… Nous ne sommes plus qu’à 80 km au Sud… Nous apercevons les lumières de Miami… Tout va bien. Attendons les instructions pour l’atterrissage »).
    • En 1949, un Tudor IV : le Star Ariel (avion).

    De 1950 à 2000

    • En 1950, un cargo costaricain avec son équipage de 28 hommes par une mer calme, un Grumman F6F-5 Hellcat et un Grumman F9F-2 Panther (avions).
    • En 1955, le Home Sweet Home et le Connemara IV (retrouvé dérivant et abandonné).
    • En 1958, le Revonoc.
    • En 1961, l’Albatross, un voilier école, sombra subitement au large de la Floride emportant avec lui 6 des 19 membres d’équipage.
    • En 1963, le SS Marine Sulphur Queen, un pétrolier de 154 mètres jamais été retrouvé, et le Sno' Boy.
    • En 1965, le Enchantress et le El Gato.
    • En 1967, le Witchcraft avec 2 marins.
    • En 1970, le Milton Latrides.
    • En 1971, le El Caribe.
    • En 1972, le Anita, un cargo allemand de 20 000 tonnes avec 32 marins.
    • En 1975, le Dawn.
    • En 1976, le Sylvia L. Ossa.
    • En 1978, le SS Hawarden Bridge, retrouvé abandonné dans les Antilles.
    • En 1980, le SS Poet, un grand cargo.
    • En 1995, le Jamanic K, un cargo.
    • En 1999, le Genesis, un cargo avec 40 marins.

     

     

    Hypothèses

    Parmi les hypothèses scientifiques, on a souvent invoqué des perturbations magnétiques et des flatulences océaniques, soit des émissions sous-marines d'un gaz hautement inflammable, le méthane qui diminuent fortement la densité de l’eau jusqu’à provoquer une perte de flottabilité (voir hydrate de méthane).

    Issue de la décomposition d'éléments organiques comme le pétrole et le charbon, comprimé par la grande profondeur et la température très basse de l'environnement, libéré lors de la création de failles par l'activité tectonique, on en trouve aussi des gisements importants en Mer du Nord où certaines plateformes de forage, navires et aéronefs ont été engloutis ou été pulvérisés par le même phénomène.

     
     
     


    TEMOIGNAGES ETRANGES

     
     

     
     
     
     
    MIROIR

    J'ai acheté il y a déjà quelques années un buffet ancien dans une brocante. J'ai été très attirer par ce meuble. Je l'ai trouvé tout de suite très beau. Deux grandes colonnes avec vitrines et miroirs dans le haut ainsi qu'au milieu du buffet une grande glace. Parfois dans la maison j'entendais des bruits curieux qui m'ont apparus très normales : la maison venait à peine d'étre achevée. Des apparitions d'ombres très rapide apparaissaient assez souvent et d'autres petites choses. J'en avais pas peur, cela faisait parti de mon quotidien.

    En changeant récemment de maison je pensai que tout allez rentrer dans l'ordre. C'est en prenant des photos pour des fêtes d'anniversaires qu'une ombre est apparue dans le coin d'une vitre. C'est alors que j'ai regardé de plus près les autres photos. Il s'est avéré que presque toutes les photos prises devant le buffet, apparaisaient dans les miroirs plusieurs personnes qui me semblent ne plus appartenir à notre monde des vivants. Bizard ou curieux, mais un autre monde apparait dans le miroir.

    J'ai fait plusieurs autres photos en photographiant seulement le buffet et il s'avère que la réalité est bien là. Il semble parfois que ces personnes ont envie que je les photographies.

    Témoignage de Sylvana
     
     

     



    FANTOMES

    Il y a peu pràs trois ans nous étions moi et toute ma famille en vacances. Un soir ma cousine était rentrer vers 5 heures du matin avec sa copine (qui était partit avec nous). Quand elles sont rentrées dans la chambre où nous dormions toutes les trois, j'ai vue ma cousine qui a ouvert la porte et rentrée puis sa copine, et lorsque celle-ci fut rentrée une autre personne la suivait comme une ombre ! Sur le coup je n'ai pas réagit et j'ai regarder de nouveau mais on étaient que toutes les trois dans la chambre. Le matin j'ai demander à ma tante si elle n'avait pas vu quelqu'un d'autre entrer dans notre chambre car il fallait que ma cousine et sa copine passent dans sa chambre pour allez dans la notre et ma tante m'a dit que si. Elle aussi avait vue l'ombre.

    Nous n'avons aucune idée de la personne que sa pouvait être mais surement un fantome. En plus dans la maison nous sentions tous qu'elle était habitée par beaucoup d'esprits.

    Témoignage de Chloé (14 ans), France


     



    MAGIE NOIRE

    Mon histoire peut paraître un peu banal mais c'est exactement ce qui est arrivé.

    Moi et mon amie faisons souvent de la magie blanche. Mais se coup-ci nous avons voulu essayer de la magie noire... je n'essaiyerai plus jamais...

    Ce soir là, nous étions dans ma chambre et nous étions seules dans la maison. Mes parents étais partis voir un spectacle à Montréal. Nous ramassions nos affaire pour notre rituel de magie noire. Bougie, encens, tissu, aiguille, ect... Il nous fallais faire un petit baluchons, mettre une photo du garçon en question (c'étais un rituel d'amour) et ce piquer le doigt pour mettre une goûte de sang dedans. Le garçon, Maxime, n'étais pas resortis avec personne pendant presque 2 ans. Nous ne savions pas pourquoi. Après le rituel, nous mîmes de la musique et commançâmes à danser comme des folles dans ma chambre. Et, tout de suite après que la première chanson fut terminé, mon amie tourna la tête vers la lumière et en même temps qu'elle faisait ce mouvement, la lumière s'éteignit. Nous avons alors sentis un

     

     courant d'air glacé passer entre nous. Nous nous mîmes à hurlé comme si on nous torturais à la mort. Il faisait noir et froid dans ma chambre, nous ne voyions rien... et, sans prévenir la lumière se ralluma et nous vîmes avec horreur que la porte de chambre était entrouverte...

    Ce fût beaucoup plus tard dans la semaine que je me rendis compte que je n'avais plus mon baluchons qu'il fallais que je donnes a Maxime. Et, mon amie me dis ensuite que la dernière blonde avec qui Maxime était, avait avais été assasiné...

    Jalousie ? esprit ? ou coïncidence ? Personne ne le sait...


     

     

     

     

     

     
    MANIFESTATIONS

    Mon mari est décédé le 09/01/02 d'un accident de moto où il n'était pas en cause, depuis des phénomènes se produisent autant chez moi que chez un ami proche et collaborateur de mon mari, et à son bureau où nous travaillons :

    1 bruits dans les murs
    2 sifflements (il avait l'habitude de siffler pour faire taire les chiens quand ils aboyaient)
    3 au bureau, la messagerie du portable a appelé sur le standard (1 la puce du téléphone était enlevée de son portable, 2 le standard ne peut pas afficher les numéros qui appellent, mais là son numéro s'est affiché et notre secrétaire a eut la messagerie de mon mari au tel)
    3 écriture de mon mari sur le dos de mon canapé (écriture couleur blanche, matière : comme de la craie ou de l'aquarelle que je ne peux toujours pas enlever)
    4 rames de papiers pour photocopies déplacées au centre du secrétariat
    5 sensations de courants d'airs frais
    6 chez moi une sensation de courants d'air frais et de mal être, une sorte de voile au fond du salon
    7 des gémissements (pleures)
    8 mon fils agé de 7 mois qui ne se déplaçait pas du tout même à quatre pattes, était dans son siège posé dans une chambre car je devais le récupérer pour partir. La personne qui le gardait a voulu savoir si il s'était endormi car elle n'entendait aucun bruit, elle n'a pas pu ouvrir la porte de la chambre car un tableau d'enfant coinçait la porte, lorsqu'elle a pu dégager celle ci, elle s'est aperçue que mon fils n'était plus dans son siège mais derrière la porte, et était entrain de jouer à même le sol avec des jouets qu'il ne pouvait pas atteindre normalement...
    9 il y a quelques jours repensant au décé de mon mari,je lui ai demandé de ce manifester à nouveau car j'avait besoin de lui, le lendemain j'ai retrouvé mon fils couché dans son lit mais très bien bordé, chose que je n'avais pas faite car en début de soirée le temps était lourd.

    Voilà, ce sont quelques bribes de ce que j'ai pu voir et entendre.


    Témoignage de Sandrine
     
     
     
     
     
     

    TELEPATHIE

    Je suis quelqu'un qui a une pensée scientifique et donc je ne crois pas du tout aux phénomènes paranormaux... du moins je reste très septique. Par contre, ce qu'il s'est passé ce soir là est assez étrange et je cherche encore une explication.

    J'étais chez mon amie et nous nous préparions pour sortir en ce Samedi soir. Julie était dans la salle de bain en train de se brosser les dents et moi j'étais dans sa chambre, à l'autre bout de la maison. Je me regardais dans le mirroir et puis j'ai songé à me brossé les cheveux. Je me souviens clairement avoir renoncé à cette idée puisque je n'avais pas envie de crier après Julie pour lui demander de m'apporter une brosse à cheveux. Par contre, lorsqu'elle revint dans sa chambre, elle chercha quelque chose. Enfin, elle me sortit une brosse à cheveux et me la tendit. Je vous jure que pendant au moins 10 minutes Julie et moi sommes obstinés parce qu'elle étais certaine de m'avoir entendu dire clairement que je voulais une brosse, alors que, comme je vous l'ai dit, je m'étais résigné à cette idée avant même de l'avoir formulé.

    J'ai apris quelques semaines plus tard dans mon cours de psychologie que la télépathie se produit principalement entre deux personnes très proches comme des membres d'une même famille ou bien deux amis de longue date et très proche. Peut-être la télépathie existe-elle vraiment, puisque Julie et moi sommes meilleures amies depuis environ 15 ans...


    Témoignage de Laurence, Montréal, Canada
     
     
     
     
     
     
     



    ANIMAUX

    Ca s'est passé il y a environ 5 ans. Il était 18h et je venais d'acheter un hamster, donc je rentre chez moi toute contente je lui prépare sa petite cage toute douillette je le monte dans ma chambre aprés avoir bien vérifié toute la cage vu qu'il était petit j'avais peur qu'il ne puisse s'enfuire donc toute verifications faite je passe ma soiré tranquille. Puis vient l'heure de se coucher, il était environ 22h30 j'etais accompagné de ma meilleur amie donc on monte dans la chambre je fais sortir le chien parce qu'il avait l'habitude de dormir avec moi mais par mesure de sécurité j'ai decidé que cette nuit il dormirait en bas donc je ferme bien la porte de ma chambre il faut savoir que la maison est ancienne et que les poignée sont ronde donc toute les sécurités verifiés et reverifié je m'en dors paisiblement. Tout un coup pendant la nuit un bruit nous fait sursauter je bondit du lit je vois le chien sur l'hamster, je le pousse recupére ma bêbête essaye de la rassurer mais rien n'y fais elle meure de peur instinctivement je regarde l'heure : 00h00. Aprés une nuit de pleure et de colére je demande a ma mére et mon beau-pére qui avait fait rentré le chien dans ma chambre mais ce n'etait ni l'un ni l'autre la poignée étant ronde il n'a pas put l'ouvrir tout seul et le pire dans tout ça c'est que la cage était resté fermé...

    Témoignage de Joannakeur.
     
     
     
     
     
     




     
     
     

    MESSES NOIRES

     

    MesseS noireS

    Une messe noire est un culte satanique, considéré comme une profanation du culte chrétien par l’Église catholique. Les participants assistent à des rituels macabres ou tout simplement inverses de ceux de l’Église et donnent leur âme au Diable, pour trois raisons :

    1. La première est l’argent,
    2. La deuxième est une longue vie prospère pour pouvoir jouir pleinement et longtemps des richesses de la vie,
    3. La troisième est la sexualité, appréciable en cas de longue vie, et à cause des rites sexuels pratiqués fréquemment au cours des messes noires.

     

    Origines du Satanisme

    La magie, née en Égypte comme un art capable de dominer les forces occultes de la Nature par le moyen d'objets auxquels on attribuait des propriétés surnaturelles, subit une évolution substantielle de la part des peuples arabes lorsque ceux-ci, en utilisant les réactions des minéraux pour obtenir des résultats pratiques dans le secteur de la recherche, la transformèrent en une vraie science qu'ils appelèrent Al-kimia, l'alchimie.

    Al-kimia, l'Alchimie, où "Al" indiquait le "quid" qui devait être découvert afin d'obtenir le résultat désiré et "kimia" l'ensemble du travail qui était fait pour effectuer la recherche.

    L'alchimie fut introduite en Europe entre le VII et le VIII siècle par les gnostiques qui, ayant échoué par la recherche de Dieu sur le plan philosophique, pensèrent arriver à lui par le moyen de la manipulation de la matière. Le concept sur lequel ils se basèrent fut le suivant : étant donné qu'il y a des procédés chimiques capables de libérer les minéraux de leurs impuretés, de la même façon devrait-il exister un procédé capable de redonner à l'homme l'état de pureté où il se trouvait avant qu'Adam ne commette le péché originel.

    Ayant ainsi associé l'esprit à la matière, en partant de la présupposition que le secret qui aurait redonné à l'Homme la primitive intégrité ne pouvait se trouver que dans la substance capable de donner le maximum de la pureté, ils se mirent à chercher le " quid " (Al) qui aurait permis de transformer les minéraux les plus vulgaires en le plus noble des métaux, c'est-à-dire l'or. Par le moyen de distillations, sublimations et cristallisations qu'ils obtenaient en mélangeant des acétates, des sulfates et des acides de toutes sortes mais surtout de la térébenthine, laquelle, en tant que seul élément connu capable d'entailler l'or, assuma un rôle de prééminence lors de cette recherche de Dieu.

    Étant donné que la substance recherchée, purificatrice de l'âme, devait avoir en plus d'un pouvoir chimique une valeur théologique, elle fut appelée " Philosophale " (Pierre philosophale).
    La conviction qui porta les alchimistes gnostiques à soutenir que par le moyen de procédés chimiques l'on puisse trouver une essence (quid) qui aurait pu agir sur l'esprit, chose qui peut seulement faire rire quiconque suit la raison et le bon sens, trouva une justification en le " Logos " (Jésus) qui, en devenant chair, avait réalisé l'union, c'est-à-dire la fusion, entre le monde divin transcendantal et celui humain fait de matière corruptible … (Ce fut de cette analogie située entre la pierre philosophale et la personne de Jésus que l'Église prit le prétexte, lorsqu'elle se rendit compte au XV siècle qu'elle était la cause de contestations théologiques, pour persécuter les alchimistes en tant qu'hérétiques qu'il fallait par conséquent condamner au bûcher).
    Ainsi l'alchimie, ayant perdu la valeur que les Arabes lui avaient donné en l'élevant à une science exacte basée sur la recherche et sur la raison, et ayant acquis un caractère théologique, se retrouva à nouveau déclassée dans le monde de la magie : une magie religieuse qui de par la convention voulant que le blanc soit la couleur symbolisant le bien, fut appelée, par les mêmes délirants mystiques qui l'avaient imaginée, la " Magie Blanche ".

    Dans la certitude qu'une magie tellement complexe et élaborée n'aurait pu être comprise et donc suivie par les masses dont ils avaient besoin pour pouvoir l'imposer comme doctrine religieuse et afin de ne pas répéter la même erreur qu'avaient déjà commise les gnostiques au II siècle (ils s'étaient retrouvés isolés à cause de leurs raisonnements obscurs), ces philosophes alchimistes décidèrent de l'associer aux pratiques populaires qui utilisaient des minéraux, des herbes et des racines pour soigner les maladies et alléger les douleurs. De la même manière, ces maîtres de la cuisine lombarde eurent recours au safran pour remplacer la poudre d'or et rendre accessible au peuple le " riz à la milanaise "... Cette poudre d'or était utilisée par les riches selon la recette originale.

    Mais comment conférer une idée de purification de l'âme, c'est-à-dire un concept religieux, à des médicaments qui étaient obtenus des minéraux, des herbes et des racines ? Et bien, l'obstacle fut surmonté par le recours à l'éternel principe utilisé par toutes les croyances du monde (qui ont toujours eu besoin de se construire comme antithèse un monde infernal qu'elles devaient combattre pour pouvoir s'emparer le rôle de détentrices du salut) : Si la leur était une " magie blanche " parce qu'elle avait comme but celui de faire du bien, qui d'autre aurait pu être leur adversaire sinon une " magie noire " qui aurait utilisé les herbes et les minéraux pour faire des infusions maléfiques porteuses de douleur et de mort ? Si eux, en tant que pratiquants de la " Magie Blanche " étaient les fils de Dieu, qui d'autre auraient pu être leurs ennemis sinon les fils du démon ? Et sur cette présupposition basée sur l'inévitable dualité du mal et du bien transportés dans les herbes et les infusions, les concepts du salut ou de la damnation selon l'usage que l'on en faisait, ainsi commença-t-on à fomenter la haine contre d'imaginaires concepteurs de maléfices qui, par leur aspect (imaginé) de répugnante maigreur, furent appelés sorcières et sorciers (de strigosus = amaigri). Une répugnante maigreur qui fut par la suite enlevée aux femmes : pour soutenir qu'elles étaient les maîtresses du Démon, on décida de les représenter séduisantes et charmantes.

    L'Église comprit quels avantages elle aurait pu tirer de cette situation d'antagonisme entre le bien et le mal montée par les alchimistes : imposer définitivement le Christianisme, dont la doctrine était encore contrastée par les croyances païennes. Elle s'appropria du programme des alchimistes et commença à persécuter tous ceux qui refusaient d'accepter ses dictamen en les accusant de pratiquer la magie noire.
    C'est ainsi que commença, avec les premiers édits de condamnation qui apparurent au IX siècle, de la manière la plus machiavélique et fabulatoire, la chasse aux sorcières. Avec ses bûchers, ses pendaisons, ses tortures et décapitations, elle permit à l'Église d'imposer l'immoralité de sa doctrine par le recours à la terreur. Une terreur qui dura plus de huit cents ans (le dernier bûcher fut allumé à Poznen - Allemagne - en 1793).

    Les premières victimes, même si seulement touchées par l'excommunication, sont les Vaudois qui furent accusés de pratiquer la sorcellerie en tant qu'adeptes de Satan (Concile de Vérone 1184) seulement parce qu'ils prêchaient la pauvreté de Christ en opposition à l'avidité du clergé.

    Les persécutions les plus sanglantes débutèrent en 1300 lorsque l'Église se servit de la sorcellerie pour éliminer les hérétiques, c'est-à-dire les contestataires qui s'opposaient à sa corruption, à son ignorance et à ses absurdités théologiques, telle la trinité de Dieu. Giordano Bruno, condamné à mort sous l'accusation de pratiquer la magie, peut être porté comme un des exemples les plus évidents.

    La sorcellerie, née d'une invention des alchimistes et exploitée ensuite par l'Église comme moyen d'imposer son hégémonie à travers l'horreur des condamnations à mort précédées par les plus inhumaines tortures, devint une telle réalité qu'elle fut suivie dans ses rites magiques par la plupart de ministres de ce même clergé ainsi que par les classes privilégiées qui commencèrent ensemble à la fréquenter. Célébrant les Messes Noires et les " Sabbat", ces cérémonies, d'après les documents de ce temps-là, terminaient pour la plupart en orgies obscènes.
    La sorcellerie et la magie noire n'étaient pas pratiquées par les classes pauvres, bien au contraire. Dans la réalité des faits le peuple, terrorisé par les persécutions, servait à l'Église pour fournir des victimes innocentes qui, obligées à confesser des fautes jamais commises sous l'effet de la torture, fournissaient avec leurs sacrifices publics les présuppositions nécessaires pour soutenir l'existence d'un démon. Et la masse populaire devait bien s'en garder si elle ne voulait pas être accusée d'être ennemie de Dieu.

    Fallait-il fournir des sorcières pour alimenter les bûchers dans les places publiques? Fallait-il éliminer les contestataires des dogmes et de la corruption ecclésiastique ? Et bien, rien de plus facile : il suffisait une lettre anonyme, mieux si envoyée par le même clergé, ou la délation d'un inconnu, pour instaurer un procès contre l'hérétique ou le pratiquant de la magie noire. Cette magie dont l'existence était indispensable à l'Église pour imposer sa propre magie blanche dont les rites à la parfaite imitation des cérémonials païens, se basaient, comme encore aujourd'hui, sur l'eau sainte, sur l'huile bénie, sur le pain du salut éternel, sur des signes tracés dans l'air, sur de petits nuages d'encens et anathèmes contre Satan " Et aliosques spiritos malignos… "

    Ainsi, alors qu'à l'intérieur des églises les prêtres faisaient voler lors de leurs homélies des sorcières avec des balais et qu'au dehors les bûchers brûlaient ; le clergé et la noblesse organisaient leurs " Sabbat" et récitaient leurs " Messes Noires " avec des homicides de nouveau-nés dont le nombre, comme l'on peut voir sur des rapports de police, est si élevé que nous en sommes troublés.
    La prostitution organisée par le clergé, l'activité sexuelle dans les couvents, qu'ils soient masculins ou féminins, les concubinages fréquentés par les prêtres sans aucune retenue et les incestes firent de Rome, centre du Christianisme, la capitale des bâtards.

     

    Le culte de Satan a toujours eu sa place dans l’histoire. Selon une vieille légende, déjà lors du Commencement, Adam aurait fauté avec une divinité démoniaque, Isis Lilith ;

     

    « Afin qu’Adam goûtât le fiel avant le miel,
    Et le baiser du gouffre avant celui du ciel.
    Eve était nue. Isis Lilith était voilée.
    Les corbeaux l’entouraient de leur fauve volée ;
    Les hommes la nommaient Sort, Fortune, Ananké ;  
    Son temple était muré, son prêtre était masqué ;
    Elle buvait du sang dans le bois solitaire ;
    Elle avait des autels effrayants. Et la terre
    Subissait cette abjecte et double obscurité :
    En bas Idolâtrie, en haut Fatalité. »