Les idées que les hommes se font de la mort et de la vie éternelle ou des souffrances dans l'au-delà sont à l'origine de mythes et de croyances aussi abondants que variés .
La vie éternelle repose sur le désir de l’humanité de vouloir échapper à la mort et au néant, sur l’aspiration à une autre vie où justice sera rendue aux bons et aux méchants.
Ces sentiments sont quasi universels. Il y a donc conjonction du désir d’immortalité et du désir de justice ; l’immortalité ne peut concerner les corps évidemment mortels, mais les esprits ou les âmes, notion grecque qui va envahir la pensée juive dès -150.
On aboutit alors au concept de vie éternelle avec béatitude et enfer éternels, ce qui est la punition courante de l’Eglise primitive, malgré des voix discordantes : Origène ne pouvait admettre qu’un Dieu bon puisse vouer des âmes à une peine éternelle, sa bonté surpassant sa justice ! Au Moyen Age, Saint-Thomas pensait que les supplices de l’enfer étaient symboliques.
Pour l'Hindouisme, le bon karma est épuré dans les multiples paradis, lieux de délice rattachés chacun à un des nombreux dieux du panthéon hindou, " états de lumière et d'expansion de l'âme " dit Aurobindo, d'où il faudra repartir pour une autre étape de l'évolution. On parle en particulier du paradis de Shiva (Kaïlâsha), de celui de Vishnou (Vaïkuntha) ; et de celui de Krishna (Goloka), monde d'amour, de beauté et de béatitude plein de radiations spirituelles, écrit le même Sri Auro-bindo.
Toute fin du monde, toute mort individuelle n'est rien d'autre que le début d'une expérience dans l'au-delà et la continuation d'une existence qui, dans le mythe et dans la religion, est placée sous le signe du juste et de l'injuste. Au seuil de cette mutation se trouve le Jugement dernier où encore les nombreux exemples connus de sentences ultimes qui, par le compte des actions terrestres, décideront de la souffrance dans l' anéantissement, ou de la félicité dans la vie éternelle.
Le périple des ames De nombreuses traditions supposent qu'après la mort l'âme humaine se rend au royaume des défunts.
En Afrique, on croit souvent qu'elle passe un certain temps dans les limbes avant de décider de renaître ou non sur terre, sous forme humaine. D'autres traditions font état d'un angoissant jugement.
La mythologie égyptienne offre un tableau très impressionnant du jugement du défunt par quarante-deux représentants du royaume d'Osiris, dans la salle du trône de ce souverain suprême des mondes infernaux. Maat, la déesse de la Vérité, évalue le poids de la conscience de l'individu à l'aide d'une plume. L'âme de qui a vécu vertueusement rejoint les dieux dans leur éternel combat contre Apep, le Serpent du Chaos ; dans le cas contraire, elle est dévorée par un monstre.
Pour les Grecs, le frère de Zeus, Hadès (Pluton), était le souverain de l'empire des morts qui se situait, selon l'Illiade, sous les lieux secrets de la terre et, selon l' Odyssée, au-delà des confins de l'océan primordial. Pour s'y rendre, l'ombre du mort devait recourir à Charon, le nocher immortel, après lui avoir remis le péage placé dans sa bouche par les vivants, afin de traverser plusieurs fleuves tels que l'Achéron (l'Affliction), le Styx (les Serments irrévocables), le Léthé (l'Oubli)... Puis elle comparaissait devant trois Juges envoyant les justes au paradis des champs Elysées et condamnant les autres aux tourments éternels.
La religion iranienne connaît, elle aussi, le Jugement dernier. Après la mort. les âmes passent sur le pont Cinvat, aussi étroit que le fil d'une lame. Les âmes justes le franchissent tandis que les damnés tombent dans le gouffre.
Dans le Livre des Morts tibétain, on évalue le bon ou le mauvais karma du défunt par des pierres blanches et des pierres noires.
Au Japon, le jugement des morts est l'objet d'une description symbolique presque littérale. Le juge des âmes inscrit l'acte d'accusation sur un grand tableau, tandis que celui de droite déploie le rouleau où sont inscrites les actions de la vie. Un mythe japonais affirme que l'âme de ceux qui se sont rendus coupables de graves péchés est envoyée dans l'une des seize régions d'un domaine infernal appelé Jigoku
Le christianisme Dans la tradition biblique où les morts seront appelés à l'ultime résurrection, les justes jouiront de la lumière de Dieu tandis que les damnés seront voués aux souffrances éternelles. Et ici comme dans tous les récits, nous retrouvons l'incorruptible balance de la Justice qui décidera du destin. Elle est placée devant le maître du royaume des morts et devant le dieu et juge de l'univers. Le tribunal commence par la lecture de l'accusation, tandis que les avocats de la défense jettent aussi leur poids dans la balance.
De simple séjour des morts, l'enfer devient dans le christianisme un lieu d'expiation des fautes. Les enfers, l'Hadès grec, le Scheol des Hébreux ou l'Arallu des Assyro-Babyloniens, n'ont d'abord été qu'un lieu souterrain où erraient les âmes indifférenciées des défunts. Cette conception évolua pour répondre à un besoin de justice : les bons et les méchants ne pouvaient connaître le même sort, si bien que l'au-delà devint le lieu du jugement scellant le sort de chacun en fonction de ses mérites. Les psaumes de l'Ancien Testament établissent un lien entre la mort et le péché, le juste place son espoir en un Dieu de miséricorde : « Tu ne m'abandonnes pas aux enfers, tu ne laisses pas ton fidèle voir la fosse. » L'enfer signifie qu'il n'y a pas de confusion possible entre le bien et le mal. La justice divine ne risque-t-elle pas toutefois de condamner l'impie à la damnation éternelle dans le feu de la géhenne ? Comment concilier le châtiment et la possibilité du rachat ? En brandissant la menace des supplices infernaux, la prédication populaire a donné l'image d'un jugement impitoyable en contradiction avec la promesse évangélique. Le désir de justice appelle celui de pardon, quel que soit le poids des fautes commises : « Si tu retiens nos fautes Seigneur, qui donc subsistera ? », interrogeait le psalmiste. Le Nouveau Testament affine la conception de la justice : si le péché s'avère toujours condamnable, l'homme pécheur ne doit pas être réduit à ses actes mauvais et enfermé dans un passé qui le condamne à tout jamais. Mais le juste ne saurait non plus se réclamer de ses oeuvres pour être sauvé. La dimension plénière de la justice divine se manifeste en ce qu'elle est toute gratuité : le pardon comme le salut sont accordés en vertu de la bonté même de Dieu. Dans son acception profonde, l'enfer consiste alors dans le refus d'accueillir un amour dont l'évangéliste Jean nous dit qu'il est « plus grand que notre coeur ».
On admet d'ailleurs qu'il existe d'autres paradis correspondant aux dieux des chrétiens, des musulmans, des juifs, chacun allant dans le paradis qu'il s'est représenté durant sa vie.
Le purgatoire est un état intermédiaire entre l'ici-bas terrestre et l'au-delà
Eglise latine Limbes
Eglise latine
Le purgatoire, état intermédiaire entre l'ici-bas terrestre et l'au-delà « de la Gloire », représente dans l'Église latine « comme un prolongement de la pratique pénitentielle de l'Église par-delà le seuil de la mort. En effet, le repentir que l'éducation spirituelle dans l'Église et par elle n'aura pas réussi à éveiller en nous au cours de notre vie, la rencontre immédiate du Christ le fera naître enfin dans l'au-delà de notre mort ». Ce serait une étape de purification, d'attente, de préparation, manifestant aussi un certain lien de solidarité entre l'ici-bas et l'au-delà.
Le lieu du purgatoire, palier intermédiaire sur le chemin du paradis, n'apparaît dans les textes officiels que vers le XIIIe siècle. Il a peu de bases bibliques (1 Co 3, 11-15 ?). Séjour provisoire destiné à ceux qui se purifient avant d'accéder au ciel, il ressemble à l'enfer parce qu'on y souffre. Mais cette souffrance n'est pas seulement un châtiment : elle a valeur réparatrice et purificatrice ( « purgatoire » ). A la fin des temps il deviendra entièrement vide. En attendant, on peut en aider les habitants : dans la théologie catholique on parlera des « des vivants pour les défunts ». Ce qui a entraîné la vente d'indulgences destinées à abréger pour certains trépassés la durée du séjour, qui provoquera en 1517 la publication par Luther de ses thèses, point de départ de la Réforme. Il dénonce cette pratique pour son aspect commercial et parce qu'elle met en cause la gratuité du salut donné par Dieu.
Selon la vision dantesque, le purgatoire serait de la nature ignée de l'enfer, mais le feu y jouerait un rôle plus cathartique qu'expiateur. Il serait d'ailleurs administré par des anges et non des démons. Les âmes y séjourneraient dans la privation de Dieu, jusqu'à ce qu'elles aient consommé le temps de leur peine. La liturgie de la Fête des morts du 2 novembre leur est en grande partie consacrée. Le martyrologe romain réaffirme à cette occasion le mariage mystique entre le Christ et l'Église : « Notre commune et pieuse mère l'Église... s'efforce d'aider par de puissants suffrages auprès de son seigneur et époux le Christ, tous ceux qui gémissent encore dans le purgatoire, afin qu'ils se joignent au plus tôt à la société des habitants de la céleste cité. »
Les religions monothéistes, malgré des nuances, prêchent l'immortalité de l'âme conjointement à la résurrection du corps: la conscience survit à la mort du corps.
Limbes et purgatoire
Autour du noyau de la croyance traditionnelle s'étendent des terrains de désaccord. Qu'adviendra-t-il, par exemple, d'une personne qui a mené une vie exemplaire, mais qui n'a jamais entendu parler du Christ? Lui sera-t-il donné une seconde chance dans l'au-delà? C'est en partie à cause de telles questions que les théologiens médiévaux ont échafaudé la théorie des limbes (où vont les enfants morts avant d'être baptisés) et du purgatoire. Les bébés qui n'ont pas été baptisés avant de mourir ou l'adulte privé de raison connaîtraient simplement celle du dam, sans souffrance physique : ils sont privés de la vision béatifîque de Dieu. On parle alors de « limbes ».
Pensées de St Thomas d'Aquin Réflexions suite à une N.D.E
L'ame des Inuits
Pensées de Saint Thomas d’Aquin Selon l’Eglise, au moment de la mort se fait la séparation totale de l’âme et du corps, la personne est amenée à choisir d’une manière définitive entre deux voies: celle de l’orgueil ou celle de l’amour. Tout ce qu’elle a fait dans sa vie passée pèse lourdement comme un conditionnement qui l’élève vers l’amour ou qui l’élève vers la révolte. Mais ce n’est qu’un conditionnement ; Saint Thomas d’Aquin précise que ce péché ultime, ce péché contre l’Esprit Saint qui est amour peut prendre plusieurs grandes formes: Refus de croire malgré l’évidence ; Refus d’espérer le bonheur éternel proposé ou, au contraire, présomption qui prétend atteindre la vision de Dieu par ses propres forces, sans devenir petit ; envie face au bonheur de ceux à qui nous avons fait du mal pendant notre vie ; Impénitence par rapport à ses péchés passés.
Ce que nous savons, c’est que l’homme qui fait de lui-même son Dieu se damne, se retrouve seul. Il n'y a pas d'amour en enfer, sauf l’amour égoïste de soi-même. C’est aussi un lieu brûlant, affirmé par la Bible, un lieu ou le vers rongeur du remords ne s’arrête jamais, Le mystère de ce vers rongeur, c’est le souvenir lancinant de la rencontre avec Jésus à l’heure de la mort, le souvenir de ce regard d’amour que le damné a méprisé, et continue de mépriser, mais qu’il n’oubliera jamais. Les âmes qui sont en enfer sont incapables de lier le moindre contact avec nous. Les évangiles en témoignent avec force: « Entre nous et vous a été fixé un grand abîme, pour que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent pas et qu’on ne traverse pas non plus de là bas chez nous ». Saint Thomas d’Aquin en explique la raison: L’âme humaine, quand elle est séparée de son corps, n’a plus aucun moyen naturel de communiquer avec le monde des vivants. Elle ne dispose pas, comme les esprits angéliques, d’une puissance spirituelle par rapport au monde matériel. Le corps qui jouait ce rôle durant la vie a disparu. Elle se retrouve donc dans un autre monde et ne sait pas ce qui se passe dans le nôtre. Si un contact se réalise, ce ne peut être que par l’aide d’un intermédiaire, Dieu ou ange.
Réflexions suite à une N.D.E Pour beaucoup, l'interprétation de la définition religieuse de l'âme, les notions de paradis et d'enfer sont devenus source de confusion et de doute pour de nombreux fidèles.
La perspective d'un avenir post-mortem réduit à un choix aléatoire entre paradis et enfer, ou une l'annihilation définitive du corps et de l' âme laisse place à d'autres croyances comme les thèses réincarnationnistes.
Pour les personnes ayant vécus une N.D.E., la conscience pourrait connaître une survie plutôt positives sous condition de mener une existence terrestre positive.
Inuits, régions polaires arctiques Pour les Inuits, la vie éternelle est dominée par Sila, maître de l'Univers et de l'air. Il a un grand pouvoir sur les âmes qui doivent se dégager de leurs « fluides terrestres » pour gagner le royaume des morts. En effet cette âme présente un aspect terrestre, transmis après le décès à une autre personne, et un aspect spirituel qui continue dans le ciel sa progression vers leur « paradis ». (H. Hansen et al., The Greenland Mummies, Trustees of the British Museum, 1991.)
Les séjours dans l'au-delà de l'Hindouisme Séjour en enfer
Hindouisme
Après la mort, le défunt est ce simple « trépassé » (prêta) errant à la recherche de son nouvel état, pour une durée dépendant en quelque manière de la qualité des rites funéraires. Certains textes disent que durant cette période l'âme passe le fleuve Vaïtaranî, qui correspond au Styx grec. Après quoi elle atteint d'autres plans de conscience où durant plus ou moins longtemps elle assimilera et gérera les expériences de sa précédente incarnation et se préparera à la suivante.
Ces séjours sont temporaires, puisqu'ils ont un commencement et que, pour l'Hindouisme, l'éternité est la qualité de ce qui n'a pas eu de commencement dans le temps. Ils sont le lieu où l'âme liquide une partie de son karma. Le bon karma est épuré dans les multiples paradis, lieux de délice rattachés chacun à un des nombreux dieux du panthéon hindou, « états de lumière et d'expansion de l'âme » dit Aurobindo, d'où il faudra repartir pour une autre étape de l'évolution. On parle en particulier du paradis de Shiva (Kaïlâsha), de celui de Vishnou (Vaïkuntha) ; et de celui de Krishna (Goloka), monde d'amour, de beauté et de béatitude plein de radiations spirituelles, écrit le même Sri Auro-bindo. On admet d'ailleurs qu'il existe d'autres paradis correspondant aux dieux des chrétiens, des musulmans, des juifs, chacun allant dans le paradis qu'il s'est représenté durant sa vie.
Les enfers sont des lieux d'expiation des mauvaises actions. On classe dans cette liste aussi bien les péchés capitaux que des actes apparemment moins graves comme le fait d'abîmer une pierre précieuse, de manger tout seul des sucreries, de couper inutilement des arbres, de labourer des pâturages ou de se marier avant un frère aîné1. Leur nombre varie, suivant les textes, de 21 à 8 400 000 (Garuda-Purâna). Notons que l'on peut aller dans tel enfer parce qu'on l'a consciemment voulu. C'est le cas de certains croyants spirituellement avancés qui voient dans ce passage un moyen plus rapide de se libérer de leur mauvais karma.
Les fruits du karma étant multiples on peut transiter successivement dans plusieurs paradis et enfers où l'on recueillera les fruits de ses bonnes et mauvaises actions et où l'on en apurera le poids. On peut aussi transiter par un corps de dieu. Dans la perspective hindoue, l'univers étant cyclique - émanation périodique de Brahman - les dieux mineurs suivent en effet son mouvement, naissant avec lui et se résorbant en lui pour reprendre vie dans un autre cycle. L'évolution de l'âme est stoppée durant cette période. On peut même passer dans un corps de démon, parfois par décision volontaire. Ceux-ci sont en effet caractérisés par une telle haine de Dieu qu'elle en devient une obsession. Or l'obsession de Dieu est une des voies sûres pour atteindre la libération.
L'exorcisme est un rituel religieux destiné à expulser une entité spirituelle maléfique qui se serait emparée d'un être animé (humain ou animal).
Cette pratique est probablement universelle : elle est supposée en Mésopotamie dès le IIe millénaire av. J.-C. et attestée dès le Ier millénaire av. J.-C., et probablement d'origine sémitique ; on la retrouve rarement dans l'Ancien Testament : bouc émissaire chargé des fautes des Israélites et envoyé dans le désert (Lv 16. 20-22) ; en revanche Jésus demande à ses disciples de chasser les démons ou bien les expulse lui-même (« guérison du possédé », Mt 9. 32-38).
Par la suite la pratique de l'exorcisme se retrouvera dans les sociétés primitives pour lesquelles il constitue une réponse à la possession par le(s) démon(s), voire plus simplement à la maladie.
On le retrouve sous cette forme dans le chamanisme caucasien, les rituels africains et le vaudou.
Il sera institutionnalisé dans le christianismecatholique, particulièrement au Moyen Âge ou luthérien et il continue à être pratiqué à l'heure actuelle, soit au niveau symbolique et sacramentel (baptême), soit au au niveau pratique (évêquesexorcistes). Dans l'islam, le Coran a en lui-même une valeur exorcistique.
On retrouve chez les rédacteurs de cet article des références peu connues comme : taoïsme, hindouisme, bouddhisme.
Le mot provient du grec ancien : ἐξορκισμός / exorkismós : « action de faire prêter serment », de ex-orkizein : « faire prêter serment, faire jurer à quelqu'un par le Seigneur » ; il passera directement en latin : exorcismus, exorcizare
Les états du possédé[
On distingue un état de calme et un état de crise. L'état de crise se traduit par des contorsions, des éclats de rage, des paroles impies et blasphématoires. Pendant la période de calme, tout est généralement oublié et le comportement redevient bien adapté, voire très pieux. Mais l'image que l'on peut en avoir est loin d'être univoque et ne ressemble probablement pas à celle qu'a retenu William Friedkin dans son film de 1973. Il est plus intéressant, pour s'en faire une idée de lire les écrits de Pierre Janet : De l'angoisse à l'extase ou Les médications psychologiques.
Les symptômes de la possession[
Selon les théologiens, il existe des signes permettant de porter le diagnostic de possession. Le Rituel romain énonce trois symptômes essentiels parmi d'autres qui auraient une valeur analogue :
– parler ou comprendre une langue inconnue (glossolalie) ;
– découvrir les choses éloignées et secrètes (voyance) ;
– faire montre d'une force inexplicable par l'habitus physique de la personne considérée (psychokinèse).
Les gestes pieux mettent le possédé dans une rage folle et le conduisent à blasphémer horriblement. L'amnésie de la possession est fréquente, et souvent constante.
Les marques du diable, pour l'Église du Moyen Âge, ne se limitaient pas aux trois signes, aujourd'hui mentionnés par le rituel romain; on donnait même la préséance à d'autres symptômes tels que la lévitation et surtout des zones d'anesthésie, des points du corps anormalement insensibles (il s'agit, pour le neurologue moderne, d'un symptôme de lèpre à son début, de certaines maladies neurologiques ou d'un phénomène de nature hystérique. On peut surtout noter que la personne parle souvent seule).
Remèdes[
Il est utile de considérer les « remèdes » proposés par l'Église. Les catholiques proposent pour venir à bout de la possession :
la confession générale (relative à l'ensemble de la vie passée)
Les objets bénis et surtout l'eau bénite (dont le rituel dit qu'elle « chasse le démon » mieux à son aise dans les flammes de l'enfer)
L'exorcisme qui consiste, au nom du Christ, à intimer au démon l'ordre d'avouer son nom, puis de quitter le possédé. Dans l'orthodoxie, cette phase passe par un long rituel et la répétition de prières spéciales particulièrement impressionnantes.
Le Vatican invite les exorcistes à s'adresser à des psychiatres. Depuis que la psychanalyse existe, on sait que le diable n'est plus forcément à l'origine des troubles psychiques qui peuvent affecter l'homme. Aux yeux de l'Église, celui qui se dit possédé ne l'est pas forcément, et a souvent plus besoin de l'aide d'un psychiatre que de celle d'un exorciste. Or, les prêtres-exorcistes n'avaient jusqu'à ce jour qu'un rituel vieux de près de quatre cents ans pour pratiquer leur ministère. Ils peuvent maintenant compter sur un nouveau rituel, qui intègre l'évolution de la médecine et de la psychiatrie. Ce document de 70 pages, entièrement en latin et conforme aux décrets du Concile Vatican II, remplace les formules et les prières du chapitre XII du Rituel romain.
Le texte met en garde contre l'imagination des hommes qui peut les porter à croire qu'ils sont la proie du démon. Dans tous les cas, il faut vérifier que celui qui se dit possédé par le démon le soit vraiment. Le texte recommande de distinguer entre une véritable intervention diabolique et la crédulité de certains fidèles qui pensent être l'objet de maléfices ou de malédictions. "Il ne faut pas leur refuser une aide spirituelle, mais il ne faut pas à tout prix pratiquer un exorcisme."
Le document poursuit : « L'exorciste décidera avec prudence de la nécessité d'utiliser le rite d'exorcisme après avoir procédé à une enquête diligente - dans le respect du secret confessionnel - et après avoir consulté, selon les possibilités, des experts en matière spirituelle, et, s'il est jugé opportun, des spécialistes en science médicale et psychiatrique, qui ont le sens des réalités spirituelles. » Tout en manifestant une grande prudence, l'Église n'exclut donc pas l'emprise du démon sur certaines personnes.
Elle distingue entre l'exorcisme mineur, fait de prières, et le grand exorcisme, qui consiste en une célébration liturgique. C'est le plus impressionnant, celui dont s'inspirent généralement les films d'épouvante. Le nouveau rituel l'a quelque peu simplifié. Ainsi, les prières s'adressant aux démons ont disparu. Le rite comprend entre autres une aspersion d'eau bénite, diverses prières, l'imposition des mains, la présentation d'un crucifix au possédé, et une formule impérative qui s'adresse directement au diable et lui ordonne de s'en aller. Ce rite spectaculaire s'avère rarement utilisé. Les autorités ecclésiastiques préfèrent souvent créer des structures d'écoute et offrir un soutien psychologique aux personnes en difficulté.
Les cas réels de possession sont dits rares, mais à notre époque où l'ésotéro-occultisme attire beaucoup, en particulier chez les jeunes, de nombreuses personnes témoignent avoir été délivrés par des exorcismes ou des prières de délivrance. L'exorciste de Rome, Dom Amorth, explique qu'en général, les personnes ne sont totalement délivrées qu'après deux à trois ans de prières de bénédiction (nom qu'il donne à la prière d'exorcisme) à raison d'une toutes les deux ou trois semaines, et dans la mesure où elles adoptent une vie de prière et un comportement éloigné des pratiques à risque.
Michel de Nostredame, alias Nostradamus, est né le 14 décembre 1503 dans la petite ville de Saint-Rémy-de-Provence en France et y travaillait en tant qu'apothicaire.
Tout comme ses confrères de l'époque de la Renaissance, Nostradamus pratiquait avec assiduité l'astrologie mais était sur tout connu pour avoir réalisé des prédictions qui ceux sont avérés juste sur le marché du monde.
La première édition des prophéties de Nostradamus date de 1555. A savoir que son premier livre est partagé en Centuries.
Une centurie est théoriquement un ensemble de cent quatrains. Ses prophéties ont abouti à la publication d'un peu plus de dix mille ouvrages à travers le monde.
LES PREDICTIONS DE NOSTRADAMUS POUR NOTRE FUTUR
Nostradamus fit de très nombreuses prédictions. Une des plus fidèles admiratrices de son époque était la reine Catherine de Médicis. A notre époque Nostradamus est reconnu pour ses Centuries et la complexité à déchiffrer certains quatrains. Toutefois, il a prédit avec précision l'arrivée de Napoléon, d'Hitler, de Franco et bien d'autres événements comme l'ère atomique et des bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki. Il a même prédit l'assassinat des frères Kennedy. Sa prédiction très fine fut telle qu'il vit même la présence d'un autre prophète, Jean Dixon, qui tenta dès 1956 d'avertir J. Kennedy qu'une menace d'attentat pesait sur lui. Les détails qu'il était capable de voir font état d'éléments que nous n'avons pas encore découvert aujourd'hui. C'est peut-être pour cela que beaucoup de personnes lisent les quatrains avec méfiance.
NOTRE FUTUR
Si nous voulons examiner ce que nous réserve le futur, il faut prendre en compte que la dernière décennie de notre siècle verra probablement un événement capital dans le cours de l'humanité. De nombreuses prédictions s'accordent pour situer vers l'an 2000 une série d'événements majeurs qui bouleverseront les habitudes du prochain siècle. Nous pouvons nous attendre à des mouvements planétaires inaccoutumés et d'une grande puissance. Il y aura des changements climatiques et peut être un déplacement de l'axe de la terre. D'après Nostradamus, ces changements ne se feront pas sans bouleverser les activités humaines dans le domaine politique, religieux et social. Politiquement, il y aura un rapprochement par une alliance entre les Etats-Unis et la Russie pour s'opposer à la montée des périls au Moyen-Orient. Cette alliance ne devrait pas être éternelle. Des désastres naturels nous guettent, des secousses sismiques, des inondations, des tornades et des raz de marée. La Terre est un organisme vivant qui aura une explosion de colère contre nos agissements contre elle et le gaspillage de ses ressources, nous dit Nostradamus. Vers 2250 il est probable que l'humanité connaîtra des changements plus profonds révèle Nostradamus dans une lettre à Henri II. Les prophéties de Nostradamus continuent jusqu'aux années 6000 et nous expliquent comment la terre va mourir en 3797. La terre sera absorbée par le soleil qui deviendra une énorme masse rouge. Auparavant de grosses météorites provenant en partie de la désintégration de Mercure et de Vénus happées par le soleil avant nous, s'écraseront sur terre provoquant des inondations et des raz de marée d'une hauteur de trois milles mètres qui balaieront tout sur leur passage. Heureusement pour nos descendants, Nostradamus nous dit que l'homme quittera bien avant la terre, devenue inhabitable pour d'autres planètes. L'homme ira d'abord vers les systèmes planétaires proches, puis engendra de nouvelles civilisations dans d'autres mondes, vers un système plus accueillant. La description de l'extinction de notre planète correspond exactement a ce que prévoient les scientifiques modernes sauf en ce qui concerne la date. D'après ces derniers, la fin de notre planète a été calculée à environ quatre milliards d'années plus tard. Nostradamus a eu peut-être une vision plus claire que nos savants ?
L'entrée du Spiritisme en France se fit pourtant sans la moindre solennité. On s'amusa beaucoup des tables qui tournaient, des coups frappés qui donnaient des réponses à des questions. On s'en amusa d'autant plus qu'on ignorait le détail de ce qui s'était passé à l'étranger et sans soupçonner que sous ces jeux de société se cachait la plus importante révélation qui ait été faite au Monde.
Lorsque, pendant l'engouement des tables tournantes, quelques esprits plus sérieux que les autres, plus investigateurs, plus désireux d'approfondir toutes les choses, remarquèrent certaines particularités qui leur firent supposer que ce phénomène troublant, objet de leurs études, devait être dirigé par une force intelligente, ils voulurent éclaircir leurs doutes, et s'appliquèrent à conduire leurs expériences de telle manière que l'intelligence en question, si elle existait, fût amenée à dévoiler sa présence.
Cette intelligence pourrait-elle répondre à leurs injonctions ? Ils essayèrent donc de commander à la table de se lever sur un pied puis sur un autre, de se pencher à droite, à gauche, en avant, en arrière, et ils durent se rendre à l'évidence : dans la plupart des cas, la table obéissait. Alors, pour s'assurer que les mouvements n'étaient pas exécutés grâce à la complicité de personnes participant à ces expériences, quelques-unes des expérimentateurs eurent l'idée d'adresser mentalement, sans aviser les autres participants de leurs intentions, leurs demandes ou leurs ordres à la table. Le résultat fut le même et la table, ou plutôt l'intelligence qui la gouvernait, accéda à ces demandes.
Ce premier résultat obtenu, constaté et confirmé par de nombreux essais, on fit un pas de plus ; on essaya alors d'établir certains signes conventionnels qui, facilitant le dialogue, permettraient à cette force invisible mais intelligente, de répondre par "oui" ou par "non" -au moyen de la table, bien sûr- aux questions qui lui seraient posées, et dès ce moment on ne douta plus que la table ne fût que l'instrument utilisé par une intelligence invisible pour se communiquer aux hommes. Fort de ce constat, on eut d'autres exigences ; on demanda à "l'Invisible" de soulever la table et de la laisser retomber pour répondre affirmativement, et de répéter deux fois le mouvement pour une réponse négative. On renouvelait, sans le savoir, le code établi par les sœurs Fox : un coup pour oui, deux coups pour non. Le dialogue pouvait commencer. On prépara donc une longue liste de questions qui furent posées dès les premières séances qui suivirent. La force invisible écartait certaines de ces questions, répondait aux autres ou gardait le silence sur les questions oiseuses ou complexes.
On apprit ainsi que les intelligences qui se manifestaient étaient des Esprits qui avaient animé des corps humains sur la Terre, qu'ils étaient libres, qu'ils étaient responsables de leurs actions, que certains étaient heureux, d'autres malheureux, suivant leurs actions bonnes ou mauvaises.
Lors de ces contacts avec ces Esprits frappeurs, on fut étonné de l'à-propos et de l'esprit de suite qui présidaient à leurs réponses sommaires. Par un "oui" ou par un "non" frappés avec plus ou moins d'énergie, par le silence gardé parfois d'une manière significative, ces interlocuteurs invisibles donnèrent d'eux, à ceux qui les interrogeaient, une opinion de plus en plus favorable, leur inspirant un désir croissant de trouver des moyens moins élémentaires et plus complets de conversation. C'est alors qu'on imagina les alphabets où la table frappait un coup pour "A", deux coups pour "B", trois coups pour "C", et ainsi de suite ; mais ce procédé était-il fiable ? On le perfectionna en appelant successivement les lettres de l'alphabet pendant que la table frappait des coups correspondants ; on notait alors la lettre sur laquelle la table s'arrêtait. A partir de ce moment, les Esprits eurent un moyen lent mais sûr, de transmettre leurs pensées à leurs évocateurs. Des conversations régulières s'établirent, des révélations de toute nature furent faites, et l'on put étudier le monde nouveau qui se manifestait.
Des petits groupes s'organisèrent, composés d'un ou de deux médiums et de plusieurs évocateurs, et dans tous ces groupes, on interrogea les Esprits, et l'on reçut d'eux des réponses plus ou moins développées sur toutes sortes de questions. On voulut bien sûr, d'abord savoir qui ils étaient, mais, ô surprise ! en répondant ils apprirent à leurs évocateurs qui ils étaient eux-mêmes. Ils apprirent ainsi aux hommes sur leur propre destinée, des choses qu'il leur importait beaucoup de connaître. Ils leur dirent d'où ils venaient, où ils allaient, quel avait été leur passé et quel serait leur avenir. Ils leur révélèrent des choses d'une importance capitale touchant la pluralité des existences de l'homme, et la pluralité infinie des mondes habités. Ils leur dirent que l'homme supportait dans son existence présente, heureuse ou malheureuse, les conséquences de son existence précédente, et qu'il préparait en même temps les conditions de son existence future. En résumé ils dirent aux hommes qu'ils avaient tous été créés simples et ignorants, et que c'était par leur travail, par l'expérience chèrement acquise qu'ils étaient devenus ce qu'ils étaient. Ils expliquèrent les différences d'intelligence et de capacité que l'on remarque en eux par le plus ou moins grand nombre d'existences qu'ils avaient eu, et posèrent en principe la loi du progrès par la multiplicité des existences.
Ils expliquèrent également que l'homme est le fils de ses œuvres et qu'après avoir parcouru tous les degrés de l'échelle, après avoir été un sauvage à peine distinct de la brute, il arrivera par ses efforts et après une longue suite de siècles, à l'état d'Esprit supérieur, de pur Esprit. Le jeu continuant, on vit des formes vaporeuses se matérialiser ; des communications obtenues par les tables et, plus tard, par l'écriture, confirmèrent que ces phénomènes étaient dûs à des Esprits qui avaient vécu sur la Terre.
Ces investigations -qui étaient plus alors un divertissement à la mode qu'une recherche sincère- jouirent d'une grande vogue mais on se fatigua vite de ces expériences qui étaient très mal vues dans certains milieux ; très mal vues et pourtant, des êtres objectifs reconnaissaient que grâce à ces tables tournantes on avait découvert l'espoir et la consolation puisque les contacts établis apportaient la preuve d'une survie de ceux que l'on pleurait, qui vivaient ailleurs dans un Plan inconnu et insoupçonné, comme ils reconnaissaient la grande valeur des messages de moralité et de spiritualité obtenus. On commença à comprendre que la découverte des lois de cause à effets pouvait permettre à beaucoup d'établir leur foi.
Une chose très importante avait été mise en lumière pendant cette première période d'étude : c'est que les Esprits qui se manifestaient étaient loin d'avoir tous le même niveau intellectuel et moral. Les uns parlaient comme des philosophes instruits, les autres comme des ignorants. Les paroles de quelques-uns reflétaient la beauté morale, tandis que les paroles de quelques autres ne pouvaient venir que d'Esprits légers, parfois menteurs ou grossiers ; on ne pouvait, logiquement, croire qu'un seul et même Esprit put se montrer tour à tour sous des caractères aussi différents.
On fut donc amené à reconnaître que le Monde des Esprits était composé d'une manière à peu près identique à la société humaine, et qu'on y trouvait, à côté des plus sublimes élévations morales, toutes les grossièretés et tous les vices. On se rendit compte qu'il y avait, comme sur la Terre, des gens sincères et des menteurs ; c'était un premier indice qui venait entériner ce qu'avaient dit les Esprits sur la destinée des hommes.
Mais il en sortit un enseignement de plus grande importance : on ne pouvait accepter sans contrôle tout ce qui venait de ce monde nouvellement découvert, et que, pour savoir à qui l'on avait à faire, il fallait passer toutes les paroles au crible de la logique et de la raison, au crible de la conscience, et rejeter impitoyablement tout ce qui ne sortait pas victorieusement de ce sévère examen.
Mais s'il est vrai qu'il y eut des messages de valeur, il faut aussi reconnaître qu'à côté de cela il y eut souvent un fatras d'incohérences et de niaiseries, car dans ce temps comme de nos jours d'ailleurs, trop d'ignorants, trop d'inconscients, trop d'orgueilleux, ont plongé inconsidérément dans ces rapports avec un monde invisible en apportant avec eux un esprit de curiosité souvent malsaine, en considérant simplement cette démarche comme un amusement grisant.
Ce faisant, la valeur des messages ainsi obtenus étant en relation avec la pureté des intentions, la valeur morale et l'élévation spirituelle des intervenants, un travail semblable, dénué de sérieux, jeta souvent, et jette encore trop souvent, le discrédit sur l'ensemble du Spiritisme.
Ce que l'on appelle DAGYDE, est cette fameuse statuette que l'on pique, brûle ou détruit, afin que la personne visée ressente les mêmes affres. La statuette peut être en cire, en bois, en argile, et surtout elle sera ornée de fragments corporels appartenant à la victime (cheveux, sang, sperme, rognures d'ongles, sang menstruel, poils pubiens, etc...) qui la vivifieront. A l'heure actuelle, une photographie remplace également les fragments corporels.
Lucifer
Ce nom qui vient du latin Lux (lumière) et Ferre (porter) désigne le Porteur de Lumière, ange déchu du ciel qui apporte la connaissance aux hommes. Durant les premiers siècles de l'église, ce nom a été appliqué au Christ et fut porté par l'évêque de Cagliari. Contrairement aux croyances répandues, il ne désigne en aucun cas le Diable ou Satan. Il s'agit en effet pour les paiens qui le célèbrent d'un appel à la connaissance et au dépassement de soi. Les véritables Lucifériens ne prônent jamais le mal pour le mal, toute atteinte inutile à la vie est proscrite et le respect des ancêtres décédés est la règle.
Sorcellerie
Utilisé dans les pays Occidentaux pour désigner l'exercice d'une opération néfaste, ce terme, dans d'autres traditions, représente le savoir et la pratique de la médecine.
Magie
C'est l'art de produire une action dite "Occulte". On utilise souvent les termes de Magie Blanche ou Noire, toutefois la seule frontière existant entre les formes d'actions est l'usage final qui en est fait. Une même pratique peut avoir un effet positif ou négatif suivant le but fixé. Avec les avancées de la science, bien des pratiques considérées commes Magiques par le passé ont démontré leur réalité.
Satan
Contrairement à Lucifer, Satan est le chef des démons, et son action est orientée vers le mal et la destruction. Il ne faut toutefois pas oublier que s'agissant d'un démon Biblique, il symbolise également le côté négatif que tout être humain recèle en lui.
Egrégore
Energie spirituelle plus ou moins puissante résultant des pensées émises par la réunion de deux ou plusieurs Sorciers (ou Initiés), et orientées dans un même but : guérison, destruction, simple nuisance, retour de l'être aimé.... En principe l'Egrégore perdure, et on le dissout très difficilement. Exemple : la grande difficulté à vivre au quotidien dans un lieu ou se réunissaient régulièrement plusieurs personnes animées de très mauvaises intentions.
Envoûtement
Action Sorcière consistant à s'emparer psychiquement d'un individu afin de lui imposer sa volonté (bonne ou mauvaise). En Occident, il se pratique surtout à l'aide d'une dagyde dans laquelle on emprisonne un élément corporel (cheveux, rognures d'ongles, salive, sperme...). A heure fixe, le Sorcier la pique, à l'aide d'une aiguille ou d'un clou, aux endroits susceptibles de faire réagir la victime : ex; la tête, pour conduire à la folie ; les jambes pour déclencher une paralysie temporaire, le coeur pour faire tomber amoureux... Ladite victime étant censée dormir la nuit, elle est plus vulnérable, c'est donc le meilleur moment pour agir. Existent aussi l'envoûtement alimentaire (ingestion régulière de bois, épices, plantes particulières...), l'envoûtement sur photo, l'envoûtement par charge (objet déposé dans un endroit fréquenté par la victime), l'envoûtement Vaudou (par une alchimie d'alcool, danse, transe, sacrifice animal), etc...
Pentacle
Représentation magique en principe imprimée sur du parchemin animal, ou gravé sur du métal (or, argent, cuivre, étain...). En général, ce sont des figures géométriques (triangles, carrés, étoiles à cinq ou six branches) sur lesquels on trace des lettres hébraïques ou des mots latins. Les pentacles se confectionnent à des jours et heures différentes, suivant l'intention, et ils sont censés être en relation avec les réalités et forces occultes. Chaque pentacle est personnel à un individu.
Athamé
Nom du couteau, à manche noir de préférence, des Sorciers. Il a plusieurs usages : traçage du cercle magique, gravure des pentacles, attirance et canalisation des énergies appelées lors d'invocations, etc... C'est l'ustensile de défense du Sorcier par définition. Il doit être purifié, consacré, et porter sur le manche le nomem de son propriétaire en runes. Il est également très personnel, et, il peut s'avérer dangereux de le prêter. Après chaque usage, il doit être protégé par un étui noir en tissu ou en cuir.
Baguette
Le Sorcier se doit de la fabriquer lui-même en bois de noyer, noisetier, sureau ou surtout de coudrier. Chez les Celtes, instrument magique par excellence, elle est le symbole du pouvoir du druide sur les éléments. Non obligatoire, elle joue à peu près le même rôle de catalyseur des énergies que l'athamé. Faite de bois naturel, elle s'avère très bénéfique à qui la possède, étant plus proche de la nature. On peut d'ailleurs la considérer comme un intermédiaire entre l'homme et les forces cosmiques.
Nomem Mysticum
(Nom Mystique) Nom magique que doit utiliser tout Sorcier digne de cette appellation, et qui ne peut être changé. En principe il est secret et n'est jamais dévoilé, en cérémonie il ne devrait être prononcé que silencieusement. Il faut le sectionner suivant son intuition, mais il est souvent inspiré de la mythologie grecque, romaine, égyptienne, celtique... Quelques exemples : Merlin, Morgane, Mélusine, Médée, Apollonius, Anuphis, Séléné....Ce nom peut servir de support de méditation ou d'expérience spirituelles diverses. De toutes façons, il entre en résonnance avec les Forces Occultes manipulées par le Sorcier, d'où la nécessité de ne pas l'utiliser ou l'écrire à tort et à travers.
Miroir
S'utilise comme la fameuse boule de cristal, mais il est recommandé de le choisir de forme concave, de dimension moyenne et de le renfermer après utilisation dans un morceau d'étoffe noire (de préférence en soie) L'emploi du miroir magique correspond à l'une des plus anciennes formes de divination, venue, dit-on de Perse. Pythagore disposait, dit la légende, d'un tel ustensile qu'il présentait à la face de la Lune avant d'y voir l'avenir. Aujourd'hui, il est toujours utilisé pour interroger les entités spirituelles sur le passé, le présent et l'avenir. Après forte concentration du médium, des images apparaissent à sa surface, mais il est souvent très difficile de les décrypter, et surtout, de les dater.
Eléments
Traditionnellement, ils sont au nombre de quatre : l'Eau, l'Air, le Feu et la Terre. Sur l'autel du Sorcier, ils sont respectivement symbolisés par de l'eau dans un calice (ou coupe), de l'encens, des bougies et du sel. La manifestation de ces éléments détermine l'essence des forces de la nature. Ils sont en correspondance avec l'astrologie (signes de Feu, Eau, Air, Terre) et les quatre tempéraments (Nerveux, Lymphatique, Sanguin et Bilieux).
Couvent
Du latin conventus : réunion ou assemblée. Rassemblement de plusieurs (futurs) Sorciers, dans lequel le nombre de femmes et d'hommes doit être en principe équivalent. Les membres du convent doivent être mus par un esprit semblable, une communauté d'intention et d'intensité. Chacun s'enrichit grâce à l'autre. Après un rituel d'initiation, une hiérarchie est respectée (passage de différents degrés) suivant les aptitudes respectives. L'Initié prête serment, s'engage à observer du mieux qu'il peut les instructions qui lui sont données, à assister aux réunions ordinaires et Fêtes Sorcières, à préserver le secret et à oeuvrer pour le bien de tous (on utilise les vocables Frères et Soeurs). Le Convent est dirigé par le grand-Prêtre (ou grand-Maître) et la grande Prêtresse.
Tabard
Suivant les écoles, le Sorcier peut officier nu ou revêtu d'un tabard qui est une robe rituelle. Sous sa forme la plus simple, c'est une grande pièce de tissu avec, en haut, un trou pour la tête, comme un poncho. Les côtés sont cousus sur environ trente centimètres à partir du haut et comportent des fentes pour le passage des bras. Le tabard tombe jusqu'aux chevilles et est serré à la taille par une cordelière. On peut broder sur la poitrine son nom magique ou différents symboles. Sa couleur est généralement noire, mais elle peut différer suivant les convents (on utilise le plus souvent le noir, le rouge ou le blanc). De préférence, on utilisera un tissu non synthétique (lin ou coton)
La cartomancie apparait au siècle des Lumières dans la période pré-révolutionnaire avec le franc-maçon Etteilla pour le jeu de 32 cartes [Le petit Etteilla ou L'Art de tirer les cartes 1753 publié en 1791] et atteint son apogée avec la Sybille de la Révolution et de l'Empire, Adelaïde Lenormand pour le jeu de 52 cartes [1768 - 1843 : 1845 publication posthume du Grand Jeu de Société : Les cartes Astro-Mytho-Hermétiques].
L'essentiel du travail de "divination" consiste a utiliser l'intuition et l'ecoute active afin de deviner certains elements de la vie de la personne, qui est ensuite reliee au symbolisme classique des cartes.
Les cartes du tarot sont réparties en deux grandes parties : les arcanes majeurs et les arcanes mineurs. Les arcanes majeurs sont constitués de 22 cartes fortes de nombreux symboles ésotériques. Cette partie du jeu peut être utilisée à part comme un oracle.
Les arcanes mineurs s'apparentent au jeu de 52 cartes classiques avec la correspondance : Cœur = Coupes, Carreaux = Bâtons, Trèfles = Deniers, Piques = Épées. On y trouve en plus dans chaque famille le Cavalier : 52 +4 cavaliers = 56 cartes dites mineures. Les cartes « Roy, Reyne, Cavalier, Valet » forment les Honneurs ; quant aux cartes de 1 à 10, ce sont les Numéraires ou cartes numérales dont certaines interprétations divinatoires relèveraient de la numérologie.
La pratique de la cartomancie s'effectue entre le cartomancien et le consultant. Le cartomancien étale les cartes devant le consultant après qu'elles ont été battues puis coupées. Ensuite le consultant en choisit un certain nombre, qui dépend du type de tirage choisi par le cartomancien.
Il existe beaucoup de méthodes de tirage des cartes divinatoires. Le type de tirage le plus couramment rencontré est le tirage en croix, utilisé pour apporter une réponse à une question. Il comporte 4 cartes disposées en croix qui permettent de peser le pour, le contre et d'apporter une réponse au consultant. D'autres types de tirages comportant davantage de cartes permettent d'obtenir une vision globale de l'avenir du consultant.
Tout l'art de la cartomancie réside dans l'interprétation des symboles des cartes. Le cartomancien les identifie, les relie entre eux et leur donne une signification par rapport à leurs positions dans le tirage, à la question posée et à la situation du consultant.
La cartomancie est un des arts divinatoires les plus couramment utilisés par les voyants.
Mais la cartomancie regroupe également les Oracles, c’est-à-dire des jeux de cartes aux nombres propres et chaque carte représente des prédictions propres. Il existe par exemple l'oracle de la triade, le célèbre oracle de belline, l'Oracle Gé, etc...
Le cœur aurait été dessiné sous la forme d'une coupe : calice ou graal.
Il évoquerait notamment l'enjeu spirituel des croisades, à savoir la conquête du Saint Sépulcre : Jérusalem en Terre Sainte.
Au sens propre, le cœur renverrait principalement à l'organe cardiaque et à la circulation sanguine.
La notion de sang évoquerait les liens de sang et par extension de famille.
Au sens figuré, le cœur symboliserait l'affectif sous ses aspects les plus divers.
Cœur = Coupe - liens de parenté - liens affectifs
Le 4 de carreau au sens littéral, c'est le projectile (sorte de flèche) dans l'arbalète de l'arbalétrier.
Ce carreau apparaît de façon stylisée comme un bâton terminé par une pointe tranchante sur le Tarot marseillais tandis que certains des plus anciens tarots italiens le représente avec pointe en fer et empan de plumes.
Le symbole de la flèche est parlant : elle permet d'atteindre un objectif au loin ; elle se déplace d'un point à un autre.
Par extension, déplacement d'une personne (trajets, voyages) ou d'une information (lettre, téléphone, internet).
Sens de déplacement, de mouvement donc d'énergie.
Carreau = Bâton - mouvement - communication - énergie
Les piques proviendraient de l'emblème des épées : sabres courbes ou cimeterres sarrasins et épées droites des croisés sur les anciens tarots.
Expression du combat au corps à corps, les épées signifieraient d'abord le pouvoir de l'action offensive.
Mais l'épée symboliserait aussi le glaive de Justice ; à ce titre, le pique indiquerait l'action du Pouvoir qui tranche et décide, la loi.
D'après une autre symbolique, celle de l'instrument manufacturé par l'homme, les épées se rapportent également à l'industrie, à la technique et, par élargissement, à la réflexion et à l'intellect : glaive du discernement.
Piques = Epées - pouvoir de l'action - action du pouvoir
Le mot "trèfle" possèderait au moins deux sens courants.
Le premier correspondrait au trèfle à quatre feuilles : synonyme de chance, de protection pour celui qui le trouverait. Le second proviendrait de l'argot "avoir du trèfle ", c’est-à-dire de l'argent.
Le Tarot de Marseille le figurerait sous la forme d'un denier (ancienne monnaie romaine puis française) ; les cartes mauresques offrent l'image d'un médaillon rond transformé dans les anciens tarots italiens en un bouclier protecteur.
Le trèfle véhiculerait donc deux sens ; il serait ambivalent : l'écu - monnaie (sens financier) ou l'écu - bouclier (sens de talisman).