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VOIX DES MORTS![]() LE PHÉNOMÈNE DES VOIX DIRECTES
La mort, n'est-elle que le terme d'une vie plus ou moins pleine de sens, ou bien y a-t-il une quelconque possibilité de survivance de l'âme seule? Cette question n'a pas manqué de préoccuper les parapsychologues depuis déjà plus d'un siècle... Un nombre important de constatations et de perceptions indique la survivance de l'âme humaine. Il s'agit par exemple de manifestations telles que: des esprits voyages, des visions sur le lit de mort, des expériences effectuées lors de la mort clinique et enfin de la "voix directe". Le phénomène de la voix directe indépendante est consideré par un grand nombre d'explorateurs parapsychologiques comme la preuve la plus importante de la concrétisation possible d'une communication entre l'au-delá et notre monde.
Les voix se forment dans l'espace, à quelque distance du médium et sont clairement perceptibles et reconnaissables par chacune des personnes présentes. Le médium n'entre á aucun moment en transes et, par conséquent, pour participer lui-même à la conversation avec les voix qui sont totalemont extérieures à ses propres organes vocaux. Tout au long de l'histoire il a été fait mention de ce phénomène mais c'est seulement au cours du siècle dernier que de célèbres érudits ont examiné de manière approfondie les quelques médiums physiques capables de produire la voix directe.
Leslie Flint paraît être le dernier de cette lignée qui ait manifesté ce phénomène à plusieurs reprises dans des conditions de contrôle scientifique des plus rigoureuses. Dans son autobiographie "Voices in the Dark", il rend compte de manière fort detaillée du développement de son don et de son état de médium qui dura 42 ans; ce témoignage est universellement consideré comme étant d'une totale bonne foi et véracité. Des milliers de personnes ont eu l'expérience émouvante d'être entretenues par la voix directe de parents très chers et décédés. Leur personnalité propre se manifestait par la tonalité ou l'intonation bien reconnaissable de la voix, par des traits particuliers de conversation et par l'expression de détails intimes souvent presque oubliés. Tout ceci serait demeuré d'interêt linité si l'explorateur S.G.Woods n'avait commencé, après la guerre, à fixer les voix sur des bandes magnétiques. En 1953 il percevait la voix de Dame Ellen Terry, fameuse actrice anglaise, morte en 1928, qui lui disait: 'Vous allez recevoir plusieurs communications remarquables. De ce côté de la vie il est des âmes désireuses au plus haut point d'utiliser cette faculté de transmettre des renseignements concernant la vie dans notre monde que des millions de gens dans le monde entier pourront écouter." Ce n'est que'en cette époque d'Internet que ces paroles se son réalisées. Des trépassés de tous horizons décrivent dans les enregistrements leur passage dans l'au-delà et la manière dont ils ont trouvé leur place dans leur nouvelle sphère d'existence en conversations ou discours d'une demi-heure. Depuis leur nouvel univers ils fournissent une vision tout à fait différente et très étendue du sens de la vie terrestre grâce à la sagesse qu 'ils semblent avoir acquise.
Parmi les quelque 500 enregistrements existants il y en a de Mahatma Gandhi, Tagore, Chopin, Professeur Charles Richet et Louis Pasteur, mais aussi beaucoup d'inconnus non moins interessants.
Pour commencer, il faut définir ce que sont les TCI. Une TCI la manière d'obtenir un contact avec quelqu'un ou quelque chose dont on ne peut prouver qu'elle appartient à notre monde et à notre réalité. Qu'il s'agisse de personnes disparues tentant d'entrer en contact avec un humain bien vivant, ou d'une personne vivant dans une autre réalité de type réalité alternative ou dimension parrallèle, comme le pensent certains. Le terme de TCI est donné aux activités permettant de capter des manifestations vocales ou visuelles (mais toujours intengibles), d'éventuelles entités spirituelles, avec l'aide d'instruments de technologie moderne (magnétophones, appareils photos, caméras vidéos). Le nom de TCI regroupe toutes les communications assistées d'instruments, qu'ils soient audios ou vidéos; mais le termes d'EVP est réservé aux phénomènes vocaux. Sachons aussi que le nom de Trans-Communication Instrumentale a été donné à tous les phénomène précités, EVP, TCI, le tout de manière vocale ou visuelle, par le professeur Ernst Senkowski, un physicien allemand.
Mais avant lui, en 1959, alors qu'il cherchait à agrandir sa bibliothèque de sons d'oiseaux dans la forêt suédoise, Friedrich Jurgenson capte des voix sur son magnétophone. Dérouté par cette apparition d'une autre nature, Jurgenson tente de trouver d'autres personnes connaissant ou ayant rencontré des phénomènes similaires.
Jurgenson : 1,48MHz
Koenig : 10 MHz et 7 MHz
Bacci : 7 à 9 MHz
Cass : 127 MHz Ces fréquences seront utiles à ceux qui désirent tenter l'expérience eux-même. Et si tel est le cas, ils auront auront besoin de connaître la marche à suivre que voici :
Pourcommencer, comme dans toute bonnes expérience, il faut respecter la marche à suivre, être dans de bonnes conditions (de psychologie et de calme), n'avoir aucune appréhension et surtout, comme pour tout dans la vie, avoir confience en soi! Ensuite, il faut un certain matériel (rien de coûteux, rassurez vous!): Un magnétophone (micro externe en option), une cassette audio (vierge, bien sûr et neuve, de préférence), une feuille de papier (pour imprimente, c'est très bien), ou une radio (même défectueuse, tant qu'on entend du bruit) ou un robinet d'eau (toujours pour le bruit) et enfin deux générateurs d'ultrasons (pas de panique; des anti-moustiques suffiront largement!)
Enfin, après avoir installé tout votre matériel (agencé à votre convenance, tant que vous êtes à votre plus grande aise, avec le maximum de confort), vous êtes prêt à pratiquer votre propre expérience de Trans-Communication Instrumentale! Petit conseil, toutefois, utilisez le plus possible un espace clos de taille résonnable comme une chambre d'enfant ou un bureau.
1- Mettez en marche les anti-moustiques, de chaque côté du micro du magnétophone, posé devant vous, à moyenne distance.
2- Préparez le magnétophone en enclanchant les touches d'enregistrement plus la touche de pause.
3- A ce stade de l'expérience, un bruit de fond devient nécessaire; mettez donc l'eau à couler ou, par respect écologique, branchez votre radio (utilisez les fréquences radio données plus haut) ou froissez votre feuille pour que les sons produits puissent être modués par l'entité qui les utilisera pour communiquer.
4- Posez maintenant vos questions. A voix intelligible, en articulant clairement, ou pensez en vous concentrant très fort (un grand silence est alors recquis et la concentration doit être optimale). Restez simple et intelligent; inutile d'invoquer des forces qui pouraient être dangereuses ou démoniaques; appelez un parent un guide, un ange, ou une entité connue personnellement.
5- Une fois la question posée, n'yrevenez plus (donc, préparez la avant); lancez l'enregistrement, sans oublier de fournir une source sonore à l'entité (radio ...) et patientez quelques secondes, le temps à l'"esprit" de vous donner une réponse. Les spécialistes déterminent une limite d'une minute d'enregistrement à ne pas dépasser. Mais vous pouvez aussi poser une question (ou l'écrire sur une feuille à côtée du magnétophone) et laisser le magnétophone en position enregistrement durant une nuit, alors que vous dormez.
6- Enfin, arrêtez l'enregistrement et rembobinez votre cassette avant de l'écouter avec encore plus de silence et de calme qu'au cours de l'enregistrement; n'hésitez pas à utiliser des amplificateurs sonores, même associés à un casque audio. Bref, optimisez toutes vos chances d'obtenir ce que vous cherchez. Ne vous découragez pas, si vous ne réussissez pas vos premières tentatives; réessayez, pensez positivement et gardez confience en vous. Aucun pouvoir médiumnique n'est recquis pour ce genre de "rencontre"; tout le monde peut y arriver, encore faut il être suffisamment patient ...
TRANSCOMMUNICATION INSTRUMENTALE (EVP et TCI) : LES ORBES et FANTOMES
Les Orbes
Les Orbes de Vie sont des Sphères de Lumière que l'on trouve dans le plan éthérique et qui sont de la taille d'un ballon de football. Ces sphères se composent d'énergie pure et ont un taux vibratoire très élevé. Elles ont la capacité d'attirer à elles l'Energie de Vie et peuvent, telles des antennes actives, la retransmettre 24 heures sur 24. Ces Sphères de Lumière peuvent être utilisées lors des soins afin d'amplifier l'énergie (individuellement ou associées à d'autres techniques). Elles ont la possibilité de libérer les blocages émotionnels et d'amener un état de bien-être physique et psychique. On peut faire appel aussi aux Orbes de Vie lors des méditations, jouant un rôle d'amplificateur, que l'on soit seul ou en groupe. L'énergie des Sphères de Lumière peut être appelée pour le travail de guérison en direct ou à distance. Avec son aide, on peut utiliser l'Energie de Vie (aussi appelé : Prana, la source, énergie odic, chi, ki, lumière universelle) et charger de l'eau et des objets. Elle permet de nous protéger contre les énergies négatives et les attaques psychiques.
En fait tout dépend du degré de matérialisation du corps subtil... A partir d'un certain seuil de fréquences, l'appareil photo peut photographier un fantôme ou des entités lumineuses, des énergies invisibles à l'oeil nu.
L'Autobiographie d'un Yogi de Paramahansa Yogananda est très clair à ce sujet.
![]() LES FEUX FOLLETSLes feux follets.
Ils apparaissent le plus souvent dans les marais, ou dans les cimetières. Serait-ce là un esprit revenu d’entre les Morts ? Un fantôme ? Non, loin de là. Et c’est pourtant le regard que portait les gens autrefois envers ce phénomène physique.
Le feu follet est une lueur pâle et diffuse qui peut être jaune, bleu ou rouge. Il vole dans l’air à peu de distance du sol. Un feu follet à généralement l’aspect d’une flamme vacillante terminée par une aigrette irrégulière qui rappelle vaguement la couronne d’une grenade. Il se montre de préférence en automne par un temps calme. Il disparaît lorsque l’on s’en approche et était traditionnellement prit pour un esprit malin ou une autre créature surnaturelle. Scientifiquement, on pense que les feux follets sont un phénomène issu de l'oxydation du PH3 (phosphine) et du méthane venant de la décomposition de matières organiques et qui s'enflamme facilement près de torches. Ces matières organiques produisent des gaz qui peuvent s'enflammer au contact de l'air. Quand une bulle crève, elle donne une petite flamme dansante qu'on appelle un feu follet. Dans les cimetières, c’est donc la décomposition des corps qui peut donner, à de rares occasions, ces fameux feux follets. Dans les marécages, ce sont les herbes qui pourrissent et se décomposent. Toutefois, aucune explication scientifique n’a officiellement été retenue, celle que je vous ai citée ici est la plus probable et la plus connue. On dit aussi que les temps orageux favorisent leurs apparitions… Par la suite, les chimistes ont précisé le premier point de vue en supposant que le feu follet provient des matières organiques en décomposition, qui dégagent de grosses bulles de méthane, CH4, de diphosphine P2H4, d'hydrogène phosphoré (phosphine), PH3, rendu spontanément inflammable à l'air par une faible quantité d'hydrogène phosphoré liquide, PH2. Cette explication est sans doute vraie quant à la substance du feu follet, comme l'odeur de phosphore que le feu follet laisse quelquefois après lui en témoigne, mais elle ne concorde pas jusqu'au bout avec les faits. En réalité, le feu follet n'est pas une lueur instantanée; il peut briller dix, vingt, trente secondes et même, quoique rarement, plusieurs minutes. Il ne produit pas de fumée. Il n'enflamme pas, il ne roussit même pas les herbes sèches sur lesquelles il se pose. On doit nécessairement admettre que, dans le gaz qui constitue le feu follet, la proportion d'hydrogène phosphoré liquide ou de méthane est trop faible pour amener l'inflammation spontanée à l'air et que le météore brille seulement par une forme de phosphorescence, comme la couleur également le suggère. Mais alors, d’où vient cette lumière phosphorescente ?
EXPLICATION PROBABLE Les feux follets sont phénomènes lumineux un peu à part pour lesquels il ne semble pas en exister aujourd'hui d'explication totalement satisfaisante. Au moins est-il admis qu'ils n'ont pas une origine électrique, même si l'on a parfois signalé que le temps orageux peut favoriser leur apparition. On évoque plutôt la combustion de matières organiques en suspension dans l'air, ou bien des phénomènes de phosphorescence.
Ces phénomènes correspondent à des lueurs erratiques, parfois jaunes, d'autres fois bleues ou rouges, qui voltigent dans l'air à peu de distance du sol, et qu'on aperçoit principalement pendant la nuit dans les cimetières et les endroits marécageux. Un feu follet a généralement l'aspect d'une flamme vacillante terminée par une aigrette irrégulière qui rappelle vaguement la couronne d'une grenade. Il se montre de préférence en automne par un temps calme.
L'apparition de feux follets a longtemps été un objet de frayeur pour les campagnards qui croyaient y voir une âme en peine. Dans la région de Bologne, un célèbre météore igné nommé Bocca d'Inferno, et qui était vraisemblablement une manifestation de feux follets, était supposé apparaître dans l'intention maligne d'égarer les voyageurs... A partir du XVIIIe siècle, presque tous les physiciens, en se copiant les uns les autres, se sont accordés à attribuer l'origine de ces feux à une matière visqueuse et glaireuse, comme le frai de grenouilles, qui se serait élevée dans l'air par la chaleur du Soleil et qui y serait devenue lumineuse à la manière des phosphores.
Par la suite, les chimistes ont précisé ce point de vue en supposant que le feu follet provient des matières organiques en décomposition, qui dégagent de grosses bulles de méthane, CH4, de diphosphine P2H4, d'hydrogène phosphoré (phosphine), PH3, rendu spontanément inflammable à l'air par une faible quantité d'hydrogène phosphoré liquide, PH2. Cette explication est sans doute vraie quant à la substance du feu follet, témoin l'odeur de phosphore que ce météore laisse quelquefois après lui, mais elle ne concorde pas jusqu'au bout avec les faits. En réalité, le feu follet n'est pas une lueur instantanée; il peut briller dix, vingt, trente secondes et même, quoique rarement, plusieurs minutes; il ne produit pas de fumée; il n'enflamme pas; il ne roussit même pas les herbes sèches sur lesquelles il se pose. On doit nécessairement admettre que, dans le gaz qui constitue le feu follet, la proportion d'hydrogène phosphoré liquide ou de méthane est trop faible pour amener l'inflammation spontanée à l'air et que le météore brille seulement par une forme de phosphorescence, comme la couleur également le suggère.
Télékinésie / Psychokinésie
EXERCICES
![]() Psychokinèse
La psychokinèse ou psychokinésie (PK) correspond à l’interaction d’un individu avec son environnement, d'une manière non conforme à la science telle qu'elle est connue. Le mot psychokinésie ou psychokinèse est employé sous la forme psychokinesis en anglais mais en français, on emploie le mot « télékinésie » (« TK »). Plus concrètement, il s'agirait de l'impact de facultés psychiques latentes et hypothétiques sur la matière physique. Un objet matériel pourrait par exemple être mis en mouvement (kinésie) par l'esprit (psyché). C'est un phénomène paranormal que les parapsychologues préfèrent qualifier de métapsychique, et dont l'existence n'est considérée comme une possibilité sérieuse que par très peu de scientifiques. Cependant, des recherches ont été effectuées dans ce domaine et certaines apportent des conclusions positives en ce qui concerne la « Micro-PK ». La psychokinèse est étudiée en parapsychologie ou plus exactement en psilogie. La classification fournie par celle-ci et notamment par l'IMI (institut métapsychique international, organisme d'utilité publique) distingue [réf. nécessaire] :
La position dominante au sein de la communauté scientifique est que la psychokinèse n'existe pas et que les effets macro-PK qui ont pu être observé (par exemple chez Uri Geller) relève de trucages d'illusionnistes. Plus particulièrement, les sceptiques considèrent que la parapsychologie a échoué dans son projet de prouver l'existence des phénomènes Psi.
![]() LA NECROMANCIE
La nécromancie (en latin necromantia, en grec νεκρομαντία) est une sorte de divination dans laquelle le praticien cherche à invoquer l’esprit des morts pour qu’ils nous permettent de connaître des événements futurs, ou acquérir certains pouvoirs. Le mot vient du grec νεκρός « mort » et μαντεία « divination ». Une signification subsidiaire se remarque dans une forme alternative et archaïque du mot, nigromancie, (venant d’une étymologie populaire fondée sur le latin niger, "noir") où on acquiert la force magique de « pouvoirs ténébreux » en se servant de cadavres. Celui qui pratique la nécromancie est un nécromancien..
Le but de la nécromantie
Négative ou positive ?
Comment devenir mage
GARGOUILLES Les gargouilles
HISTOIRE DES GARGOUILLES DANS L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE(texte de Viollet-le-Duc)
Les gargouilles sont des ouvrages sculptés d'évacuation des eaux de pluie des toitures, propres à l'art roman puis surtout gothique. Ce n'est guère que vers le commencement du XIIIe siècle que l'on plaça des chéneaux et, par suite, des gargouilles (ou gargolles, guivres, canons, lanceurs) à la chute des combles. Jusqu'alors, dans les premiers siècles du moyen âge, l'eau des toits ou des terrasses s'égouttait directement sur la voie publique au moyen de la saillie donnée aux corniches. À la cathédrale de Paris, du temps de Maurice de Sully, c'est-à-dire lors de l'achèvement du chœur en 1190, il n'y avait point de chéneaux et de gargouilles ; plus tard, dans le même édifice, vers 1210 encore, les eaux des chéneaux s'écoulaient sur la saillie des larmiers, au moyen de rigoles ménagées de distance en distance. Nous voyons apparaître les gargouilles, vers 1220, sur certaines parties de la cathédrale de Laon. Ces gargouilles sont larges, peu nombreuses, composées de deux assises, l'une formant rigole, l'autre recouvrement . Déjà, cependant, ces gargouilles affectent la forme d'animaux fantastiques, lourdement taillés, comme pour laisser voir leur structure. Bientôt, les architextes du XIIIe siècle reconnurent qu'il y avait un avantage considérable à diviser les chutes d'eau. Cela, en effet, évitait les longues pentes dans les chéneaux et réduisait chacune des chutes à un très mince filet d'eau ne pouvant nuire aux constructions inférieures. On multiplia donc les gargouilles; en les multipliant, on put les tailler plus fines, plus sveltes, et les sculpteurs s'emparèrent de ces pierres saillantes pour en faire un motif de décoration des édifices. La variété des formes données aux gargouilles est prodigieuse; nous n'en connaissons pas deux pareilles en France, et nos monuments du moyen âge en sont couverts. Beaucoup de ces gargouilles sont des chefs-d'œuvre de sculpture; c'est tout un monbde d'animaux et de personnages composés avec une grande énergie, vivants, taillés hardiment par des mains habiles et sûres. Ces êtres s'attachent adroitement aux larmiers, se soudent à l'architecture et donnent aux silhouettes des édifices un caractère particulier, marquant leurs points saillants, accusant les têtes des contre-forts, faisant valoir les lignes verticales. On peut juger de l'habileté des architectes et des sculpteurs dans la combinaison et l'exécution de ces lanceurs par la difficulté qu'on éprouve à les combiner et les faire exécuter. Dans les pastiches modernes que l'on a fait des édifices gothiques, il est fort rare de voir des gargouilles qui se lient heureusement à l'architecture: elles sont ou mal placées, ou lourdes, ou trop grêles, ou molles de forme, pauvres d'invention, sans caractère; elles n'ont pas cet aspect réel si remarquable dans les exemples anciens; ce sont des êtres impossibles, ridicules souvent, des caricatures grossières dépourvues de style. Certains calcaires du bassin de la Seine, comme le liais-cliquard, se prêtaient merveilleusement à la sculpture de ces longs morceaux de pierre en saillie sur les constructions. Il fallait, en effet, une matière assez ferme , assez tenace pour resister, dans ces conditions, à toutes les causes de destruction qui hâtaient leur ruine. Aussi est-ce à Paris, ou dans les contrées où l'on trouve des liais, comme à Tonnerre par exemple, que l'on peut encore recueillir les plus beaux exemples de gargouilles. D'ailleurs l'école de sculpture de Paris, au moyen-âge, a sur celles des provinces voisines une supériorité incontestable, surtout en ce qui touche à la statuaire.
Les gargouilles sont employées systématiquement à Paris vers 1240 ; c'est à Notre Dame que nous voyons apparaître, sur les corniches supérieures refaites vers 1225, des gargouilles, courtes encore, robustes, mais taillées déjà par des mains habiles .
Celles qui sont placées à l'extrémité des caniveaux des arcs-boutants de la nef, et qui sont à peu près de la même époque, sont déjà plus longues, plus sveltes, et soulagées par des corbeaux qui ont permis de leur donner une très grande saillie en avant du nu des contre-forts.
Les constructeurs gothiques, lorsqu'ils élevaient les grandes voûtes des nefs, ménageaient provisoirement des cuvettes dans les reins de ces voûtes, avec gargouilles extérieures pour rejeter les eaux pluviales dans les caniveaux des arcs-boutants, jusqu'à l'achèvement des combles définitifs. Ces gargouilles provisoires devenaient définitives elles-mêmes, lorsque les chéneaux supérieurs étaient posés, au moyen d'une conduite presque verticale, descendant du chéneau jusqu'à ces gargouilles.
Les gargouilles sont fréquentes dans l'Île-de-France, en Champagne et sur les bords de la basse Loire; elles sont rares en Bourgogne, dans le centre et le midi de la France; ou si l'on en trouve dans les monuments d'outre-Loire, c'est qu'elles tiennent à des édifices élevés aux XIIIe, XIVe et Xve siècles, par des architectes du Nord, comme la cathédrale de Clermont, celle de Limoges, celle de Carcassonne (Saint-Nazaire), celle de Narbonne. Là où les matériaux durs sont peu communs, comme en Normandie, par exemple, les gargouilles sont courtes, rarement sculptées, ou manquent absolument, les eaux s'égouttant des toits sans chéneaux.
Les chéneaux en plomb posés sur les édifices civils ou religieux, portaient aussi leurs gargouilles de métal. Nous en possédons fort peu aujourd'hui de ce genre d'une époque antérieure au XVIe siècle. En voici une (figure 11) qui se voit à l'angle d'une maison de Vitré ; elle date du Xve siècle, et est faite en plomb repoussé.
Nous ne connaissons pas de gargouilles du moyen-âge en terre cuite. Dans les édifices en brique, les gargouilles sont en pierre, ainsi qu'on peut le voir aux Jacobins de Toulouse, au collège Saint-Rémond, et dans beaucoup d'autres édifices anciens de la même ville.
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