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ENFER ET PARADIS![]() Les idées que les hommes se font de la mort et de la vie éternelle ou des souffrances dans l'au-delà sont à l'origine de mythes et de croyances aussi abondants que variés .
La vie éternelle repose sur le désir de l’humanité de vouloir échapper à la mort et au néant, sur l’aspiration à une autre vie où justice sera rendue aux bons et aux méchants. Ces sentiments sont quasi universels. Il y a donc conjonction du désir d’immortalité et du désir de justice ; l’immortalité ne peut concerner les corps évidemment mortels, mais les esprits ou les âmes, notion grecque qui va envahir la pensée juive dès -150. On aboutit alors au concept de vie éternelle avec béatitude et enfer éternels, ce qui est la punition courante de l’Eglise primitive, malgré des voix discordantes : Origène ne pouvait admettre qu’un Dieu bon puisse vouer des âmes à une peine éternelle, sa bonté surpassant sa justice ! Au Moyen Age, Saint-Thomas pensait que les supplices de l’enfer étaient symboliques. Pour l'Hindouisme, le bon karma est épuré dans les multiples paradis, lieux de délice rattachés chacun à un des nombreux dieux du panthéon hindou, " états de lumière et d'expansion de l'âme " dit Aurobindo, d'où il faudra repartir pour une autre étape de l'évolution. On parle en particulier du paradis de Shiva (Kaïlâsha), de celui de Vishnou (Vaïkuntha) ; et de celui de Krishna (Goloka), monde d'amour, de beauté et de béatitude plein de radiations spirituelles, écrit le même Sri Auro-bindo.
Toute fin du monde, toute mort individuelle n'est rien d'autre que le début d'une expérience dans l'au-delà et la continuation d'une existence qui, dans le mythe et dans la religion, est placée sous le signe du juste et de l'injuste. Au seuil de cette mutation se trouve le Jugement dernier où encore les nombreux exemples connus de sentences ultimes qui, par le compte des actions terrestres, décideront de la souffrance dans l' anéantissement, ou de la félicité dans la vie éternelle.
Le périple des ames La religion iranienne connaît, elle aussi, le Jugement dernier. Après la mort. les âmes passent sur le pont Cinvat, aussi étroit que le fil d'une lame. Les âmes justes le franchissent tandis que les damnés tombent dans le gouffre. Dans le Livre des Morts tibétain, on évalue le bon ou le mauvais karma du défunt par des pierres blanches et des pierres noires. Au Japon, le jugement des morts est l'objet d'une description symbolique presque littérale. Le juge des âmes inscrit l'acte d'accusation sur un grand tableau, tandis que celui de droite déploie le rouleau où sont inscrites les actions de la vie. Un mythe japonais affirme que l'âme de ceux qui se sont rendus coupables de graves péchés est envoyée dans l'une des seize régions d'un domaine infernal appelé Jigoku Le christianisme De simple séjour des morts, l'enfer devient dans le christianisme un lieu d'expiation des fautes. Les enfers, l'Hadès grec, le Scheol des Hébreux ou l'Arallu des Assyro-Babyloniens, n'ont d'abord été qu'un lieu souterrain où erraient les âmes indifférenciées des défunts. Cette conception évolua pour répondre à un besoin de justice : les bons et les méchants ne pouvaient connaître le même sort, si bien que l'au-delà devint le lieu du jugement scellant le sort de chacun en fonction de ses mérites. Les psaumes de l'Ancien Testament établissent un lien entre la mort et le péché, le juste place son espoir en un Dieu de miséricorde : « Tu ne m'abandonnes pas aux enfers, tu ne laisses pas ton fidèle voir la fosse. » L'enfer signifie qu'il n'y a pas de confusion possible entre le bien et le mal. La justice divine ne risque-t-elle pas toutefois de condamner l'impie à la damnation éternelle dans le feu de la géhenne ? Comment concilier le châtiment et la possibilité du rachat ? En brandissant la menace des supplices infernaux, la prédication populaire a donné l'image d'un jugement impitoyable en contradiction avec la promesse évangélique. Le désir de justice appelle celui de pardon, quel que soit le poids des fautes commises : « Si tu retiens nos fautes Seigneur, qui donc subsistera ? », interrogeait le psalmiste. Le Nouveau Testament affine la conception de la justice : si le péché s'avère toujours condamnable, l'homme pécheur ne doit pas être réduit à ses actes mauvais et enfermé dans un passé qui le condamne à tout jamais. Mais le juste ne saurait non plus se réclamer de ses oeuvres pour être sauvé. La dimension plénière de la justice divine se manifeste en ce qu'elle est toute gratuité : le pardon comme le salut sont accordés en vertu de la bonté même de Dieu. Dans son acception profonde, l'enfer consiste alors dans le refus d'accueillir un amour dont l'évangéliste Jean nous dit qu'il est « plus grand que notre coeur ».
On admet d'ailleurs qu'il existe d'autres paradis correspondant aux dieux des chrétiens, des musulmans, des juifs, chacun allant dans le paradis qu'il s'est représenté durant sa vie. Le purgatoire est un état intermédiaire entre l'ici-bas terrestre Eglise latine Le purgatoire, état intermédiaire entre l'ici-bas terrestre et l'au-delà « de la Gloire », représente dans l'Église latine « comme un prolongement de la pratique pénitentielle de l'Église par-delà le seuil de la mort. En effet, le repentir que l'éducation spirituelle dans l'Église et par elle n'aura pas réussi à éveiller en nous au cours de notre vie, la rencontre immédiate du Christ le fera naître enfin dans l'au-delà de notre mort ». Ce serait une étape de purification, d'attente, de préparation, manifestant aussi un certain lien de solidarité entre l'ici-bas et l'au-delà. Le lieu du purgatoire, palier intermédiaire sur le chemin du paradis, n'apparaît dans les textes officiels que vers le XIIIe siècle. Il a peu de bases bibliques (1 Co 3, 11-15 ?). Séjour provisoire destiné à ceux qui se purifient avant d'accéder au ciel, il ressemble à l'enfer parce qu'on y souffre. Mais cette souffrance n'est pas seulement un châtiment : elle a valeur réparatrice et purificatrice ( « purgatoire » ). A la fin des temps il deviendra entièrement vide. En attendant, on peut en aider les habitants : dans la théologie catholique on parlera des « des vivants pour les défunts ». Ce qui a entraîné la vente d'indulgences destinées à abréger pour certains trépassés la durée du séjour, qui provoquera en 1517 la publication par Luther de ses thèses, point de départ de la Réforme. Il dénonce cette pratique pour son aspect commercial et parce qu'elle met en cause la gratuité du salut donné par Dieu. Selon la vision dantesque, le purgatoire serait de la nature ignée de l'enfer, mais le feu y jouerait un rôle plus cathartique qu'expiateur. Il serait d'ailleurs administré par des anges et non des démons. Les âmes y séjourneraient dans la privation de Dieu, jusqu'à ce qu'elles aient consommé le temps de leur peine. La liturgie de la Fête des morts du 2 novembre leur est en grande partie consacrée. Le martyrologe romain réaffirme à cette occasion le mariage mystique entre le Christ et l'Église : « Notre commune et pieuse mère l'Église... s'efforce d'aider par de puissants suffrages auprès de son seigneur et époux le Christ, tous ceux qui gémissent encore dans le purgatoire, afin qu'ils se joignent au plus tôt à la société des habitants de la céleste cité. » Les religions monothéistes, malgré des nuances, prêchent l'immortalité de l'âme conjointement à la résurrection du corps:
Limbes et purgatoire Autour du noyau de la croyance traditionnelle s'étendent des terrains de désaccord. Qu'adviendra-t-il, par exemple, d'une personne qui a mené une vie exemplaire, mais qui n'a jamais entendu parler du Christ? Lui sera-t-il donné une seconde chance dans l'au-delà? C'est en partie à cause de telles questions que les théologiens médiévaux ont échafaudé la théorie des limbes (où vont les enfants morts avant d'être baptisés) et du purgatoire.
Pensées de St Thomas d'Aquin
Pensées de Saint Thomas d’Aquin Ce que nous savons, c’est que l’homme qui fait de lui-même son Dieu se damne, se retrouve seul. Il n'y a pas d'amour en enfer, sauf l’amour égoïste de soi-même. C’est aussi un lieu brûlant, affirmé par la Bible, un lieu ou le vers rongeur du remords ne s’arrête jamais, Le mystère de ce vers rongeur, c’est le souvenir lancinant de la rencontre avec Jésus à l’heure de la mort, le souvenir de ce regard d’amour que le damné a méprisé, et continue de mépriser, mais qu’il n’oubliera jamais. Les âmes qui sont en enfer sont incapables de lier le moindre contact avec nous. Les évangiles en témoignent avec force: « Entre nous et vous a été fixé un grand abîme, pour que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent pas et qu’on ne traverse pas non plus de là bas chez nous ».
La perspective d'un avenir post-mortem réduit à un choix aléatoire entre paradis et enfer, ou une l'annihilation définitive du corps et de l' âme laisse place à d'autres croyances comme les thèses réincarnationnistes.
EXORCISME
L'exorcisme est un rituel religieux destiné à expulser une entité spirituelle maléfique qui se serait emparée d'un être animé (humain ou animal). Cette pratique est probablement universelle : elle est supposée en Mésopotamie dès le IIe millénaire av. J.-C. et attestée dès le Ier millénaire av. J.-C., et probablement d'origine sémitique ; on la retrouve rarement dans l'Ancien Testament : bouc émissaire chargé des fautes des Israélites et envoyé dans le désert (Lv 16. 20-22) ; en revanche Jésus demande à ses disciples de chasser les démons ou bien les expulse lui-même (« guérison du possédé », Mt 9. 32-38). Par la suite la pratique de l'exorcisme se retrouvera dans les sociétés primitives pour lesquelles il constitue une réponse à la possession par le(s) démon(s), voire plus simplement à la maladie. On le retrouve sous cette forme dans le chamanisme caucasien, les rituels africains et le vaudou. Il sera institutionnalisé dans le christianisme catholique, particulièrement au Moyen Âge ou luthérien et il continue à être pratiqué à l'heure actuelle, soit au niveau symbolique et sacramentel (baptême), soit au au niveau pratique (évêques exorcistes). Dans l'islam, le Coran a en lui-même une valeur exorcistique. On retrouve chez les rédacteurs de cet article des références peu connues comme : taoïsme, hindouisme, bouddhisme. Le mot provient du grec ancien : ἐξορκισμός / exorkismós : « action de faire prêter serment », de ex-orkizein : « faire prêter serment, faire jurer à quelqu'un par le Seigneur » ; il passera directement en latin : exorcismus, exorcizare
Les états du possédé [On distingue un état de calme et un état de crise. L'état de crise se traduit par des contorsions, des éclats de rage, des paroles impies et blasphématoires. Pendant la période de calme, tout est généralement oublié et le comportement redevient bien adapté, voire très pieux. Mais l'image que l'on peut en avoir est loin d'être univoque et ne ressemble probablement pas à celle qu'a retenu William Friedkin dans son film de 1973. Il est plus intéressant, pour s'en faire une idée de lire les écrits de Pierre Janet : De l'angoisse à l'extase ou Les médications psychologiques.Les symptômes de la possession [Selon les théologiens, il existe des signes permettant de porter le diagnostic de possession. Le Rituel romain énonce trois symptômes essentiels parmi d'autres qui auraient une valeur analogue :
Les gestes pieux mettent le possédé dans une rage folle et le conduisent à blasphémer horriblement. L'amnésie de la possession est fréquente, et souvent constante. Les marques du diable, pour l'Église du Moyen Âge, ne se limitaient pas aux trois signes, aujourd'hui mentionnés par le rituel romain; on donnait même la préséance à d'autres symptômes tels que la lévitation et surtout des zones d'anesthésie, des points du corps anormalement insensibles (il s'agit, pour le neurologue moderne, d'un symptôme de lèpre à son début, de certaines maladies neurologiques ou d'un phénomène de nature hystérique. On peut surtout noter que la personne parle souvent seule).
Remèdes [Il est utile de considérer les « remèdes » proposés par l'Église. Les catholiques proposent pour venir à bout de la possession :
Le Vatican et les cas de possession
Le Vatican invite les exorcistes à s'adresser à des psychiatres. Depuis que la psychanalyse existe, on sait que le diable n'est plus forcément à l'origine des troubles psychiques qui peuvent affecter l'homme. Aux yeux de l'Église, celui qui se dit possédé ne l'est pas forcément, et a souvent plus besoin de l'aide d'un psychiatre que de celle d'un exorciste. Or, les prêtres-exorcistes n'avaient jusqu'à ce jour qu'un rituel vieux de près de quatre cents ans pour pratiquer leur ministère. Ils peuvent maintenant compter sur un nouveau rituel, qui intègre l'évolution de la médecine et de la psychiatrie. Ce document de 70 pages, entièrement en latin et conforme aux décrets du Concile Vatican II, remplace les formules et les prières du chapitre XII du Rituel romain. Le texte met en garde contre l'imagination des hommes qui peut les porter à croire qu'ils sont la proie du démon. Dans tous les cas, il faut vérifier que celui qui se dit possédé par le démon le soit vraiment. Le texte recommande de distinguer entre une véritable intervention diabolique et la crédulité de certains fidèles qui pensent être l'objet de maléfices ou de malédictions. "Il ne faut pas leur refuser une aide spirituelle, mais il ne faut pas à tout prix pratiquer un exorcisme." Le document poursuit : « L'exorciste décidera avec prudence de la nécessité d'utiliser le rite d'exorcisme après avoir procédé à une enquête diligente - dans le respect du secret confessionnel - et après avoir consulté, selon les possibilités, des experts en matière spirituelle, et, s'il est jugé opportun, des spécialistes en science médicale et psychiatrique, qui ont le sens des réalités spirituelles. » Tout en manifestant une grande prudence, l'Église n'exclut donc pas l'emprise du démon sur certaines personnes. Elle distingue entre l'exorcisme mineur, fait de prières, et le grand exorcisme, qui consiste en une célébration liturgique. C'est le plus impressionnant, celui dont s'inspirent généralement les films d'épouvante. Le nouveau rituel l'a quelque peu simplifié. Ainsi, les prières s'adressant aux démons ont disparu. Le rite comprend entre autres une aspersion d'eau bénite, diverses prières, l'imposition des mains, la présentation d'un crucifix au possédé, et une formule impérative qui s'adresse directement au diable et lui ordonne de s'en aller. Ce rite spectaculaire s'avère rarement utilisé. Les autorités ecclésiastiques préfèrent souvent créer des structures d'écoute et offrir un soutien psychologique aux personnes en difficulté. Les cas réels de possession sont dits rares, mais à notre époque où l'ésotéro-occultisme attire beaucoup, en particulier chez les jeunes, de nombreuses personnes témoignent avoir été délivrés par des exorcismes ou des prières de délivrance. L'exorciste de Rome, Dom Amorth, explique qu'en général, les personnes ne sont totalement délivrées qu'après deux à trois ans de prières de bénédiction (nom qu'il donne à la prière d'exorcisme) à raison d'une toutes les deux ou trois semaines, et dans la mesure où elles adoptent une vie de prière et un comportement éloigné des pratiques à risque.
LES SECTES
Le mot secte a d'abord désigné soit un ensemble d'hommes et de femmes partageant une même doctrine philosophique, religieuse, etc. soit un groupe plus ou moins important de fidèles qui se sont détachés de l'enseignement officiel d'une Église et qui ont créé leur propre doctrine. Il est devenu un terme polémique, qui désigne un groupe ou une organisation le plus souvent à connotation religieuse dont les croyances ou le comportement sont jugés obscurs ou malveillants par le reste de la société. Généralement les responsables de ces groupes sont accusés d'une part de brimer les libertés individuelles au sein du groupe ou de manipuler mentalement leurs disciples afin de s'approprier leurs biens, de les maintenir sous contrôle, etc. et d'autre part d'être une menace pour l'ordre social. Ce terme, ayant pris une connotation négative, est récusé par la plupart des groupes visés, ainsi que par certains juristes et sociologues. Pour dénoncer des activités éventuellement néfastes de certains groupes, l'expression dérive sectaire est devenue récemment la formule officielle de certaines structures gouvernementales comme la MIVILUDES.
Sectes historiques et hérésies: D'un point de vue étymologique, le mot secte vient du latin secta, défini comme une voie qu'on suit, une doctrine philosophique, une secte (religieuse). Ce terme est dérivé du verbe sequi, qui signifie « suivre » (la dérivation étymologique à partir du latin "secare", qui signifie « couper », est erronée.) Le mot secte en grec, équivalent de la secta latine, est hairesis (αἵρεσις). Une hérésie désignait d'abord le choix ou la préférence pour une doctrine, bien avant d'avoir une connotation péjorative. Certaines grandes religions actuelles furent, à l'origine, des sectes de religions plus anciennes et déjà bien implantées. Ainsi, le christianisme s'est d'abord développé comme une secte au sein du judaïsme, dont il a repris une partie des enseignements. Néanmoins, ces religions ont acquis au fil du temps un grand nombre d'adeptes et une reconnaissance officielle importante. L'Antiquité ne donne donc pas de valeur négative aux termes de secte ou hérésie, mais fait par contre une distinction entre religion licite, ou pas. C'est en tant que religion illicite que les premiers chrétiens, lors des persécutions du IIe siècle, se verront qualifier par Pline le Jeune de « superstition déraisonnable et sans mesure » et que Celse leur reproche des dérives telles que de viser à « miner l'ordre social et former un État dans l'État » ou de nuire « à la santé publique en détournant les adeptes des médecins attitrés au profit des promesses illusoires de guérison . C'est dans le sens de sous-branche de religion que l'on peut parler de secte pour les groupements issus du bouddhisme, de l'hindouisme, du shintoïsme ou du taoïsme. Mais autant ces religions ont toujours été plus ou moins ouvertes à la dissidence, autant le christianisme, se voulant par nature universel, l'a longtemps combattue : dans les pays catholiques, toute dissidence, qualifiée d'hérésie, a donc toujours eu une connotation péjorative. Par la suite, par volonté d'établir un monopole religieux, l'association de ces doctrines au pouvoir politique (après Constantin Ier) va faire apparaître la notion d'orthodoxie. Selon certains auteurs, la religion ne serait que la secte du roi. C'est ainsi que le protestantisme a longtemps été considéré comme une hérésie par l'Église catholique et a entraîné une grande répression de ses membres à la Renaissance, qui débouchera sur de longues guerres en Europe (guerres civiles en France et Allemagne, guerre entre pays de religions différentes) et des massacres, notamment lors de la nuit qui suivit la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572 ou lors de la prise de Magdebourg. Quelques siècles plus tôt, les persécutions de l'Inquisition Église catholique avaient été encore plus fortes contre ce qui était appelé l'hérésie cathare. Dans son Dictionnaire philosophique, Voltaire classe comme sectaire toute croyance non acceptée universellement ou non prouvée de façon évidente. Dans d'autres cultures que la française, les connotations du mot secte sont beaucoup moins négatives; le mot sect en anglais, par exemple, est plutôt neutre, néanmoins le mot cult se rapporte à notre définition du mot secte. L'emploi indépendant de deux mots différents permet de lever une partie de l'ambiguïté du terme français. sect tend à correspondre à la définition étymologique (comme pour les sectes protestantes qui n'a alors guère de portée négative), alors que cult tend à correspondre à la définition sociologique du terme français secte (comme pour cargo cult ou cultes du cargo qui décrivent péjorativement un groupe aux croyances farfelues et parfois dangereuses). En dehors de la France et la Belgique, le désir de catégoriser ce qu'est une secte est moins fort.
Les listes suivantes présentent, classées par ordre alphabétique et pour chaque classe d'effectifs définie, le nom des mouvements pouvant, à l'aune des critères définis, être qualifiés de sectaires.
Alliance Rose Croix / Association Recherches Culturelles
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(texte de Viollet-le-Duc)
Les gargouilles sont des ouvrages sculptés d'évacuation des eaux de pluie des toitures, propres à l'art roman puis surtout gothique.
Ce n'est guère que vers le commencement du XIIIe siècle que l'on plaça des chéneaux et, par suite, des gargouilles (ou gargolles, guivres, canons, lanceurs) à la chute des combles. Jusqu'alors, dans les premiers siècles du moyen âge, l'eau des toits ou des terrasses s'égouttait directement sur la voie publique au moyen de la saillie donnée aux corniches. À la cathédrale de Paris, du temps de Maurice de Sully, c'est-à-dire lors de l'achèvement du chœur en 1190, il n'y avait point de chéneaux et de gargouilles ; plus tard, dans le même édifice, vers 1210 encore, les eaux des chéneaux s'écoulaient sur la saillie des larmiers, au moyen de rigoles ménagées de distance en distance. Nous voyons apparaître les gargouilles, vers 1220, sur certaines parties de la cathédrale de Laon. Ces gargouilles sont larges, peu nombreuses, composées de deux assises, l'une formant rigole, l'autre recouvrement .
Déjà, cependant, ces gargouilles affectent la forme d'animaux fantastiques, lourdement taillés, comme pour laisser voir leur structure. Bientôt, les architextes du XIIIe siècle reconnurent qu'il y avait un avantage considérable à diviser les chutes d'eau. Cela, en effet, évitait les longues pentes dans les chéneaux et réduisait chacune des chutes à un très mince filet d'eau ne pouvant nuire aux constructions inférieures. On multiplia donc les gargouilles; en les multipliant, on put les tailler plus fines, plus sveltes, et les sculpteurs s'emparèrent de ces pierres saillantes pour en faire un motif de décoration des édifices. La variété des formes données aux gargouilles est prodigieuse; nous n'en connaissons pas deux pareilles en France, et nos monuments du moyen âge en sont couverts. Beaucoup de ces gargouilles sont des chefs-d'œuvre de sculpture; c'est tout un monbde d'animaux et de personnages composés avec une grande énergie, vivants, taillés hardiment par des mains habiles et sûres. Ces êtres s'attachent adroitement aux larmiers, se soudent à l'architecture et donnent aux silhouettes des édifices un caractère particulier, marquant leurs points saillants, accusant les têtes des contre-forts, faisant valoir les lignes verticales. On peut juger de l'habileté des architectes et des sculpteurs dans la combinaison et l'exécution de ces lanceurs par la difficulté qu'on éprouve à les combiner et les faire exécuter. Dans les pastiches modernes que l'on a fait des édifices gothiques, il est fort rare de voir des gargouilles qui se lient heureusement à l'architecture: elles sont ou mal placées, ou lourdes, ou trop grêles, ou molles de forme, pauvres d'invention, sans caractère; elles n'ont pas cet aspect réel si remarquable dans les exemples anciens; ce sont des êtres impossibles, ridicules souvent, des caricatures grossières dépourvues de style. Certains calcaires du bassin de la Seine, comme le liais-cliquard, se prêtaient merveilleusement à la sculpture de ces longs morceaux de pierre en saillie sur les constructions. Il fallait, en effet, une matière assez ferme , assez tenace pour resister, dans ces conditions, à toutes les causes de destruction qui hâtaient leur ruine. Aussi est-ce à Paris, ou dans les contrées où l'on trouve des liais, comme à Tonnerre par exemple, que l'on peut encore recueillir les plus beaux exemples de gargouilles. D'ailleurs l'école de sculpture de Paris, au moyen-âge, a sur celles des provinces voisines une supériorité incontestable, surtout en ce qui touche à la statuaire.
Les gargouilles sont employées systématiquement à Paris vers 1240 ; c'est à Notre Dame que nous voyons apparaître, sur les corniches supérieures refaites vers 1225, des gargouilles, courtes encore, robustes, mais taillées déjà par des mains habiles .
Celles qui sont placées à l'extrémité des caniveaux des arcs-boutants de la nef, et qui sont à peu près de la même époque, sont déjà plus longues, plus sveltes, et soulagées par des corbeaux qui ont permis de leur donner une très grande saillie en avant du nu des contre-forts.
Les constructeurs gothiques, lorsqu'ils élevaient les grandes voûtes des nefs, ménageaient provisoirement des cuvettes dans les reins de ces voûtes, avec gargouilles extérieures pour rejeter les eaux pluviales dans les caniveaux des arcs-boutants, jusqu'à l'achèvement des combles définitifs. Ces gargouilles provisoires devenaient définitives elles-mêmes, lorsque les chéneaux supérieurs étaient posés, au moyen d'une conduite presque verticale, descendant du chéneau jusqu'à ces gargouilles.
Les gargouilles sont fréquentes dans l'Île-de-France, en Champagne et sur les bords de la basse Loire; elles sont rares en Bourgogne, dans le centre et le midi de la France; ou si l'on en trouve dans les monuments d'outre-Loire, c'est qu'elles tiennent à des édifices élevés aux XIIIe, XIVe et Xve siècles, par des architectes du Nord, comme la cathédrale de Clermont, celle de Limoges, celle de Carcassonne (Saint-Nazaire), celle de Narbonne. Là où les matériaux durs sont peu communs, comme en Normandie, par exemple, les gargouilles sont courtes, rarement sculptées, ou manquent absolument, les eaux s'égouttant des toits sans chéneaux.
Les chéneaux en plomb posés sur les édifices civils ou religieux, portaient aussi leurs gargouilles de métal. Nous en possédons fort peu aujourd'hui de ce genre d'une époque antérieure au XVIe siècle. En voici une (figure 11) qui se voit à l'angle d'une maison de Vitré ; elle date du Xve siècle, et est faite en plomb repoussé.
Nous ne connaissons pas de gargouilles du moyen-âge en terre cuite. Dans les édifices en brique, les gargouilles sont en pierre, ainsi qu'on peut le voir aux Jacobins de Toulouse, au collège Saint-Rémond, et dans beaucoup d'autres édifices anciens de la même ville.
Satanisme peut désigner :
Il me semble important de commencer ce bref coup d'oeil sur le satanisme par un avertissement. Dark-Refuge est un site libre, je n'ai pas d'actions chez LaVey, je ne pratique par encore de messes noires, je ne créve pas les chats, et je ne pratique aucunement la magie à mes heures perdues. Je tiens à rassurer les puritains choqués.
par l'image que nous en revoit les mass media: celle de jeunes en manque d'identité qui pensent que gribouiller des pentacles sur les tombes c'est top. Le satanisme est une doctrine ancienne qui a des codes, des régles, des principes comme toutes doctrines. Ce n'est aucuement la vénération du malin .
Satan tel que nous le représente l'Eglise à notre époque, est le malin, la face caché et forcément mauvaise de l'humanité, le tentateur. Je ne vous apprendrais rien en vous disant que l'Eglise dans un désir d'absorber les anciennes croyances païennes à fortement copiées celles-ci pour constituer son propre "panthéon".
Le mythe de Satan tel que se le représente les satanistes est plus proche de la vision originelle de ce que fut ce personnage avant que l'Eglise n'en face ce qu'il est actuellement. Cette vision est simplement celle du dieu Pan, et plus particuliérement de son influence: Pan est une force de la nature, un être hédoniste, qui vit donc pour profiter pleinement des plaisirs de la chair (hérétique va!).
L'idéologie sataniste se rapproche grandement de celle du siécle des lumiéres; à savoir que l'homme est le centre de toutes choses, il est entiérement libre de ne pas suivre un dogme, libre de ne pas de vénérer un dieu, libre d'être lui même. C'est une idéologie complétement en contradiction avec la vision centrée sur une entité supérieure comme le prône l'Eglise.
Origine
Le principe du satanisme est une inversion des dogmes chrétiens qui prône l'adoration du Prince du Mal : Satan, Lucifer, le diable... quel que soit son nom. Cette théologie négative a toujours existé dans le mythe judéo-chrétien mais n’est devenue dualiste qu’à partir des Évangiles et du Nouveau Testament. Le dieu unique de l’Ancien Testament Yahvé se montre parfois redoutable, et comme ses équivalents du Moyen-Orient, il dispose d’agents, malak Yahveh, anges chargés des basses besognes. Parmi eux se trouve un type d’ange, un satan, de la racine hébraïque stn signifiant « l’opposant », « celui qui met un obstacle ». Le terme « satan » est un titre et non pas un nom personnel, ce type d’ange faisant partie de la cour de Dieu comme bene’elohim (« fils de dieu »). Pour comprendre l’évolution de Satan en ange rebelle, il faut se replonger dans la littérature apocryphe apocalyptique d’avant l'ère chrétienne. Les livres d’Enoch décrivent la révolte des anges qui enfreignent la séparation entre le divin et l’humain en s’accouplant aux femmes. En outre, ils apprennent à l’humanité la métallurgie, l’art des bijoux et des cosmétiques. Ici naît l’existence du mal. Un lien est établi entre le sexe, la maîtrise de la technique par l’homme et le mal. L’ange prométhéen, Lucifer, est puni pour sa désobéissance, pour avoir transmis la connaissance charnelle et intellectuelle contre la volonté de Dieu.
Naissance du dogme
Au début du XXe siècle commencent à émerger des organisations dites lucifériennes, comme la Fraternitas Saturni, le Palladisme de Margiotta et Pike (probablement une invention des écrivains catholiques de l'époque), ou encore l’Astrum Argentum de Crowley. De ces noms, on ne retient souvent que les orgies de drogue et de sexe, ainsi que les doctrines et pratiques ésotériques souvent issues de la Kabbale hébraïque. Cependant, Crowley sortira du lot, créant sa religion thélémite basée sur une gnose hermétique (et qui donnera plus tard naissance à la magie du Chaos de Peter Carroll). Elle laissera une trace par son esprit libertaire.
Satanisme de LaVey
Il faut attendre Anton Szandor LaVey et sa Bible Satanique en 1969, acte de naissance de la philosophie et religion sataniste, pour parler de satanisme moderne. LaVey avait fondé trois ans auparavant l’Église de Satan à San Francisco, dans un acte symbolique pour rassembler des individus liés par le mythe du Prince des Ténèbres. Car il s’agit bien de la symbolique du mythe de Satan sur lequel le Satanisme moderne fonde sa philosophie : il n'y a ici nulle croyance en une déité nommée Satan. Bien que le terme de religion soit employé, il faut en préciser le sens. Le Satanisme moderne place le sentiment de divinité en soi-même, cultive l’ego, Satan étant l’incarnation des instincts charnels de l’Homme et l‘affirmation de sa volonté. LaVey puise son inspiration de Nietzsche, Darwin, Jung, Reich et de la philosophie objectiviste d’Ayn Rand.
LaVey a une idée précise, née de son observation des comportements humains, de la philosophie de vie qu’il veut édicter. Il récupère notamment dans un livre oublié Might is Right de Ragnar Redbeard des éléments pour Le Livre de Satan. La pensée darwiniste (brutalisée) et anti-religieuse de Redbeard convient parfaitement au point de vue satanique; cependant LaVey en expurge toutes les notions raciales propre à Redbeard et à son époque. Le Satanisme moderne base son élitisme sur l’intelligence et non pas sur une prétendue race supérieure. Il signifie une adhésion au principe que toutes nos convictions, nos buts, nos valeurs, nos désirs et nos actions devraient être fondés sur, dérivés de, choisis et validés par un processus rationnel aussi précis et scrupuleux qu’il nous soit possible, en stricte application des lois de la logique. Il signifie notre acceptation de la responsabilité de former nos propres jugements et de vivre du travail de notre propre esprit (indépendance). Il signifie que nous ne devrions jamais sacrifier nos opinions aux convictions ou aux désirs irrationnels des autres (intégrité) ; et que nous ne devrions jamais chercher à nous approprier ou à nous octroyer ce que nous ne méritons pas, ou ce qui ne nous revient pas de droit - que ce soit dans le domaine matériel ou spirituel (respect de la propriété individuelle). Il signifie que nous ne devrions jamais désirer d’effets sans causes, et que l’on ne devrait jamais donner naissance à une cause sans assumer pleinement la responsabilité de ses effets ; que nous ne devrions jamais agir comme un zombie, c’est-à-dire sans connaître nos propres buts et motifs ; que nous ne devrions jamais prendre de décisions, nous forger des convictions ou nous approprier des valeurs hors contexte, c’est-à-dire sans tenir compte de la somme totale et intégrée de nos propres connaissances ; et, par-dessus tout, que nous ne devrions jamais tenter de laisser passer une contradiction. Il signifie aussi le rejet de toute forme de mysticisme, c’est-à-dire de toute prétention à une source de connaissance surnaturelle et non sensorielle. Il signifie enfin un engagement à user de la raison, non de manière sporadique ou en l’appliquant seulement dans certaines circonstances, ou dans des cas d’urgence, mais comme une façon de vivre permanente. LaVey résume ceci avec pragmatisme dans ses onze règles de la Terre :
01. Ne donnez pas votre opinion ou vos conseils à moins qu'on ne vous l'ait demandé.
02. Ne confiez pas vos angoisses ou autres troubles à autrui à moins que vous ne soyez certains d'être écouté.
03. Si vous allez dans la maison d'un autre, montrez-lui du respect, sinon n'y allez pas.
04. Si un invité dans votre maison vous contrarie ou vous embête, traitez-le cruellement et sans pitié.
05. Ne faites pas d'avances quelles qu'elles soient, à moins que vous ne puissiez réaliser ce que vous avancez (ne soyez pas prétentieux).
06. Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas, à moins que ce bien soulage son propriétaire et qu'il veuille s'en défaire.
07. Reconnaissez le pouvoir de la magie si vous l'avez employée avec succès pour réaliser vos désirs. Si vous reniez ces pouvoirs après y avoir fait appel avec succès, vous perdrez tout ce que vous aurez obtenu par leur aide.
08 Ne vous plaignez de rien qui ne vous concerne pas personnellement.
09. Ne maltraitez pas les enfants.
10. Ne tuez pas d'animaux, sauf pour vous défendre ou pour vous nourrir.
11. Quand vous sortez, n'ennuyez personne. Si quelqu'un vous ennuie, dites-lui d'arrêter. S'il continue à vous ennuyer, détruisez-le !
De la même façon que l'homme est un autodidacte dans le domaine matériel, il est un « autodidacte dans le domaine spirituel ». Cela signifie que l’on doit mériter le droit de se considérer soi-même comme notre plus grande valeur en réalisant notre propre perfection morale, c’est-à-dire en refusant d’accepter tout code fondé sur des vertus irrationnelles qui seraient impossibles à mettre en pratique. Il faut s’assurer alors d'user de celles qui le sont, en refusant toute culpabilité imméritée, en ne s’y exposant pas et en corrigeant promptement celle que l’on aurait pu mériter. Et enfin, par-dessus tout, la perfection morale s’accomplit en refusant de jouer le rôle d’un animal sacrificiel et en refusant toute doctrine qui prêche l’auto-immolation comme une vertu ou un devoir moral.
L’individualisme est au centre du satanisme, un individualisme éclairé où l'ego se réalise pleinement - « indulgence au lieu d’abstinence » disait A S. LaVey, « mais pas compulsion », ajoutait-il. Le satanisme place l’humain comme la seule valeur supérieure, en cela il est un concept anti-théos, mais il se bat aussi contre le structuralisme conservateur de nos sociétés modernes qui étouffe l’essence de chaque homme. Le satanisme nie l’égalitarisme « démocratique », le qualifiant de mensonge pieux qui permet aux gouvernants de vendre de la liberté « formelle », posant comme acquis l'idée de tous les hommes égaux en valeur. L’égalité n’est pas une loi de la nature, ni en corps ni en esprit. Selon la doctrine sataniste, malgré son degré d’évolution, l’homme reste un animal, et de par ses instincts la loi de la jungle prévaut sur terre, malgré les bonnes manières « civilisées » de l'homo sapiens. La liberté est le bien le plus précieux pour un sataniste, c’est pourquoi « il est préférable d’être un maître en enfer, qu’un esclave au paradis ! » (John Milton, Paradise Lost, Livre I, vers 263: "Better to reign in Hell than serve in Heaven!").
Le satanisme moderne se veut une tranchante césure rationnelle avec les tâtonnements occultistes passés, une philosophie de vie où l’humain reprend son trône au divin, essayant ainsi de maitriser le destin des hommes en leur évitant, la misère, la guerre et les souffrances. Le satanisme contemporain pourrait devenir une nouvelle voie pour une mondialisation qui ne soit plus uniquement monétaire. La mondialisation peut permettre la diffusion de valeurs et la promotion de la démocratie.
From: wikipedia
BIBLIOGRAPHIE
Satanisme et vampyrisme*
Ouvrage qui est le fruit d'une enquête de plus de douze ans dont six dans le cadre d'une conven-tion conclue avec le Ministère des Affaires so-ciales. Il porte à la connaissance du grand public des informations disponibles depuis 1994 " au sein de l'appareil d'Etat " puisqu'à cette époque, Paul Ariès était l'auteur d'un rapport de mission sur le satanisme. Jusqu'à la parution du présent ouvrage, il avait choisi de taire certaines informations pour préserver des enquêtes en cours.
Les sorciers ne sont pas voués au mal.
* Les sorciers ne font pas commerce avec Satan.
* Les sorciers s'habillent en noir parce que cette couleur absorbe l'énégie, et non pour des raisons maléfiques.
* Les sorciers ne sont pas laids, verts, vieux et boutoneux. Ils existe des sorciers jeunes et beau, et des sorciéres jeunes et belles.
* Les sorciers empruntent les transports en commun et non pas un balai.
* Les sorciers usent de pouvoir psychique comme les religieux prient pour obtenir un résultat.
* Les sorciers utilisent un bâton ou une baguette magique pour diriger les énégies.
* Les sorciers utilisent lénérgie psychique que toute personnes possédent en elle.
* Les sorciers considérent la magie et la sorcellerie comme une science, un art et surtout comme leurs religion dont ils usent en harmonie avec l'univers.
* Les sorciers portent l'étoile à 5 branche inscrite dans un cercle (le pentagramme) qui symbolise les 5 élément ( eau, terre, air, feu, et le cinquiéme (akasha), l'ésprit divin qui est dirigé vers le ciel).
Bernadette Soubirous
Bernadette Soubirous (Bernadeta Sobirós en Gascon), de son vrai nom Marie-Bernarde Soubiroux (Maria Bernada Sobirós), née le 7 janvier 1844 à Lourdes, et décédée le 16 avril 1879 à Nevers, est une sainte catholique, célèbre pour avoir été témoin, selon elle, d'apparitions de la Vierge, à plusieurs reprises, dans une petite grotte non loin de sa ville natale. Elle a été béatifiée le 14 juin 1925, puis canonisée le 8 décembre 1933.
Ses parents, François Soubirous (1807-1871) et Louise Castérot (1825-1866), exploitent le moulin de Boly, où elle est née, jusqu'en 1854. Les Soubirous qui avaient, dit-on, fait un mariage d'amour, ont eu au total neuf enfants dont cinq sont morts en bas-âge. Bernadette est l'aînée. À cette date, l'entreprise familiale est ruinée (trop artisanale en cette époque d'industrialisation, et sans doute mal gérée). Bernadette connaît la faim et la maladie, elle sait à peine lire et écrire. De santé fragile (elle est notamment asthmatique), elle paraît moins que son âge. Elle est par ailleurs belle fille selon les témoignages de l'époque et comme en attestent les photographies qui ont été prises d'elle. Son sentiment religieux est déjà très fort même si elle ignore à peu près tout du catéchisme (« [...] si la Sainte Vierge m’a choisie, c’est parce que j’étais la plus ignorante ! » dira-t-elle plus tard).
Les parents de Bernadette l'envoient chez sa marraine et tante, Bernarde Castérot (1823-1907), qui l'emploie comme servante à la maison.
Les Soubirous déménagent pour une cellule de l'ancienne prison de la rue Haute, surnommée Le cachot (que l'on peut visiter actuellement) et où ils logent à six dans 3,77 x 4,40 m. En 1857, François Soubirous est accusé (apparemment à tort) du vol de deux sacs de farine. Il est envoyé en prison. La famille Soubirous est dans une période de détresse noire.
Apparitions
Bernadette témoigne de dix-huit apparitions de la Vierge entre le 11 février et le 16 juillet 1858 dans la petite grotte de Massabielle, renfoncement dans une paroi rocheuse le long du Gave de Pau, à proximité immédiate du village de Lourdes. Lors de la neuvième apparition, Bernadette suit les indications de la Vierge et découvre une source d'eau (cette source est en fait connue depuis longtemps).
À la base, la jeune fille déclare qu'elle a vu une lumière. Ce n'est qu'a posteriori qu'elle donnera des descriptions de plus en plus détaillées de ce qu'elle prétend avoir vu.
Le 28 juillet 1858, soit douze jours seulement après la dernière apparition, Mgr Laurence, évêque de Tarbes, réunit une commission d'enquête destinée à établir le crédit que l'Église doit apporter aux affirmations de Bernadette Soubirous. Cette commission est chargée de vérifier la validité des « miracles » annoncés, en recueillant des témoignages divers et les avis de scientifiques ou de gens d'Église. Elle est aussi chargée d'interroger Bernadette dont la sincérité semblera « incontestable » à l'évêque : « Qui n'admire, en l'approchant, la simplicité, la candeur, la modestie de cette enfant ? Elle ne parle que quand on l'interroge ; alors elle raconte tout sans affectation, avec une ingénuité touchante, et, aux nombreuses questions qu'on lui adresse, elle fait, sans hésiter, des réponses nettes, précises, pleines d'à propos, empreintes d'une forte conviction ». Le fait que la jeune fille répète des mots dits par la Vierge qu'elle ne pouvait pas connaître eu égard à son manque d'instruction, sera un argument décisif.
Entre-temps, la foule des pèlerins venant voir la grotte et y demander de l'aide à Marie ne cesse de croître, il vient des gens de toute l'Europe et de nouveaux témoignages de miracles s'accumulent. « Si l'on doit juger l'arbre par ses fruits, nous pouvons dire que l'apparition racontée par la jeune fille est surnaturelle et divine ; car elle a produit des effets surnaturels et divins »
Quatre ans plus tard, le 18 janvier 1862, l'évêque rend son avis — favorable : « Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de dix-huit fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes ; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. Nous soumettons humblement notre jugement au Jugement du Souverain Pontife, qui est chargé de gouverner l'Église universelle ».
C'est ainsi que Lourdes, modeste chef-lieu des Pyrénées, soigneusement évité par le tourisme thermal alors en pleine explosion — son eau n'avait pas les propriétés curatives attribuées à celles de Luchon, Cauterets ou Bagnères-de-Bigorre — est vite devenue la ville touristique la plus fréquentée de la région.
Un fait souvent oublié : à Garaison (aujourd'hui, Monléon-Magnoac, à 70 km de Lourdes), une jeune fille nommée Anglèze de Sagasan avait affirmé avoir entendu la Vierge lui demander de construire une chapelle près de la source. Cela se passait vers 1520. La chapelle a bien été construite et la ville a été un lieu de dévotion et de tourisme religieux aux siècles suivants.
Le départ pour Nevers
Bernadette souhaitait faire sa communion et pour cela, elle devait apprendre à lire et à écrire en français. Elle est donc admise à "l'école des indigents", à l'hospice de Lourdes, tenu par les Sœurs de la Charité de Nevers. Là, elle s'instruit, apprend à lire et apprend le catéchisme et un métier. Les observateurs de l'époque notent que son recueillement en prière est impressionnant, mais qu'elle est aussi gaie, enjouée, espiègle et plutôt autoritaire avec ses compagnes — qui l'apprécient néanmoins beaucoup. Après réflexion elle choisit la congrégation des Sœurs de la charité de Nevers pour vivre son désir de vie religieuse. La Maison-Mère de la congrégation est à Nevers. Avec ses supérieures, elle est d'une obéissance à toute épreuve, comme en témoigne une anecdote : on avait interdit à Soeur Marie-Bernard de retourner à la grotte et on lui demanda : « Si la Vierge t’ordonnait d’y aller, que ferais-tu ? ». Bernadette répondit : « Je reviendrais demander la permission à Monsieur le Curé ».
À l'extérieur, on commence à rendre un inquiétant culte à la jeune bigourdane. Sa photo s'achète, les journaux parlent d'elle, on veut la voir. Le plus sage est de l'éloigner de Lourdes. Certaines personnes, comme l'essayiste britannique Ruth Harris (Lourdes. La grande histoire des apparitions, des pèlerinages et des guérisons, Jean-Claude Lattès, 2001), n'hésitent pas à affirmer que Bernadette devait, en quelque sorte « disparaître » de son vivant afin que l'Église pût maîtriser totalement la capitalisation des miracles lourdais.
Pour une jeune fille sans dot, la vie de sœur était difficilement envisageable, mais Bernadette est désormais célèbre et divers couvents sont prêts à l'accueillir.
Elle quitte donc les Pyrénées qu'elle ne reverra jamais. Elle rejoint le 6 juillet 1866, la congrégation des Sœurs de la Charité à Nevers. Elle y reste treize années pendant lesquelles elle sera traitée sans égards spéciaux. Elle occupe les postes d'aide-infirmière, de responsable de l'infirmerie et de sacristine. Les quatre dernières années, elle est surtout malade.
Atteinte d'une tuberculose pulmonaire, et souffrant de son asthme chronique contracté lors de la grande épidémie de choléra dans les Hautes-Pyrénées, elle meurt le 16 avril 1879 au couvent Saint-Gildard de Nevers à 15h30 à l'âge de trente-cinq ans.
Pour les besoins du procès en canonisation, son corps doit être reconnu. Son cercueil sera ouvert trois fois et son corps retrouvé intact. Lors des exhumations, son corps fut lavé et le contact avec les "détergents" aurait noirci la peau : le corps de la vénérable Bernadette est intact, le squelette complet, les muscles atrophiés mais bien conservés ; la peau parcheminée paraît seule avoir subi l'humidité du cercueil. Elle a pris une teinte grisâtre et est recouverte de quelques moisissures et d'une certaine quantité de cristaux de sels calcaires (…) (Dr Talon et Dr Comte, chargés de l'examen du corps après 1923), cités par Dominique Lormier dans Bernadette Soubirous, éd. CMD, 1999. Dans le même livre on apprend que quelques années plus tard, la peau de Bernadette a noirci. Le visage de Bernadette et ses mains ont donc été recouverts d'un très fin masque de cire pour la présentation publique.
Son corps repose dans une châsse de verre et de bronze dans la chapelle de l'Espace Bernadette à Nevers.
Bernadette Soubirous a été béatifiée le 14 juin 1925 et canonisée le 8 décembre 1933.
Ses parents [
son père est François Soubirous, né le 7 juillet 1807 et décédé le 4 mars 1871. Étymologiquement, son patronyme signifierait « souverain » (de sobeiran en Gascon).
Les enfants Soubirous
Marie-Bernarde, dite Bernadette (7 janvier 1844 - 16 avril 1879)

Un miracle est un fait extraordinaire ou surnaturel, attribué à une puissance divine et accompli soit directement, soit par l'intermédiaire d'un serviteur de cette divinité. Les miracles ne sont pas explicables scientifiquement et ce pour deux raisons :
Sens catholique
Trois signifiants définissent le miracle : C'est un fait prodigieux d'ordre surnaturel survenant dans un contexte religieux qui manifeste une intervention spéciale et gratuite de Dieu adressant aux hommes un signe sensible de sa présence dans le monde
Pour pouvoir parler de miracle, il faut en principe montrer que le phénomène extraordinaire constaté a eu un effet conforme au plan de Dieu. Le miracle se caractérise donc avant tout par son effet par rapport à l'avancement de la foi: si l'effet a été positif, il est possible de parler de miracle. Inversement, si l'effet est négatif, le phénomène extraordinaire sera interprété comme l'intervention possible d'un esprit, mais non comme l'intervention effective de Dieu.
Différentes connotations du mot
Bien que l’on entende souvent par miracle les miracles de Dieu, le dieu abrahamique, n’importe quelle divinité peut effectuer des miracles. On pense notamment aux divinités des religions polythéistes comme les religions grecque, scandinave ou pré-colombiennes. Cependant, il semble que l’émerveillement soit plus spécifiquement associé aux religions monothéistes : pour les religions antiques, les miracles, tout surnaturels qu’ils soient, ne sont pas extraordinaires.
Un autre sous-entendu est qu’un miracle est forcément bénéfique. Là encore, dans une optique d'un Dieu bon, c’est généralement le cas. Les miracles censément accomplis par Jésus de Nazareth (résurrection de Lazare, multiplication des pains...) sont ceux qui sont les plus familiers des chrétiens. Dans le monde musulman, la venue du Coran sur terre est un miracle, ou bien encore le voyage nocturne de Mahomet. Cependant, un miracle peut très bien être négatif, comme les plaies d’Égypte ou le Déluge, pour rester dans les religions abrahamiques. Quant aux « miracles » (s’ils ne sont jamais appelés ainsi, techniquement, c’en sont) des dieux grecs, ce sont rarement des interventions véritablement bénéfiques (que l’on parle de la transformation d’Arachné en araignée pour cause d’hubris, ou d'égarement en mer d’Ulysse par Poséidon ou même de la métamorphose de Narcisse en narcisse.
Le miracle en ésotérisme
En ésotérisme / occultisme, on oppose deux concepts :
Dans les deux cas, une explication scientifique est largement accessoire. Le miracle vient « d’en haut », alors que le prodige vient d’en bas. À noter que, si dans un sens courant, on dit d’un thaumaturge qu’il « accomplit des miracles », c’est par définition incorrect : il accomplit des prodiges (il s’agit d’une métonymie). Seul un être divin ou son représentant (son « conduit ») peut accomplir un miracle.
Dans la religion catholique, le miracle ne se limite pas à sa composante extraordinaire et inexplicable par la connaissance scientifique: de tels phénomènes extraordinaires peuvent (dans cette interprétation) être obtenus par des actions de magie ou de théurgie, sans qu'il y ait un miracle au sens propre. Pour le catholicisme, le miracle est l'intervention directe de la puissance de Dieu. Ceci exclut l'intervention de puissance intermédiaire d'esprits ou de démons, qui peuvent également provoquer des phénomènes inexplicables sous forme de phénomènes paranormaux.
Les miracles aujourd’hui
Peu de miracles adviennent dans la société occidentale de nos jours.
Pour certains, la suspicion et le rationalisme propre à la plupart des pays occidentaux sont un refus du miracle qui l’empêche d’advenir.
Quoiqu'il en soit, à quelques rares exceptions près comme Lourdes, force est de constater que les miracles sont rapportés surtout dans les pays du Sud et les sociétés pauvres. Une exception notable : les États-Unis, où il y a eu des références à des apparitions divines dans des biscottes, des moules de chocolat ou divers produits, une ménagère reconnaissant régulièrement la silhouette de Jésus ou de la Vierge dans la forme d'une tache quelconque. La ménagère en question est en général très religieuse et ne demandait qu'à voir ce qu'elle prétend avoir vu. Les sceptiques parlent donc souvent d'effet placebo.
Religion et business ne faisant pas forcément mauvais ménage, surtout outre-Atlantique, ces objets, de même que la traditionnelle statue qui pleure, finissent souvent vendus sur eBay, ce sont des pareidolie.
D'après un sondage de l'IFOP effectué en 2004, 42% des Français croyaient aux
35% des Français affirment croire aux miracles, selon un sondage de l'institut TNS-Sofrès réalisé en face-à-face les 6 et 7 juillet 2006 auprès d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population, selon la méthode des quotas. 62% des personnes interrogées ne croient pas aux miracles et 3% n'ont pas d'opinion sur le sujet, 31% y voient « un phénomène que l'on ne peut expliquer », 27% « un événement heureux auquel on ne s'attendait pas » et seulement 8% « une intervention de Dieu ».
Critique du miracle
Comme pour tout phénomène surnaturel, l'existence avérée des miracles est un sujet de litige entre croyants (religieux ou ésotéristes) et rationalistes pour lesquels il s'agit de phénomènes naturels que les connaissances contemporaines du miracle ne pouvaient expliquer ou d'interventions habiles et subtiles aussi explicables qu'un tour de magie.
Ernest Renan écrivit : C'est au nom d'une constante expérience que nous banissons le miracle de l'Histoire
Vaudou
Le vaudou (ou vodou, ou vodoun) est un culte animiste originaire de l'ancien royaume du Dahomey (Afrique de l'Ouest). Il est toujours largement répandu au Bénin et au Togo, comme dans le célèbre marché des féticheurs à Lomé.
À partir du XVIIe siècle, les esclaves originaires de cette région d'Afrique répandirent le culte vaudou aux Antilles et en Amérique. On le retrouve donc sous différentes formes à Cuba, en Haïti, au Brésil ou encore aux États-Unis, en Louisiane surtout. Mais bien avant l'Amérique, le vaudou s'est répandu en Afrique du Nord par les esclaves amenés par les anciennes dynasties qui ont traversés l'histoire de cette région. Et on le retrouve jusqu'à nos jours sous différentes formes, dont la plus connue reste le Gnawa ou Gnaoua au Maroc et en Algérie, mélangé au folklore religieux arabo-musulman.
ORIGINE
Le vaudou est né de la rencontre des cultes traditionnels des dieux yorubas et des divinités fon et ewe, lors de la création puis l'expansion du royaume fon d'Abomey aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Le vaudou est le fondement culturel des peuples qui sont issus par migrations successives de Tado au Togo, les Adja (dont les fons, les Gouns, les Ewe... et dans une certaine mesure les Yoruba ...) peuples qui constituent un élément important des populations au sud des États du Golfe du Bénin (Bénin, Togo, Ghana, Nigéria...).
Vaudou (que l'on prononce vodoun) est l'adaptation par le Fon d'un mot Yoruba signifiant « dieu ». Le vaudou désigne donc l'ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance. Il est l'affirmation d'un monde surnaturel, mais aussi l'ensemble des procédures permettant d'entrer en relation avec celui-ci. Le vaudou correspond au culte yoruba des Orishas. De même que le vaudou est un culte au esprit du monde de l'invisible. À chaque ouverture, le prête vodoun demande l'aide de l'esprit de PAPA LEGBA pour ouvrir les portes des deux monde.
Le Vaudou vient d'Afrique mais ce n'est pas l'endroit où le vaudou est le plus pratiqué.
Le vaudou haïtien
En Haïti, le Vaudou mélange Vaudou d'Afrique de l'Ouest et folklore religieux chrétien. Religion des esclaves, le Vaudou a eu une grande importance dans leurs révoltes (voir Cérémonie de Bois-Caïman, dans leur émancipation), et conserve aujourd'hui une importance politique non négligeable. Nous n'en savons pas plus sur leur croyances sur l'origine de l'univers, de la terre et des humains.
Chaque année au mois de juillet, plus de 70.000 personnes se rendent au lieu dit le Saut d'eau. Pendant 4 jours, les Haïtiens fidèles au panthéon vaudou se livrent à des ablutions, les bains de chance. Selon la croyance populaire, des esprits qui font le bien quand on les prie suffisamment nichent dans la cascade, la gorge et les arbres. Les visiteurs étrangers y sont admis mais doivent montrer une extrême retenue.
Les rites
L'un des moments essentiels est la cérémonie. C'est durant ce moment que vont être invoqués les loas.Le rite se fait au sein d'un hounfor(temple vaudou) et est dirigé un Houngan(prêtre vaudou) ou son équivalent féminin la Mambo.Le Hougan et la Mambo sont souvent munis d'une calebasse emplie de vertèbres de couleuvre qui les différencie des autres pratiquants.La cérémonie se déroule en deux temps principaux:l'appel des loas et le sacricice. Avec le Houngan et la Mambo, les initiés sont les principaux acteurs de la cérémonie. Ils ont divers rôles : musiciens,danseurs,commanditaire, sacrificateur,spectateurs.
Lomé
Lomé, ville située au sud-ouest du Togo, capitale et la plus grande ville du pays, sur le golfe de Guinée. Lomé est le premier port du Togo, le nœud de communications ainsi que le centre administratif et économique du pays. La majeure partie du commerce togolais transite par le port de Lomé, qui a été agrandi et approfondi en 1968 pour accueillir les gros navires. Les principaux produits d'exportations sont le coton, le café, le cacao et les noix de palme ; la plupart des exportations de phosphate transitent par le port voisin de Kpémé. Lomé produit des textiles et des denrées alimentaires. La voie ferrée pénètre dans l'intérieur des terres en direction de Palimé, d'Atakpamé et de Tabligbo, puis longe la côte jusqu'à Anécho. Lomé est le siège de l'université de Bénin (1965) et de l'École nationale d'administration (1958
Le marché aux fétiches: Le marché aux fétiches à Akodessewa, au nord de la voie ferrée (ouvert tous les jours), est l'endroit rêvé pour aller à la rencontre de la religion animiste, vaudou et de la médecine traditionnelle. Des plumes d'oiseaux, aux crânes d'animaux, aux peaux de bêtes, aux herbes et aux fétiches, tous sont censés être pourvus de pouvoirs magiques protégeant les individus de mauvais sorts. On trouve aussi sur ce marché animé des petites figurines ewe honorant les jumeaux. Assez excentré, naguère ce marché se tenait à Bè, à la lisière de la forêt sacrée (interdite aux non-initiés). Ici, on vend toute la panoplie du féticheur des fétiches « pour qu'elle tombe amoureuse », aux grelots (gongons) qui réveillent les esprits auxquels on s'adresse. Les gris-gris sont bons pour tout, de la toux opiniâtre aux peines de coeur, en passant par la victoire sur les ennemis. Les féticheurs se tiennent derrière des étals chargés d'un inimaginable bric-à-brac de peaux, de crânes, de cailloux, de poudres, haut en couleur... et en odeurs. Cornes de gazelles, perroquets desséchés et poudres de perlimpinpin, toute la pharmacopée traditionnelle africaine est là. Pénétrez dans les cahutes des commerçants pour qu'ils vous donnent des explications sur ces rites ancestraux. Mais vous n'apprendrez de toute façon pas grand-chose. Les rites ne sont jamais vraiment dévoilés aux non-initiés.

On sacralise l'espace par le rite du jétédlo(jeté de l'eau),la disposition des objets sacrés vers les quatre points cardinaux et la parade des drapeaux.Au milieu du lieu de cérémonie se trouve le poteau mitan, mât décor des signes loa, symbole de la communication entre le monde céleste et le monde terrestre:le poteau mitan symbolise l'axe du monde.Au pied du poteau mitan, sur un socle, sont rassemblées les offrandes,différentes selon le loa invoqué. Au sol sont dessinées,autour du poteau mitan, à la craie, avec de la farine, du plâtre ou du marc de café les symboles des loa : les vèvè. D'autres signes sont souvent peints sur le poteau mitan, accompagnés d'objets accrochés, notamment des feuilles de palmier royal destinés à chasser les mauvais esprits.
Puis les tambours,éléments essentiels et symboliques du rite,semettent en place.Les tambours font battre à l'unisson les coeurs des initiés et ceux des loas,les deux mondes entrent alors en contact par les prières, les danses, la musique et les libations.
Les loas sont sensés se nourrir et bien boire à leur arrivés afin d'être disposés à aider ceux qui sollicitent leur aide. Des mets divers et des liqueurs les attendent. Arrive alors le moment du sacrifice. On prépare l'animal en l'habillant de symboles multiples, en le nourrisant et en le parfumant avec des potions préparées par le Houngan. Le rythme des tambours s'accélère et se fait plus intense, emportant les initiés dans une transe spirituelle.Une fois l'animal égorgé,le sacrificateur goûte à son sang et les initiés y trempent leurs mains. L'animal est alors présenté, offert symboliquement aux loa,face aux quatre points cardinaux.Les chants et danses redoublent de puissance,les vèvès préalablement déssinés sur le sol sont sensés appeller les loas.
C'est alors que survient le sommet de la cérémonie. Le loa entre dans le corps de l'un des initié, on dit qu'il le chevauche. Il se met à danser avec frénésie, différemment selon le loa invoqué. Le loa ne partira pas tout à fait,après la cérémonie, un lien se crééra entre l'initié et l'esprit, pour toute sa vie.
Vases,bouteilles,colliers,bougies,pierres sacrées,pots,paquets magiques,poupées, ficelles de toutes couleurs entassés sur un autel.Ce sont des wangas,ils sont destinés à capter les esprits,bénéfiques, maléfiques ou protecteurs."Wanga"signifie fétiche. Ce sont bien souvent des objets ayant une fonction particulière.Certains peuvent avoir pour rôle de protéger une personne ou d'influer sur sa vie de façon bénéfique,d'autres d'influencer les éléments.Les fameux gris-gris sont également utilisés,ce sont en général de petit sac en cuir porté autour du cou et contenant une mixture contenant divers éléments (poivre de cayenne,brique en poudre,cheveux,peau de serpent etc..).
Si les Houngan recherchent avant toutla communion spirituelle par le respect des équilibres et l'osmose avec la nature et les différentes formes de vie, il existe des prêtres nommés Bokor, qui eux se livrent,dans le but de nuir, à une forme de magie noire .C'est cette dernière qui,même si minoritaire chez les véritables pratiquants vaudou,a le plus marqué l'inconscient collectif. Ce qui différencie un Bokor d'un Houngan est essentiellement la pratique de l'envoutement,notamment par l'utilisation de poupées vaudou.Même si en réalité ces dernières font davantage parti du folklore que véritablement du Vaudou par lui même. Il est d'ailleurs amusant de voir que cet aspect du Vaudou est celui qui vient en premier dans l'esprit des gens lorsqu'on leur parle de Vaudou.. mais ce genre de poupées existaient bien avant la naissance du Vaudou. Dans la France du Moyen-Age des poupées en cire traversées d'aiguilles pour nuir à autrui étaient déjà utilisées.Ces poupées ne seraient elles que des Vestiges du colonialisme importées par les européens? Il n'en demeure pas moins qu'elles sont utilisées dans le Vaudou, mais cette pratique est plus de l'ordre du Hoodoo(Partie folklorique et sorcellerie) que véritablement du Vaudou pure en tant que religion. Une autre pratique assez connue est la zombification.Le bokor fait jeter au visage de la victime une poudre la plongeant dans une profonde léthargie proche de la mort.Le but est de ralentir les fonctions vitales au maximum,ce qui donne tous les symptômes de la mort clinique.Dans la conception de cette drogue intervient egalement, pour le folklore (?) des os broyés en poudre de préférence ceux d'un ou d'une sorcière, lézards, ver polychète, plantes, mais aussi la Tétradotoxine issue du poisson globe qui a un grand rôle dans la composition de cette poudre.Tenue pour morte la victime est enterrée,puis exhumée le soir même par un sorcier qui lui administre un contre poison.L'individu reste plongé dans un état de catalepsie, dû à la faible oxygénisation de son cerveau.Le bokor se servirait ainsi de ce zombi comme esclave. Il existe à Haïti des sociétés secrètes telles que Bizango ou le Cochon Gris,constituées de Bokors, exercant ce genre de pratique ainsi que le sacrifice humain.Il est difficile de savoir si de telles affirmations sont fondées, il n'en reste pas moins que ces sociétés secrètes instaurent un climat de terreur bien réel au sein de la population haitienne.
Message reçu le 10 Août 1997
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a mort, vous en parlez souvent. Elle vous fait si peur. Elle réveille votre peur de l’inconnu, votre attachement, votre dépendance, votre possession. La mort, pour vous, c’est malheur, oubli, regret et tristesse. C’est un drame, une chose terrible. Vous la représentez comme un spectre monstrueux qui s’accompagne souvent d’un cortège d’acolytes comme la souffrance, les larmes et la colère. Certaines de vos croyances y voient un aspect plus positif que d’autres. Certaines philosophies en parlent plus ouvertement que d’autres, mais tous vous êtes si mal préparés.
En fait, pour accueillir la mort avec sérénité, il vous faudrait la ressentir comme une merveilleuse opportunité de Réconciliation totale.
Car c’est bien ce qu’est la mort : une réconciliation avec vous-même et par-delà même, avec le divin, le merveilleux, le lumineux en vous.
Car il n’y a pas de mort là où vous le croyez. Aussi bien vous appelez naissance le moment où l’âme réincarnée retrouve le plan terrestre, aussi bien vous devriez appeler re-naissance le moment où elle se désincarne pour retrouver son véritable domaine.
Car, en fait, si vous considérez la mort comme une perte, une fin, une disparition, c’est plutôt à la naissance qu’il faudrait employer ces mots. Car c’est dans l’incarnation que l’âme perd toute une partie de sa véritable dimension. C’est à ce moment qu’elle accepte de se réduire à un cadre et de n’être plus que l’ombre d’elle-même. D’une certaine façon, peu à peu, elle « meurt » un peu à son essence divine. Elle oublie ses connaissances, la source d’où elle vient, le potentiel qu’elle possède, pour reprendre une enveloppe et revivre ses expériences.
La mort n’est rien. Elle ne vous ôte qu’une enveloppe, mais vous en faites un drame si vous croyez que cette enveloppe est tout. Si vous ne voyez qu’elle, vous ne pouvez même pas imaginer qu’il y a autre chose derrière de bien plus beau. Ce sont les apparences qui vous font souffrir parce que vous les prenez pour la réalité. Mais la réalité n’existe pas dans votre dimension. Vous n’en voyez que le reflet. Alors pourquoi continuer à préférer le reflet d’un monde à ce monde lui-même.
Non, la véritable mort n’est pas là ! Elle réside plutôt en vous. Car, oui, la mort existe, mais pas là où vous la situez. Non, elle est en vous, car à chaque fois que vous vous coupez de vous-même, vous mourez. A chaque instant où vous êtes séparé de l’Etre, vous mourez. A chaque reniement de votre « Soi » divin, vous laissez un peu plus la mort entrer en vous. Car la mort n’est pas séparée de la vie. Elles sont un seul et même principe, opposées et indissociables. Là où il y a vie, il y a mort potentielle. A chaque fois que vous vous empêchez de vivre vraiment, vous mourez un peu, car vous empêchez votre âme de déployer son plein potentiel. A chaque fois que vous vous laissez dominer par des émotions négatives, vous mourez un peu. Mourir, c’est vous éloigner de vous, c’est vous égarer et perdre votre véritable chemin. Mourir, c’est devenir aveugle, sourd, et muet. C’est refuser de sentir et de suivre votre intuition. C’est vouloir tout contrôler et refuser de lâcher prise.
Car la mort est naturelle, favorable et indispensable. Elle fait partie du cycle de la renaissance. Si vous ne mourez pas à certaines choses pour renaître à d’autres, vous ne pouvez pas avancer. En fait, dans votre langage, il faudrait deux termes différents car il y a mort et mort. Nous pourrions dire qu’il y a une « petite mort » qui intervient plutôt comme une transition. C’est le moment précis où une chose fait place à une autre, dans ce reflet d’éternité où les deux extrêmes se rejoignent. C’est l’instant magique où la nuit fait place au jour ou inversement, et où ces deux pôles opposés se rencontrent avec fulgurance dans l’instantané. C’est le cycle continu de la respiration et la jonction de l’inspir et de l’expir dans une pose où les deux sont mêlés.
C’est le temps magique où l’hiver se retire sur la pointe des pieds et se marie avec le printemps pour enfanter une nouvelle année.
C’est aussi l’instant merveilleux où deux corps se rejoignent du plus profond de leurs opposés, pour devenir, l’espace d’un souffle, à l’image de l’Etre réunifié, et où chacun meurt à lui-même pour se fondre dans l’autre et ainsi rejoindre un peu l’Universel.
La « petite mort », c’est tout ce qui s’efface pour faire place à la vie, plus belle et plus forte à chaque fois. Ainsi est-elle nécessaire à chacun d’entre vous pour vous permettre d’avancer. A chaque fois que vous acceptez de lâcher, de vous abandonner, de faire confiance, vous faites une place pour la « petite mort » et vous allez dans le sens du courant qui vous amène à grandir. Par contre, si vous vous accrochez, si vous êtes dans la peur, le doute, la possession, vous entrez dans la « mort ». car vous refusez de laisser le cours de la vie s’écouler en vous, et vous lui faites obstacle. Alors, peu à peu, votre âme s’englue et perd de sa puissance. Votre véhicule physique s’épuise, pourrit et se nécrose. Vous n’entendez même plus l’appel du divin en vous. Et vous vous noyez peu à peu vous-même.
C’est là que, véritablement, la mort s’installe. Mais il ne tient qu’à vous de choisir la vie ! Pourriez-vous imaginer vous accrocher de toutes vos forces à la nuit pour l’empêcher de faire place au jour ? Vous pouvez toujours essayer, mais le cycle de la vie, lui, va continuer, avec ou sans vous, et, croyez-le, jamais aucun humain n’arrêtera son cours. La force vitale est telle, qu’elle ne ressentira même pas cet individu qui s’oppose, mais lui n’en sortira certes pas vainqueur.
Alors cessez donc d’aller contre le sens naturel du mouvement. Vous savez que votre vie sur terre n’est qu’un passage transitoire qui vous amène plus loin vers autre chose. A quoi bon nous accrocher à l’espoir vain que le courant s’arrête ?
Il vous a fallu faire bien des expériences pour commencer à le comprendre. Combien d’énergie de toute sorte n’avez-vous pas investie pour essayer de conserver et prolonger la vie ? Avec l’espoir inconscient de découvrir un jour le secret de l’Eternité. Sauf que ce secret vous commencez peut-être à entrevoir qu’il est en vous, et non pas en dehors de vous.
Oui, aucune technologie, aucune substance, aucune découverte ne pourra vous propulser hors de la roue de la vie et de la mort vers la lumière éternelle, car pour atteindre ce but ultime et tant espéré, vous n’avez besoin de rien, sauf de vous-même.
Revenir de plus en plus à vous-même. Là est la clef et cela fait si longtemps que vous la cherchez !
Alors, dès aujourd’hui, vivez pleinement et en conscience, pour que ce que vous appelez aujourd’hui la mort, devienne une « petite mort », pareille à celle qui se passe sans arrêt en vous et en-dehors de vous. Préparez-vous pour la faire un moment de plénitude et de retrouvailles. Car prise sous cet angle, la mort que vous trouvez si terrible et qui vous fait si peur, peut devenir une aurore boréale, un printemps fleuri, un orgasme de l’âme. Bref, un instant d’éternité qui vous amène à quelque chose de plus beau encore.
Regardez-la venir avec calme et sérénité, et abandonnez votre corps physique en le remerciant de vous avoir accompagné et instruit tout au long de votre passage sur terre. Et dites à ceux qui restent de faire la fête pour votre re-naissance. Car, enfin, vous rentrez à la maison. Car la mort n’est pas un départ. Non, au contraire, c’est un retour vers sa véritable dimension. Alors préparez-le. Pensez-y comme un véritable cadeau et, en attendant le moment de le recevoir, vivez ! Vivez de tout votre coeur, de toute votre âme. Donnez le meilleur de vous-même à chaque instant, car le meilleur moyen de vaincre la mort et de retrouver la vie véritable, c’est de commencer à être, ici et maintenant.
Alors, bonne fête !
LA MEDITATION
Le terme méditation (latin meditatio) désigne une pratique mentale ou spirituelle. Elle consiste en une attention portée sur un certain objet de pensée (méditer un principe philosophique par exemple, dans le sens d'en approfondir le sens) ou sur soi (dans le sens de pratique méditative afin de réaliser son identité spirituelle). La méditation implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence.
La méditation est au cœur des pratiques du Bouddhisme, du Taoisme, du Yoga, de l'Islam, de la Chrétienté et d'autres formes plus récentes de spiritualité. C'est une pratique visant à produire la paix intérieure, la vacuité de l'esprit, des états de conscience modifiés ou l'apaisement progressif du mental voire une simple relaxation, obtenus en se "familiarisant" avec un objet d'observation : qu'il soit extérieur (comme un objet réel ou un symbole) ou intérieur (comme l'esprit ou un concept, voire l'absence de concept.
La méditation, une thérapie?
La méditation n’est-elle pas une pratique spirituelle ou religieuse? En effet, ce sont bien les spiritualités orientales qui ont fait connaître la méditation aux Occidentaux. Nombre de personnes disent que méditer leur permet d’être véritablement en contact avec elles-mêmes et de façon ultime avec « tout l’univers ». Plusieurs experts de la méditation, dont l’auteur Placide Gaboury, affirment même que pour méditer véritablement, il vaut mieux ne pas avoir le moindre objectif.
Toutefois, des recherches menées au cours des 40 dernières années ont permis d'observer que la méditation entraîne plusieurs bienfaits psychologiques et physiologiques mesurables. Indépendamment du contexte culturel ou religieux, elle peut donc être utilisée par tous comme une approche favorisant le bien-être et la santé. C’est surtout de cet aspect dont nous traitons dans cette fiche.
La méditation, à l’instar de plusieurs autres techniques, fait partie des « Approches corps-esprit ». Une fiche complète présente les principes sur lesquels se fondent ces approches, ainsi que leurs principales applications potentielles.
INDICATIONS
Réduire l’anxiété et le stress. Prévenir les troubles cardiovasculaires. Améliorer les fonctions cognitives. Cesser de fumer. Améliorer les conditions de vie des personnes atteintes de cancer.
Plusieurs options
Selon les différentes écoles, et elles sont nombreuses, la méditation peut se pratiquer debout, assis, en marchant, les yeux ouverts ou fermés, silencieusement ou en répétant un mot, l'esprit concentré sur une image ou non... Il ne semble pas exister de grandes différences dans les effets d'une forme par rapport à une autre, l'élément le plus déterminant étant une pratique quotidienne et assidue.
Disons tout de même qu'il s'agit d'abord de s'entraîner à maintenir son attention et à empêcher l'esprit de se laisser emporter par les pensées qui surgissent sans arrêt. Pour maintenir cette attention, la plupart des approches préconisent de se concentrer sur quelque chose qui occupe tellement l’esprit que celui-ci ne peut plus penser (temporairement, du moins).
Le symbole le plus connu de la méditation est sûrement la posture jambes croisées, dite « du lotus », que les moines orientaux adoptent systématiquement. Plusieurs Occidentaux l'utilisent aussi, mais beaucoup préfèrent des formes moins exigeantes : demi-lotus, quart de lotus, en tailleur, etc. Le plus important est la stabilité de la posture : les deux fesses bien d'aplomb sur un petit coussin, les genoux ou les mollets offrant de bons points d'appui au sol. Le bassin est toujours légèrement penché vers l'avant afin de garder au bas de la colonne vertébrale sa courbure normale (en creux), ce qui empêche le corps de s'affaisser sur lui-même. Cette position permet à la tête d’être bien au-dessus de la cage thoracique (et non pas avancée) et à l'abdomen d’être dégagé pour une respiration profonde et ample.
Dans une telle posture, on reste alerte puisqu’elle ne favorise pas l'endormissement. Mais on peut pratiquer le même type de méditation sur une chaise droite ou étendu par terre. L'important est de maintenir l'attention, de garder la colonne vertébrale allongée et de bien respirer.
Cela dit, il existe aussi des façons plus « actives » d'entraîner l'esprit : la méditation debout, marchée, dansée. Par extension, on peut dire que le tai-chi est une forme de méditation en mouvement.
Mais l'esprit vagabonde sans cesse et la plupart des personnes qui pratiquent la méditation doivent recourir à certains trucs pour forcer l'attention. On peut, par exemple, compter les respirations jusqu'à dix, puis faire l'inverse; ou compter pendant l'inspiration et reprendre le décompte pendant l'expiration. On peut fixer son attention sur la sensation de l'air quand il passe dans les narines ou quand il provoque l'expansion et la contraction de l'abdomen, etc.
Cela dit, il ne s'agit surtout pas d'une activité guerrière où il faut se battre contre les pensées. C’est une activité de lâcher-prise où l'on accepte que les pensées défilent, comme des nuages ou les chevaux d’un carrousel, sans pour autant se laisser captiver par elles. Il existe une importante documentation traitant des hauts et des bas de la pratique.
Bodian Stephan. Zen! La méditation pour les nuls. Éditions Générales First, France, 2001.
Cette célèbre collection a encore réussi à rendre parfaitement clair un sujet relativement complexe.
de Smedt Marc. Techniques de méditation et pratiques d'éveil. Albin Michel, Collection de poche, France 1983.
Un voyage dans les traditions méditatives du monde entier. Un classique.
Kabat-Zinn Jon. Full Catastrophe Living: Using the Wisdom of Your Body and Mind to Face Stress, Pain and Illness. Delta, États-Unis, 1990.
Du scientifique américain qui a réussi à intégrer la méditation dans les hôpitaux, la description détaillée de son programme de réduction de stress.
Kabat-Zinn Jon. Où tu vas, tu es - Apprendre à méditer en tous lieux et toutes circonstances. Éditions JC Lattès, France, 1996.
Une vision très contemporaine de la méditation dans son sens large.
Thich Nhat Hanh. Le miracle de la pleine conscience - Manuel pratique de méditation. Éditions l’Espace Bleu, France, 1994.
La méditation vue comme une attitude pouvant se vivre dans toutes les activités humaines.
Titmuss Christopher. Guide pratique de la méditation - Pour le corps et l'esprit. Éditions Hurtubise HMH, Canada, 2001.
Présentation de différentes techniques dans un agréable livre bien illustré, écrit par un bouddhiste de longue date.
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